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La Société Internationale de Recherche sur les Cellules Souches supprime la limite des 14 jours à la recherche sur les embryons humains 

La Société Internationale de Recherche sur les Cellules Souches supprime la limite des 14 jours à la recherche sur les embryons humains 

Depuis quarante ans, une période de 14 jours était officiellement acceptée comme limite éthique et légale à la recherche sur les embryons humains. En d'autres termes, les scientifiques n'étaient jusqu'à maintenant pas autorisés à poursuivre les recherches sur les embryons au-delà du quatorzième jour après leur fécondation ou après leur décongélation s'ils avaient été préalablement congelés. Cette limite a été recommandée pour la première fois par le Rapport de la Commission britannique d'Enquête Concernant la Fécondation et l'Embryologie Humaines en 1984, également appelé Rapport Warnock en l'honneur du président du comité.  

La Société Internationale de Recherche sur les Cellules Souches (ISSCR) a abandonné cette limite dans ses Lignes Directrices concernant la Recherche sur les Cellules Souches et l'Application Clinique, révisées le mois de dernier. Cette organisation américaine à but non lucratif, fondée en 2002 et ayant pour mission de promouvoir et de guider les recherches scie...

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Développement d’embryons humains en laboratoire au-delà des 14 jours ?

Développement d’embryons humains en laboratoire au-delà des 14 jours ?

Dans un article publié le 5 mars dernier, des scientifiques invitent les décideurs politiques à repousser la limite des 14 jours durant laquelle les chercheurs sont autorisés à observer le développement d'embryons en éprouvette (in vitro). L'appel s'adresse également à la Société Internationale pour la Recherche sur les Cellules souches (ISSCR), l'organisation phare qui rassemble les chercheurs en matière de cellules souches et dont la position revêt une certaine autorité pour les législateurs nationaux. L'auteur principal de l'article, Insoo Hyun, est professeur de bioéthique à l'Université de Cleveland (Ohio, USA), et fut titulaire de plusieurs responsabilités au sein de l'ISSCR, notamment comme président de son Comité d'Ethique et de Politique publique. Le moment choisi pour lancer l'appel n'est pas anodin : l'ISSCR devrait bientôt réviser ses lignes de conduite en matière de recherche sur l'embryon.

  Pourquoi 14 jours ?

  Depuis la fin des années 70 et les premières fécondatio...

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Création d'embryons humains pour la recherche : la plupart des Néerlandais disent non

Pays-Bas - Création d'embryons humains pour la recherche : la plupart des Néerlandais disent non

La population néerlandaise est de moins en moins favorable à la création d'embryons humains à des fins de recherche. C'est ce qui ressort d'une enquête menée par l'Institut Rathenau, situé à La Haye. L'Institut avait déjà sondé la population sur le sujet en 2007. Il présente aujourd'hui de nouvelles données qui devraient peser sur la décision politique de permettre ou non aux chercheurs de "créer" des embryons aux seules fins de la recherche scientifique.

Pour rappel, la loi néerlandaise de 2002 en matière de recherche sur les embryons humains limite la recherche autorisée aux embryons surnuméraires (càd. restants après fécondation in vitro). Ceux-ci peuvent faire l'objet de recherches jusqu'à 14 jours après leur conception, un délai parfois suspendu le temps de leur congélation. L'accord de gouvernement de 2017 prévoyait de maintenir l'interdiction de créer des embryons en dehors d'un projet d'implantation, "jusqu'à ce que les avancées scientifiques, et l'évolution de l'opinion dan...

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La recherche sur les embryons en Belgique : jusqu'aux modifications génétiques héréditaires et aux chimères?

Belgique - La recherche sur les embryons en Belgique : jusqu'aux modifications génétiques héréditaires et aux chimères?

Qu'est-ce que l'embryon humain ? Quelles recherches sont menées sur les embryons ? Comment se positionne la Belgique sur la recherche sur les embryons par rapport aux autres pays européens ? Les résultats des essais cliniques utilisant des cellules souches embryonnaires sont-ils concluants ? Autant de questions qui furent abordées lors du quatrième colloque organisé par la Commission Fédérale pour la recherche médicale et scientifique sur les Embryons in vitro (CFE), le 29 novembre dernier au Parlement.

Sophie Debrock, embryologue à la KULeuven, a notamment cité les finalités de la recherche sur les embryons : à savoir, l'amélioration des techniques de fécondation in vitro, l'étude du développement de l'embryon, l'utilisation de cellules souches embryonnaires, la génétique, ainsi que les modifications du génome de l'embryon. Ce sont d'une part les embryons surnuméraires (après une procréation médicalement assistée) qui font l'objet de ces recherches lorsque les parents y consentent....

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A propos de l'utilisation de fœtus avortés pour la recherche

Etats-Unis - A propos de l'utilisation de fœtus avortés pour la recherche

Quand on sait qu'aux Etats-Unis, certains chercheurs s'organisent en circuits commerciaux pour obtenir le corps de foetus avortés à 5 mois, et qu'une activité lucrative s'est développée autour des centres d'avortement, on ne peut qu'apprécier la mesure gouvernementale qui vient d'être prise de couper court aux recherches utilisant des foetus avortés dans les instituts de recherche nationaux.

Ces méthodes de prélèvements, ainsi que la rémunération de l'activité ont été révélées par le fondateur de l'organisation Center for Medical Progress, David Daleiden, dans le Washington Examiner . Sous couvert de « recherche » et d'avancée scientifique, on assiste dans la presque clandestinité à une forme d'infanticide barbare : il semblerait que certaines recherches exigent des pratiques orientées vers le maintien du foetus « intact » pendant l'avortement, pour pouvoir en prélever les organes dans un environnement stérile. La déclaration du ministère indique par ailleurs que toute recherc...

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Plus de 25.000 embryons utilisés pour la recherche en Belgique depuis 10 ans

Belgique - Plus de 25.000 embryons utilisés pour la recherche en Belgique depuis 10 ans

Nouveau Dossier de l'IEB : "La recherche sur les embryons humains"

La loi du 11 mai 2003 relative à la recherche sur les embryons in vitro, votée par le Sénat et la Chambre des représentants de Belgique, permet non seulement la recherche sur les embryons surnuméraires produits dans le cadre des procréations médicalement assistées (PMA), mais elle autorise, à titre d'exception, la création d'embryons « frais » pour la recherche.

Cherchant à se conformer à la loi, trois universités du pays - KULeuven, Vrije Universiteit Brussel (VUB) et UGent soumettent chaque année leurs projets de recherche pour avis et autorisation à la Commission Fédérale pour la recherche médicale et scientifique sur les Embryons in vitro (CFE). Le rapport de ladite commission est ensuite envoyé à la Chambre.

Ce dossier présente d'abord un aperçu des conditions posées par la loi pour autoriser la recherche sur embryons, ensuite une analyse des derniers rapports publiés par la CFE et les fruits de son symposium ...

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Un hôpital poursuivi pour « mort injustifiée » d’embryons

Etats-Unis - Un hôpital poursuivi pour « mort injustifiée » d’embryons

Le 3 mars 2018 à Cleveland (Ohio), une défaillance dans le congélateur d'un centre de fertilité universitaire a provoqué la perte d'environ 4.000 embryons et ovocytes, lésant au total plus de 950 patients.

Une septantaine de victimes de l'accident ont entamé des actions en justice contre l'hôpital universitaire. « Je pense à comment, et qui ils auraient été. C'étaient mes futurs enfants ... », exprime Kate Plants, qui vit difficilement la perte de ses embryons. 

Parmi les plaignants, un couple accuse l'hôpital de « mort injustifiée » de ses trois embryons. L'action de Wendy et Rick Penniman vise ainsi à établir que les embryons doivent être considérés comme des patients, car ils sont « des vies laissées entre les mains de l'hôpital », selon leurs mots. Jugée inadmissible en première instance, l'affaire a été portée devant la cour d'appel. "Ce que nous avons fait ici, c'est permettre à la cour d'appel de trouver un moyen de confirmer ce que veut la majorité des Américains, à savoir...

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« Bébés-OGM »: le Conseil de l’Europe réitère son opposition ferme

« Bébés-OGM »: le Conseil de l’Europe réitère son opposition ferme

Dans un commmuniqué de presse du 30 novembre 2018, le Conseil de l'Europe a réagi à l'annonce de la naissance de deux jumelles génétiquement modifiées au stade embryonnaire par un médecin chinois. Il a réitéré son opposition ferme à une telle dérive éthique en rappelant sa position sur les techniques d'édition du génome humain adoptée en décembre 2014.

Le Conseil souligne le potentiel considérable que contiennent les techniques de modification génétique pour la recherche et la santé humaine, mais lance une alerte : « leur application aux gamètes humaines et aux embryons soulève des questions éthiques, sociales et de sécurité, en particulier les modifications qui se transmettent aux futures générations. » De telles modifications héréditaires sont en effet interdites par la Convention d'Oviedo en son article 13, une convention que le Conseil considère comme « le seul instrument légal international contraignant en matière de droits de l'homme dans la biomédecine, offrant un cadre de r...

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L'ogre pharmaceutique a besoin d'embryons et de foetus humains

L'ogre pharmaceutique a besoin d'embryons et de foetus humains

Une modification de la loi relative à l'obtention et à l'utilisation de matériel corporel humain (y compris ovocytes, sperme, embryons et foetus) destiné à des applications médicales ou à des fins de recherche scientifique a été votée sans grand bruit ni débat, le 18 octobre 2018. Et pourtant, elle soulève d'importantes questions par rapport à la commercialisation du matériel corporel humain (MCH) et au consentement du patient donneur.

Il ressort de l'Analyse d'impact du projet que l'objectif premier est de « favoriser l'implémentation de l'industrie pharmaceutique en Belgique », aussi bien pour la fabrication de nouveaux médicaments que pour la recherche scientifique.

De plus, la nouvelle loi autorise les banques de MCH à « organiser une campagne ciblée spécifique afin de recruter des donneurs sains ». La destination de la campagne pourra donc s'étendre à la recherche scientifique ou la fabrication d'un médicament (contrairement à ce que prévoyait l'ancienne loi, qui exigeait le c...

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Tests chromosomiques sur les embryons conçus in vitro pour éviter une fausse couche ?

Tests chromosomiques sur les embryons conçus in vitro pour éviter une fausse couche ?

Que penser des tests chromosomiques réalisés sur les embryons conçus in vitro avant de les réimplanter in utero ? Serait-ce éthique d'effectuer des tests pour détecter les éventuelles anomalies chromosomiques des embryons et d'écarter ainsi ceux qui éventuellement seraient sujets à une fausse couche ?

Une étude a été réalisée par neuf centres médicaux spécialisés dans la fécondité et la génétique, dont le Centre de la reproduction humaine et le Centre de la médecine génétique de l'UZ Brussel. Au total, 396 femmes ont été suivies lors du transfert dans l'utérus d'embryons fécondés in vitro. 

A souligner que ces tests n'augmentent pas les chances de donner la vie : ils visent à sélectionner les embryons réimplantés selon une caractéristique génétique. Cela peut-il être qualifié de sélection eugéniste ? De plus, on ne mentionne pas le nombre d'embryons détruits et non-réimplantés parce que jugés de « mauvaise qualité ».

Au-delà des questions éthiques, l'étude a montré que les femmes ...

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