Fin de vie > Euthanasie et suicide assisté

Malaise par rapport à certains médecins français qui euthanasient leurs patients en Belgique

Malaise par rapport à certains médecins français qui euthanasient leurs patients en Belgique

Dans un avis par lettre du 28 octobre, le Comité consultatif de Bioéthique de Belgique s'est montré divisé sur la question de savoir si un médecin établi à l'étranger mais autorisé à exercer sur le sol belge, peut venir en Belgique avec son patient qui demande l'euthanasie, « et le faire admettre dans un centre de court séjour belge ou dans une maison de repos et de soins belge afin de l'y euthanasier ».

Le cas soumis au Comité était celui d'un médecin français qui se rendait régulièrement avec des patients du nord de la France en Belgique, pour accéder à leur demande d'euthanasie. Si certains membres du Comité ont estimé qu'il n'y avait aucun inconvénient éthique à cette pratique, d'autres ont néanmoins exprimé leur crainte que « l'acceptation occasionnellement donnée dans ces centres ouvre la porte à une pratique qui pourrait rapidement devenir une habitude », favorisant ainsi une sorte de tourisme euthanasique et de réseau organisé.

Le Comité a énuméré un ensemble « d'exigences...

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Louvain-la Neuve : campagne publicitaire pour promouvoir une fin de vie choisie

Louvain-la Neuve : campagne publicitaire pour promouvoir une fin de vie choisie

Le Centre d'Action Laïque (CAL) du Brabant Wallon a lancé une campagne pour encourager aux déclarations anticipées sur les « souhaits de fin de vie », notamment le refus de soins et l'euthanasie. La campagne est menée en collaboration avec l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD), une association qui promeut la pratique de l'euthanasie et qui est subsidiée par la Région Wallonne et le SPF Santé Publique.

L'ADMD a d'ailleurs rédigé l'explication de la déclaration anticipée d'euthanasie, qu'elle définit explicitement comme une « bonne mort, autrement dit une mort dans de bonnes conditions ». Le CAL conseille aussi de remplir sa déclaration avec l'aide d'un délégué de l'ADMD ou d'un délégué de Laïcité Brabant Wallon et d'enregistrer sa demande d'euthanasie et de refus de soins auprès de l'ADMD, « pour plus de sécurité ».

Une des déclarations proposées, intitulée « Refus de soin ou non acharnement thérapeutique » sème la confusion entre ces deux notions. En commença...

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Eugénisme euthanasique des personnes atteintes de démence

Eugénisme euthanasique des personnes atteintes de démence

Dans une lettre ouverte du 6 octobre dernier, le Prof. et Président de la Commission fédérale d'évaluation et de contrôle de l'euthanasie Wim Distelmans demande de modifier la loi pour permettre l'euthanasie des personnes démentes.

Selon la loi en vigueur, les patients ne peuvent obtenir l'euthanasie que s'ils sont conscients et capable de discernement. La déclaration anticipée d'euthanasie, qui n'est exécutée qu'en cas de coma irréversible, est donc sans effet si le patient est atteint de démence.

Le Prof. Distelmans décrit la situation à laquelle font face de nombreux patients déments, leurs proches aidants et leurs médecins : les aidants naturels sont souvent épuisés, les personnes atteintes de démence restent trop souvent seules chez elles, ne bénéficiant pas de soins résidentiels adaptés et particulièrement agréables. Il s'inquiète de ce qu'on prévoie d'ici 2035 une augmentation de la moitié du nombre de personnes démentes. Les personnes atteintes d'Alzheimer sont en effet de ...

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Infanticide de nouveau-né validé aux Pays-Bas

Infanticide de nouveau-né validé aux Pays-Bas

C'est la deuxième fois que l'infanticide (« levensbeëindiging » « fin de vie provoquée ») d'un nouveau-né est déclaré aux Pays-Bas. Ce bébé « de moins de 12 mois » qui a été mis à mort souffrait d'une maladie neurologique grave. Parents et médecins ont jugé qu'il valait mieux provoquer sa mort afin de lui éviter « une souffrance sans issue et insupportable ».

Plusieurs éléments ont été pris en compte pour justifier sa mort : le grave inconfort chez l'enfant, l'absence de qualité de vie et les mauvais pronostics. La souffrance fut considérée comme sans issue du fait de son caractère inapaisable, puisque l'espérance de vie de l'enfant ne dépassait pas 10 ans et que sa qualité de vie ne s'améliorerait pas. Le caractère insupportable de la souffrance fut déduit des pleurs incessantes, grimaces, cris, sommeil rare et agitation grandissante chez l'enfant, qui ont été interprété comme tel par les parents. A aussi été prise en compte la souffrance psychique des parents de savoir que leur en...

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Euthanasie Belgique : synthèse du dernier rapport de la CFCEE

Euthanasie Belgique : synthèse du dernier rapport de la CFCEE

Note de Synthèse du huitième Rapport de la Commission Fédérale de Contrôle et d'Evaluation de l'Euthanasie (CFCEE) aux Chambres Législatives - (Années 2016 et 2017)

La loi du 28 mai 2002 relative à l'euthanasie prévoit que la Commission fédérale de Contrôle et d'Evaluation de l'Euthanasie (CFCEE), dresse tous les deux ans un rapport à l'intention du législateur. Le huitième rapport vient d'être publié et couvre les années 2016-2017. La Commission est chargée de vérifier, sur base de documents d'enregistrement qui doivent lui est transmis, si l'euthanasie a été pratiquée conformément aux conditions et à la procédure prévue par la loi.

Depuis 2002, ce sont 17.063 personnes qui ont été officiellement euthanasiées en Belgique. Les chiffres pour les deux dernières années (2016 et 2017) sont respectivement de 2028 cas et 2309 cas. (...)

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L'Association Médicale Mondiale maintient sa condamnation de l'euthanasie

L'Association Médicale Mondiale maintient sa condamnation de l'euthanasie

Depuis près de deux ans, l'Association médicale canadienne (AMC) et la Société royale néerlandaise pour la promotion de la médecine (KNMG)  faisaient pression sur les membres de l'Association Médicale Mondiale (AMM) pour que celle-ci change sa position par rapport à l'euthanasie et au suicide assisté.

L'AMM, qui représente plus de 113 associations de médecins au niveau mondial, s'est toujours opposée à la pratique de l'euthanasie, ce qui irritait les associations néerlandaise et canadienne. Ces denières, se sentant montrées du doigt, souhaitaient que la position de l'AMM évolue vers une position neutre. A cet égard, et dans un effort de "persuasion", l'AMC et la KNMG avaient demandé à ce que soient organisées 4 conférences régionales à ce sujet. Il en est ressorti que seul un très petit nombre de délégués soutenait un changement de position de l'AMM.

Lors de l'Assemblée Générale de l'Association Médicale Mondiale à Reykjavik du 2 au 6 octobre, les associations canadienne et néerlan...

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Les médecins et psychiatres traitants poussés à trancher eux-mêmes les demandes d’euthanasie

Les médecins et psychiatres traitants poussés à trancher eux-mêmes les demandes d’euthanasie

Une évaluation de la pratique d'euthanasies a montré que ces dernières années, les psychiatres aux Pays-Bas étaient de plus en plus réticents par rapport à l'euthanasie pour leurs patients ; en 1995, 53% considéraient comme impensable le fait d'aider leurs patients au suicide, contre 63% en 2016.

Une commission a été chargée de réviser la directive sur l'euthanasie des patients psychiatriques.  Elle a constaté que ces patients en demande d'euthanasie et confrontés à la réticence de leur médecin traitant, sont le plus souvent redirigés vers la Levenseindekliniek (« Clinique de fin de vie »).

Elle espère, tout comme la Levenseindekliniek, que la publication et l'implémentation de la directive révisée aura pour effet que les médecins ou psychiatres traitants seront davantage disposés à prendre en considération et à exécuter les demandes d'euthanasie de leurs patients psychiatriques. (Voir l'exposé de sa présidente, Cécile Gijsbers) 

La directive vient d'être publiée par l'Associatio...

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Deux fois plus de sédations palliatives à domicile aux Pays-Bas depuis 2010

Deux fois plus de sédations palliatives à domicile aux Pays-Bas depuis 2010

Aux Pays-Bas, le nombre de personnes qui reçoivent une sédation palliative chez eux avant leur décès a augmenté de 50% sur les sept dernières années. La sédation palliative concernait ainsi 34.000 décès en 2017 selon la SPK (Fondation Pharmaceutique Statistiques à La Haye). L'âge moyen du décès pour cette catégorie de personnes était de 76 ans.

Ces chiffres sont basés sur le nombre de personnes à qui une pharmacie publique a délivré du Midalozam et/ou de la Levomepromazine, en vue d'une administration à domicile (la pratique sédative en hôpital et/ou maisons de repos n'est pas comprise dans ces chiffres). Parmi ces personnes, l'étude n'a retenu que celles chez qui la période entre la dernière date de délivrance de ces substances et la dernière date de délivrance d'un autre médicament, n'excédait pas 14 jours. Rien ne permet donc, sur base de ces données, de s'assurer qu'il s'agisse exclusivement de sédations palliatives et non d'euthanasies déguisées.

Il est en effet essentiel de d...

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L’euthanasie rejetée en Australie

L’euthanasie rejetée en Australie

Malgré un lobbying intense et le témoignage très médiatisé de cet Australien de 104 ans se rendant en Suisse pour qu'un médecin provoque sa mort, la proposition de loi qui devait permettre aux territoires de légiférer de façon autonome sur l'euthanasie a été rejetée au niveau fédéral par le Sénat australien grâce à 2 voix : 36 voix contre 34.

La sénatrice Libérale Anne Ruston et le sénateur Nationals Steve Martin se sont finalement et après réflexion, décidés à voter contre le projet de loi, après s'être d'abord prononcés en sa faveur. « Je ne peux pas, en conscience, appuyer ce projet de loi qui permettra aux territoires de légiférer dans le domaine de l'euthanasie volontaire, sans s'assurer que des garanties appropriées seraient en place », a déclaré la sénatrice au Sénat.

Ce projet de loi proposait d'annuler une loi fédérale qui interdit actuellement aux entités territoriales du pays de légiférer sur des questions telles que l'euthanasie et le suicide assisté, sans l'approbation...

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Euthanasie : en 10 ans, 382 personnes ont retiré leur déclaration anticipée

Euthanasie : en 10 ans, 382 personnes ont retiré leur déclaration anticipée

Ils avaient déposé auprès de leur administration communale, une demande pour être euthanasiés s'ils sombraient dans un état d'inconscience irréversible ou de coma. Mais, ils sont 382 citoyens (98 en 2016 et 2017) à avoir changé d'avis, et à avoir retiré et détruit ce document. C'est l'information publiée par la presse néerlandophone et confirmée par le SPF Santé publique.

L'article 4 de la loi du 28 mai 2002 relative à l'euthanasie permet à toute personne adulte de rédiger de manière anticipée
une déclaration, pour l'éventualité où elle se trouverait dans un état ne lui permettant plus de manifester clairement sa volonté, par exemple lors d'un coma irréversible. Il s'agit d'une demande d'arrêt actif de vie, et non d'un simple arrêt de traitement. L'Arrêté royal de 2007 en fixe les modalités.

En 10 ans, 170.942 déclarations anticipées ont été déposées, 128.291 sont toujours actives et 42.651 autres arrivées à échéance, puisque la validité de ce document est de 5 ans. Parmi ces décla...

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