Recherche biomédicale > Génétique

Cellules souches : appel aux donneurs d’origine non-européenne

Cellules souches : appel aux donneurs d’origine non-européenne

Parmi les 81.300 donneurs inscrits au registre belge de donneurs de cellules souches, seulement 1,5% est d'origine nord-africaine, centrafricaine ou turque, un taux trop faible par rapport aux besoins des receveurs. Parmi les patients de ces origines, une personne sur trois ne trouve donc pas de donneur.

Les cellules souches en question ont la caractéristique d'être indifférenciées et divisibles indéfiniment. C'est à partir de ces cellules « mères » que toutes les autres cellules sanguines (globules rouges, globules blancs et plaquettes) se développent. Elles sont indispensables pour le traitement de maladies du sang telles que la leucémie.

La Croix-Rouge précise que « les hommes âgés de 18 à 40 ans sont les donneurs de cellules souches les plus adéquats ». La ministre de la Santé a également encouragé la campagne : « Le don de cellules souches est un geste de solidarité : vous pouvez sauver la vie de quelqu'un. »

Il est possible de s'enregistrer comme candidat donneur sur le sit...

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La règlementation des biobanques belges s’organise

Belgique - La règlementation des biobanques belges s’organise

Une biobanque est une structure qui assure le stockage et la mise à disposition de matériel corporel humain, allant du sang aux gamètes et embryons, exclusivement destiné à la recherche scientifique.

L'activité des biobanques est régulée par la loi du 19 décembre 2008 relative à l'obtention et à l'utilisation de matériel corporel humain destiné à des applications médicales humaines ou à des fins de recherche scientifique. Un arrêté royal du 9 janvier 2018 entrera en vigueur le 1er novembre 2018. Il complète l'article 22 de la loi en décrivant le contenu et les procédures relatives aux obligations que les biobanques devront respecter désormais pour pouvoir continuer à exercer leurs activités.

Une biobanque ne pourra être exploitée qu'une fois notifiée auprès de l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé. Les objectifs et activités de la biobanque devront l'objet d'un avis favorable d'un comité d'éthique. Elle devra également rendre un rapport d'activités périodique à...

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RECHERCHE EMRYONNAIRE / GENETIQUE - TRANSHUMANISME

RECHERCHE EMRYONNAIRE / GENETIQUE - TRANSHUMANISME

Etats-Unis : manipulation génétique d'embryons pour le traitement de maladies graves

Pays-Bas : autoriser la création d'embryons exclusivement pour la recherche scientifique ?

Discrimination sur base de tests génétiques : la réflexion des assureurs

Cellules souches de cordon ombilical : une solution pour l'insuffisance cardiaque ?

Première modification permanente de L'ADN chez l'homme

Europe : une personnalité juridique pour les robots

Un statut légal pour les robots autonomes ?

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Première modification permanente de L’ADN chez l’homme

Belgique - Première modification permanente de L’ADN chez l’homme

Pour la première fois au monde, des scientifiques ont modifié de façon permanente l'ADN d'un homme vivant, afin de le guérir d'une maladie génétique dégénérative.

Ce 13 novembre 2017 en Californie, des médecins ont tenté l'expérience sur Brian Madeux, 44 ans, souffrant de la maladie de Hunter. Cette maladie empêche la formation d'une enzyme et entraine des symptômes tels que des douleurs articulaires, une perte d'audition, et des problèmes cardiaques et respiratoires .« On coupe l'ADN, on l'ouvre, on insert le gène, et on referme l'ADN. » explique Dr. Sandy Macrae, président de Sangamo Therapeutics, la compagnie californienne expérimentant la méthode. « Le gène devient une partie de votre ADN et le reste jusqu'à la fin de votre vie  ».

Cette méthode d'édition, similaire à celle du CRISPR (« Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats »), est appelée « doigt de zinc.»

Afin de découper le brin d'ADN à l'endroit exact du gène défectueux, on utilise des « ciseaux » génét...

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Cellules souches de cordon ombilical : une solution pour l’insuffisance cardiaque ?

Cellules souches de cordon ombilical : une solution pour l’insuffisance cardiaque ?

Pour la première fois, une équipe de chercheurs au Chili ont testé des cellules souches adultes issues de cordons ombilicaux pour traiter l'insuffisance cardiaque sur des patients âgés de 18 à 75 ans (Voir Dossier « Les cellules souches du cordon ombilical »)
Parmi les 30 patients sur lesquels les test ont été réalisés, la moitié a reçu des injections intraveineuses de cellules souches venant de cordons ombilicaux et l'autre moitié un placebo.
Les premiers résultats se sont montrés encourageants, puisque les chercheurs ont remarqué une amélioration de la capacité du coeur à pomper le sang après un an de traitement, mais aussi une diminution des symptômes, comme moins d'essoufflement, une meilleure qualité de vie et aucun effet indésirable n'a été observé.
Les cellules des cordons ombilicaux ont été recueillies après des accouchements et avec le consentement des parents. Ces cellules souches adultes sont plus accessibles que celles venant de la moelle osseuse, utilisées jusqu'à présen...

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Discrimination sur base de tests génétiques : la réflexion des assureurs

Discrimination sur base de tests génétiques : la réflexion des assureurs

Avec l'avancée scientifique, de plus en plus de tests génétiques voient le jour. Ces tests prédictifs permettent à chacun de connaitre les risques d'avoir un cancer, Alzheimer, ou toute autre maladie. Ou tout simplement, comme la société 23andME le propose, recevoir des informations sur son génome, informations qu'elle définit comme « histoire personnelle » et qui concernent des maladies génétiques transmissibles graves et des caractères non médicaux.
La connaissance de ces informations pose question et notamment pour les compagnies d'assurances, dont l'activité et le profit se basent sur un calcul risques versus sinistres. La question qui surgit est celle de la discrimination génétique. En effet, certains futurs patients pourraient se voir refuser une assurance sur base de tests prédictifs, qui ne seraient pas jugés « bons », par les assureurs.
A l'inverse, l'assuré pourrait contracter une assurance vie s'il sait qu'il a une espérance de vie réduite.
Même si ces tests ne conduisent ...

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Belgique : pour un dépistage génétique généralisé en contexte de procréation

Belgique - Belgique : pour un dépistage génétique généralisé en contexte de procréation

Dans son avis 9240, publié en mars dernier, le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) s'est prononcé sur le Dépistage génétique généralisé en contexte de procréation. Ce dépistage s'adresse aux couples envisageant la conception d'un enfant. Avant même le début d'une grossesse, cet examen permet de détecter si l'enfant non encore conçu risque de développer une maladie héréditaire à transmission autosomique ou à transmission liée à l'X. Ces maladies sont récessives, c'est-à-dire que les parents peuvent être porteurs de la mutation d'un gène sans que la maladie ne soit déclarée. En revanche, un enfant né de parents présentant tous deux une mutation sur un même gène est susceptible de déclarer la maladie dans 1 cas sur 4. D'autre part, si l'enfant naît « en bonne santé », il y a une probabilité de 2/3 pour qu'il soit porteur lui-même (pour ses futurs enfants) de la mutation récessive à son tour. On peut ainsi déjà avoir en ligne de mire la descendance de l'enfant-en-projet. Ces maladies con...

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Belgique : 10 millions d’euros pour une nouvelle banque de données ADN

Belgique - Belgique : 10 millions d’euros pour une nouvelle banque de données ADN

Une plate-forme technologique permettant de cartographier l'ADN complet de dizaines de milliers de citoyens verra le jour prochainement en Belgique. Celle-ci investira 10 millions d'euros dans ce projet porté par un consortium d'instituts de recherche, d'hôpitaux et d'entreprises belges qui signeront prochainement un accord de collaboration. La nouvelle banque de données servira à poser des diagnostics et à évaluer le risque de maladies héréditaires en vue d'une meilleure prévention. Elle doit aussi contribuer à mettre au point des traitements plus efficaces de ces maladies.

Le projet constituera une première étape vers le passeport génétique pour les nouveau-nés, un outil destiné au suivi médical des personnes tout au long de leur vie. Selon les initiateurs du projet, « dans dix ans, ce sera devenu réalité ». Les centaines de giga-octets de données récoltées devront être interprétés correctement et rapidement pour que le projet puisse atteindre son but.

Imec, iMinds et plusieurs e...

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CRIPR-CAS9 : quand l'Arlésienne refait surface ou le retour de la thérapie génique

CRIPR-CAS9 : quand l'Arlésienne refait surface ou le retour de la thérapie génique

Elle a été portée dès le début des années '80 par les premiers triomphes de la biologie moléculaire, attendue comme la solution nette et définitive par tous deux qui devaient leur pathologie à une mutation unique, par tous ceux dont le cancer semblait devoir son existence au dérapage d'un proto- ou d'un anti-oncogène ; et par extension, par tous ceux qui pensaient qu'on allait enfin se montrer maître d'un génome hérité sans choix de ses père et mère.
Quelques essais fondateurs ont tourné court. Normal : on avait sans doute brûlé quelques étapes essentielles. Le succès devait être pour demain. Mais les lendemains successifs ont tardé à faire poindre les victoires attendues. Le temps a passé.

La désillusion a grandi ; à tel point que la « thérapie génique » - puisque c'est d'elle qu'il s'agit - a été déclarée en état de mort clinique dans les toutes premières années du XXIe siècle. On avait rêvé. On y avait cru. On en avait parlé plus qu'on ne l'avait vu agir. Trop beau, trop complexe...

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Union Européenne : appel à un moratoire sur la modification du génome humain

Union Européenne : appel à un moratoire sur la modification du génome humain

Le Groupe Européen d'Ethique des Sciences et des Nouvelles Technologies (GEE), organe consultatif indépendant attaché au Président de la Commission européenne, vient d'émettre une déclaration sur l'édition du génome humain et appelle à une réflexion approfondie et à un moratoire encadrant la recherche en la matière.

Le GEE fait le constat de l'avancée prodigieuse des recherches depuis la dernière conférence internationale sur la modification du génome en 1975 à Asilomar (Californie). Ces cinq dernières années, les données en la matière ont particulièrement été bouleversées par la découverte de la méthode du CRISPR-Cas9 qui permet de modifier très précisément l'ADN de cellules végétales, animales ou humaines. Si cette méthode est appliquée aux cellules germinales humaines, c'est l'espèce humaine qui pourrait être affectée de manière irréversible.

Le GEE manifeste son inquiétude quant à l'avancée de la recherche scientifique, spécialement en Europe, depuis l'annonce, en avril 2015, d...

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