Fin de vie

Noa, une jeune fille de 17 ans s’est laissée mourir de faim aux Pays-Bas

Pays-Bas - Noa, une jeune fille de 17 ans s’est laissée mourir de faim aux Pays-Bas

Ce dimanche 2 juin, Noa Pothoven, une néerlandaise âgée de 17 ans, est décédée après avoir arrêté de se nourrir. La jeune fille souffrait de lourds traumatismes, ayant subi un viol à l'âge de 14 ans, ainsi que des agressions sexuelles répétées, des faits qu'elle avait d'abord cachés, avant de les relater dans son livre Gagner ou apprendre. Dans l'incapacité de se remettre, malgré plusieurs tentatives de traitement, elle avait exprimé depuis plusieurs années sa volonté de mettre fin à ses jours, expliquant notamment sur son compte Instagram, ressentir une souffrance devenue insurmontable.

Contrairement à ce que plusieurs médias annonçaient, sa mort n'est toutefois pas advenue par euthanasie. La Clinique de fin de vie de La Haye (Levenseindekliniek) a communiqué sur la question, déclarant avoir refusé l'euthanasie à Noa Pothoven. Les conditions légalement prévues n'étaient pas réunies selon la clinique. Dans l'absence d'intervention médicale provoquant la mort, il convient donc de par...

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Déroulé intégral de l'histoire de Vincent Lambert

France - Déroulé intégral de l'histoire de Vincent Lambert

Au bout de la quatrième décision d'arrêt d'alimentation et d'hydratation artificielles, le cas Vincent Lambert est finalement monté jusqu'aux instances onusiennes et pose aujourd'hui la question brûlante de la hiérarchie entre les décisions nationales, européennes et de l'ONU.

Ce dossier publié par l'Institut Européen de Bioéthique reprend l'histoire de ce patient, Vincent Lambert.

Tant de rebondissements ne devraient cependant pas faire oublier qu'avant de former l'objet d'une joute juridique, le sort de Vincent Lambert est d'abord une question de vie ou de mort d'une personne humaine.

Visualisation de la chronologie des décisions médicales et judiciaires : ICI

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Alimentation artificielle : le KCE donne ses recommandations aux futurs élus

Alimentation artificielle : le KCE donne ses recommandations aux futurs élus

« En Belgique, 33 % des patients hospitalisés, 16 % des résidents de maisons de repos et près de 13 % des personnes âgées vivant à domicile souffrent de dénutrition », révèle le dernier rapport du Centre Fédéral d'Expertise des soins de santé. (KCE)

La dénutrition* touche souvent des personnes « qui ne sont plus en mesure de prendre soin d'elles-mêmes (p. ex. certaines personnes très âgées) ou qui ont subi des interventions chirurgicales lourdes, de la chimiothérapie ou de la radiothérapie, ou encore de personnes atteintes de maladies touchant le système digestif, comme la mucoviscidose ou la SLA (sclérose latérale amyotrophique). » Pour la traiter, il faut commencer par la dépister puis appliquer des conseils diététiques, administrer des aliments adaptés ou enrichis, et parfois, administrer des aliments via une sonde (nutrition entérale) ou dans la circulation sanguine (nutrition parentérale).

Le rapport montre que la nutrition entérale ou parentérale dans les hôpitaux est en bais...

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Il y a moyen de rire en soins palliatifs !

France - Il y a moyen de rire en soins palliatifs !

L'équipe de soins palliatifs de l'hôpital de La Châtaigneraie (France, en Vendée) a tourné un clip vidéo publiée sur leur page Facebook. Elle a été projetée lors de la journée régionale des soins palliatifs, le 23 mai, à Angers.

Durant six minutes, la vidéo nous emmène, avec humour, dans l'environnement des soignants, des couloirs de l'hôpital à la salle de pause, aux chambres des patients à la distribution des repas.

" Notre quotidien, ce sont les appareils de soins, les patients que l'on rassure, les familles que l'on console. Mais pas seulement." Blouses blanches enfilées, les soignants s'engouffrent dans l'ascenseur. 

Source : Ouest France

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L’euthanasie des personnes démentes : la militance redouble en période électorale

L’euthanasie des personnes démentes : la militance redouble en période électorale

En cette période électorale où s'alignent les programmes pour la prochaine législature, les militants pro euthanasie font pression pour autoriser l'euthanasie des personnes démentes.

Une pétition a déjà recueilli plus de 45.000 signatures d'après le Levens Einde Informatie Forum (LEIF) où elle est hébergée. Le Prof. et président de la Commission de contrôle de l'euthanasie Wim Distelmans avec 139 autres militants l'ont lancée le 7 mai dernier. Ils plaident pour que les personnes se trouvant à un stade avancé de démence ou d'autres formes d'incapacité de discernement, soient euthanasiées, selon la demande qu'elles en auraient faite auparavant.

« D'ici 2035, il y aura deux fois plus de personnes démentes ; l'adaptation de la loi doit figurer à l'agenda politique. » Les pétitionnaires déclarent que les thérapies en matière d'Alzheimer ne seront pas prêtes dans un futur proche, et voient donc l'euthanasie comme une solution incontournable face à la multiplication des cas de démence.

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Explosion du nombre d’euthanasies au Québec

Explosion du nombre d’euthanasies au Québec

« La Commission a dû analyser 10 fois plus « d'aides médicales à mourir » (AMM) (Euthanasies) que ce qui était prévu au départ » a fait savoir la Ministre de la Santé et des Services sociaux québécoise le 3 avril dernier.

Ce premier Rapport sur la situation sur les soins de fin de vie au Québec couvre la période du 10 décembre 2015 (date d'entrée en vigueur de la loi) au 31 mars 2018.

Plusieurs points sont à relever.

Le rapport fait état de 1.632 euthanasies pratiquées, avec des chiffres allant croissant : « en 2017, le nombre d'AMM administrées a augmenté de 73% par rapport à 2016 ». La majorité des personnes euthanasiées étaient âgées d'au moins 60 ans et atteintes d'un cancer. Certaines ont été euthanasiées pour cause de souffrance psychique seulement.

4% des euthanasies analysées ne répondaient pas aux exigences de la loi. Par ailleurs, « la Commission a constaté qu'elle n'avait pas reçu tous les formulaires de déclaration pour les AMM administrées ».

S'ajoutent à cela « ...

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Il faut libérer la Commission euthanasie de l’emprise politique et idéologique dit Pr. Vanopdenbosch

Il faut libérer la Commission euthanasie de l’emprise politique et idéologique dit Pr. Vanopdenbosch

C'est un appel à réformer la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie (CFCEE), qu'a lancé le Docteur Vanopdenbosch le 29 avril dernier. Invité à intervenir au cours de la journée d'étude « Euthanasie réussie ? Une évaluation critique de la loi et de la commission euthanasie » organisée à la KULeuven, l'ancien membre de la Commission, qui a remis sa démission en février 2018, est revenu sur les motivations de son départ. L'Institut Européen de Bioéthique en livre les points principaux.

Comme dans sa lettre de démission, ce docteur pourtant partisan de l'euthanasie a pointé du doigt une Commission sous influence politique et idéologique.

Témoignant de son parcours en tant que membre de la CFCEE, il a mentionné plusieurs disfonctionnements de la Commission. Lors d'une réunion notamment, alors qu'il relevait un manquement aux conditions légales dans un dossier d'euthanasie que la Commission n'avait pourtant pas renvoyé devant le Parquet, il s'était vu répondre p...

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L’ONU pointe l’exclusion des personnes handicapées au Canada

Canada - L’ONU pointe l’exclusion des personnes handicapées au Canada

« Je suis extrêmement préoccupée par l'absence de réponses globales pour garantir l'accès des personnes handicapées au soutien dont elles ont besoin pour vivre de façon autonome dans leur collectivité ». Ce sont là les mots de la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les droits des personnes handicapées, dans son rapport sur le Canada remis le 12 avril dernier.

Alors que 6,2 millions de Canadiens sont porteurs de handicaps (soit un citoyen sur cinq), la Rapporteuse tire la sonnette d'alarme face à un certain nombre de problèmes qu'elle a noté lors à sa visite sur place courant avril.

Bien que le Canada ait ratifié la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH), aucune des lois spécifiques aux personnes handicapées « n'est exhaustive ni entièrement conforme à la CDPH ». La Rapporteuse soulève que «  se voient systématiquement refuser la capacité juridique » et peuvent « être traitées de force sans consentement libre et éclairé », y compr...

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Une faille dans la loi euthanasie : l’aide au suicide comme échappatoire au contrôle de l'euthanasie

Une faille dans la loi euthanasie : l’aide au suicide comme échappatoire au contrôle de l'euthanasie

La Chambre du conseil de Malines a décidé de ne pas renvoyer le Dr Marc Van Hoey devant le juge, après que celui-ci ait prodigué un breuvage mortel à une dame de 85 ans qui ne voulait plus vivre. En suivant l'avis du Ministère public et la défense du médecin, elle semble avoir considéré que le cas ne rentrait pas dans le champ d'application de la loi sur l'euthanasie.

Simona De Moor ne souffrait pas de maladie physique ou psychique particulière (condition essentielle pour une euthanasie), mais faisait état d'un « chagrin inapaisable » suite au décès récent de sa fille. Elle n'était pas même dépressive, avait expliqué le médecin. En outre, le docteur Van Hoey n'avait pas fait appel à un troisième médecin, comme l'impose la loi quand la personne n'est pas dans une situation de fin de vie imminente. (Bulletin de l'IEB : Premier dossier d'euthanasie transmis au Parquet)

Euthanasie ou suicide assisté ?

La Commission de contrôle de l'euthanasie avait renvoyé le cas devant le ministère p...

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Faut-il euthanasier les nouveau-nés gravement malades ?

Faut-il euthanasier les nouveau-nés gravement malades ?

Mettre fin à la vie des nouveau-nés gravement malades : va-t-on boucler la boucle entre l'avortement et l'euthanasie ?

Les médecins néonatologues trouvent qu'il faut pouvoir ne pas commencer un traitement chez un nouveau-né gravement malade, même au risque de hâter sa mort. 90% des infirmiers en néonatologie pensent de même. 60% des néonatologues et 74% des infirmiers en néonatologie estiment même qu'il faut, dans certains cas, pouvoir mettre fin à la vie de ces nouveau-nés en leur administrant un produit mortel.

Ces chiffres ont fait le tour mes médias flamands et sont désormais saisis pour demander au législateur d'autoriser « l'euthanasie » des nouveau-nés. Ils sont basés sur une étude parue le 25 mars 2019 dans la revue Acta Paediatrica, et menée par le groupe de recherche Zorg rond het Levenseinde (UGent/VUB). Il convient cependant de les remettre en contexte : l'étude s'est limitée à interroger des soignants en Flandre, et seule la moitié de l'ensemble du secteur s'y est soum...

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