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Fiche didactique : la sédation en fin de vie

Belgique - Fiche didactique : la sédation en fin de vie

Pour les étudiants, leurs professeurs mais aussi les lecteurs pressés, voici une Fiche Didactique (Recto / verso) sur le sujet.

Nous rappelons que l'IEB accueille les requêtes des étudiants pour leur recherches en vue d'un TFE. Nous répondons aussi aux demandes des enseignants qui souhaitent une intervention dans leurs classes.

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La sédation palliative : analyse éthique pour dissiper la confusion

Belgique - La sédation palliative : analyse éthique pour dissiper la confusion

La législation belge au sujet de la fin de vie offre le droit aux patients de recourir aux soins palliatifs, parmi lesquels la sédation palliative transitoire ou intermittente et la sédation palliative continue jusqu'au décès. Ces actes médicaux ont pour but de soulager les patients en fin de vie dont les symptômes ne sont plus contrôlables autrement, sans que leur vie ne soit abrégée intentionnellement.

Parler de la sédation est nécessaire pour que les patients et leurs proches, mais aussi les médecins et le monde politique, évitent des rapprochements malheureux entre sédation et euthanasie. En effet, il arrive que la sédation palliative soit perçue comme une sorte d'échappatoire pour les partisans de l'euthanasie, permettant de contourner l'interdit ou d'éviter l'acte d'euthanasie là où il est légal, par une mise à mort lente. Trois médecins néerlandais se sont penchés sur la sédation palliative dans le Journal of Medical Ethics (JME) du British Medical Journal et ont confirmé qu...

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Italie - La sédation palliative n’est pas un acte d'euthanasie masquée



En Italie, la célèbre Marina Ripa di Meana, a déclaré ne plus avoir besoin de partir en Suisse pour demander le suicide assisté, puisqu'elle avait découvert les soins palliatifs et la sédation « profonde ».

Sa déclaration pose les deux actes comme des alternatives équivalentes, puisqu'ils provoqueraient tous deux la mort.

En sa qualité de Président national de la Société italienne de soins palliatifs (SICP), Italo Penco tient à rappeler que ces pratiques ne sont pas alternatives, mais au contraire antinomiques.

La sédation palliative est dite « profonde » lorsqu'elle induit un sommeil irréversible chez la personne mourante, dans le sens où le médecin ne la réanimera avant son décès naturel. Cette personne doit être en phase terminale et présenter des symptômes réfractaires. Renzo Puccetti, Professeur de bioéthique à l'Université catholique du Sacré-Coeur à Milan, met à juste titre en garde contre le risque de faire de la sédation profonde une sédation « euthanasique » camouflée....

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Sédation, testament biologique et fin de vie en Italie

Italie - Sédation, testament biologique et fin de vie en Italie

Après 30 années de débat parlementaire et 3000 tentatives d'amendements, l'Italie a adopté  sa loi sur la fin de vie ou "testament biologique". La loi prévoit le droit de chaque patient majeur en phase terminale de refuser tout traitement, et aussi d'être alimenté et hydraté de façon artificielle.

Ce choix devra être exprimé dans des dispositions anticipées de traitement (DAT), document révocable et révisable, où chacun précise les traitements auxquels il souhaite renoncer s'il se trouve un jour dans l'incapacité d'exprimer ses préférences.

Pour une personne mineure, un tuteur légal ou sa famille proche devront prendre la décision à sa place au moment venu.

Si le patient refuse le traitement, le médecin devra se limiter à soulager les souffrances du patient, et ne pourra pas voir engagée sa responsabilité pénale pour « non-assistance à personne en danger ».

Si le texte voté n'évoque pas explicitement l'objection de conscience, il exempte néanmoins de toute responsabilité pénale l...

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Enregistrer les sédations pour mieux les contrôler ?

Une semaine après la proposition par le CD&V d'évaluer la loi euthanasie, les députées S.PA. Karin Jiroflée et Monica De Coninck ont, le 14 décembre 2017, déposé à la Chambre une proposition visant à clarifier l'application de la sédation palliative en Belgique.

Ce geste médical, qui peut entraîner le décès anticipé du patient, ne fait l'objet d'aucune procédure légale et d'aucun contrôle officiel, contrairement à l'euthanasie, affirment-elles. Seules les recommandations médicales sur le site néerlandophone de soins palliatifs, pallialine.be, se proposent de guider les praticiens.

S'il n'existe pas de statistiques officielles sur la pratique, une étude en Flandre en 2000 a montré que 4 décès sur 10 à l'époque étaient précédés d'une décision médicale ayant pour effet d'abréger la vie de la personne. Seuls 1,1 % de ces cas répertoriés dans l'étude pouvaient être considérés comme relevant de la définition de l'euthanasie au sens strict, les 98,9 autres % tombant dans le vaste champ de...

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Belgique - Belgique : contrôler aussi les sédations en fin de vie ?

Réduire volontairement l'état de conscience d'un patient en toute fin de vie, avec son consentement, dans une mesure juste suffisante pour contrôler  un  ou des symptômes réfractaires à tous les moyens médicaux connus, est un acte médical qui demande une grande compétence et des soignants bien formés. Cette sédation palliative ne peut en aucun cas viser à abréger la vie du patient. Car si l'intention du médecin est d'induire le coma pour provoquer la mort du patient, - l'intention est claire -, ce geste doit être qualifié d'homicide volontaire.

Or, en 2015, un sondage dans une centaine de maisons de repos et de soins en Flandre, a révélé que nombre de prescriptions médicales sédatives à fortes doses visaient la mort des patients et étaient dans ce cas de fausses « sédations » étiquetées de « terminales », en fait de réels homicides. Les décès après sédation ne sont pas enregistrés, ce qui empêche tout contrôle tant sur leur nombre que sur l'intention ayant animé le médecin.
C'est po...

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Pays-Bas - Pays-Bas : la pratique de la sédation en hausse constante

En 2016, plus de 20% des personnes décédées à domicile aux Pays-Bas n'étaient pas conscientes au moment de leur mort. En effet, 32.500 personnes se sont vu administrer une sédation chez elles, ce qui constitue une augmentation de 14.000 personnes en 5 ans. Ces chiffres ont été communiqués par la SFK (Fondation pour les statistiques pharmaceutiques), et se basent sur la délivrance des substances par les pharmacies et principalement du Midazolam, produit recommandé pour les sédations par les directives de la Société royale de Médecine des Pays-Bas (KNMG). Les officines publiques ont délivré 61.000 fois des produits sédatifs (du Midazolam dans 58.000 cas). 

Les directives de la KNMG rappellent que la sédation est un acte médical qui ne peut être pratiqué qu'en toute dernière phase de la vie du patient, lorsque tous les autres moyens ont été épuisés et que certains symptômes réfractaires persistent malgré les moyens mis en oeuvre pour soulager la douleur. De plus, la sédation n'est indi...

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Belgique - La Loi euthanasie en Belgique doit être évaluée en profondeur

Quatre des membres de la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie (CFCEE) (Wim Distelmans, Jacqueline Herremans, Gilles Génicot et le Dr Proot, ont présenté il y a quelques jours le Rapport 2014-2015 de la Commission aux députés membres de la commission Santé publique de la Chambre. Les questions de ceux-ci ont porté sur des points essentiels et révèlent un certain malaise par rapport au contrôle de la loi euthanasie mais aussi par rapport à d'autres faits qu'ils ont voulu souligner.

Tout d'abord, les députées Els Van Hoof (CD&V) et Catherine Fonck (cdH) se sont interrogées sur la médiatisation de certains cas d'euthanasie, se demandant pourquoi certains membres de la Commission sont tellement prompts à prendre la parole pour expliquer aux médias le bien-fondé de tel ou tel cas qui, de prime abord, pourraient sembler non conforme à la loi euthanasie. Quelle est l'implication de membres de la commission dans cette médiatisation ? « Déontologiquement, cela me po...

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France - France : une campagne d’information qui banalise la sédation en phase terminale ?

Faisant suite à une première campagne sur le thème du dialogue patients-professionnels de la santé, le Ministère de la Santé français vient de lancer une nouvelle initiative en vue de sensibiliser le grand public sur les enjeux de la fin de vie. L'objectif est de clarifier les changements législatifs entrés en vigueur depuis un an, et de faire connaître à chacun ses droits en matière de fin de vie.

La plupart des Français ignorent en effet largement le cadre légal de la fin de vie et les mesures qui existent pour apaiser les souffrances, refuser l'acharnement thérapeutique ou tout simplement faire connaître de façon prévisionnelle ses position concernant sa propre fin de vie.

Une étude de l'Ifop réalisée en novembre dernier a ainsi révélé que 62 % des Français n'ont jamais entendu parler de la nouvelle loi « Claeys-Leonetti » sur la fin de vie, adoptée il y a un an, et qui permet au patient de demander que lui soit appliquée une « sédation profonde et continue » jusqu'à son décès ...

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Sédation en phase terminale, une euthanasie déguisée ? Nouvelle FICHE didactique.

La sédation en phase terminale, une euthanasie déguisée ?
L'alimentation et l'hydratation 'artificielles', soins ou traitements?
Des soins palliatifs aux soins palliatifs intégraux ?

Force est de constater que le  débat autour des questions liées à la fin de vie n'est pas seulement un débat éthique. Il est aussi un débat sémantique.
Ces questions  sont tellement  délicates - touchant à un interdit fondamental de nos états de droit et aux fondements même de la  mission du corps médical- qu'il est tout  aussi  essentiel de  s'entendre sur  les mots et les concepts utilisés pour y répondre.

C'est l'objet de  la présente fiche.

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