Fin de vie > Santé mentale

L’ONU pointe l’exclusion des personnes handicapées au Canada

L’ONU pointe l’exclusion des personnes handicapées au Canada

« Je suis extrêmement préoccupée par l'absence de réponses globales pour garantir l'accès des personnes handicapées au soutien dont elles ont besoin pour vivre de façon autonome dans leur collectivité ». Ce sont là les mots de la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les droits des personnes handicapées, dans son rapport sur le Canada remis le 12 avril dernier.

Alors que 6,2 millions de Canadiens sont porteurs de handicaps (soit un citoyen sur cinq), la Rapporteuse tire la sonnette d'alarme face à un certain nombre de problèmes qu'elle a noté lors à sa visite sur place courant avril.

Bien que le Canada ait ratifié la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH), aucune des lois spécifiques aux personnes handicapées « n'est exhaustive ni entièrement conforme à la CDPH ». La Rapporteuse soulève que «  se voient systématiquement refuser la capacité juridique » et peuvent « être traitées de force sans consentement libre et éclairé », y compr...

Lire la suite 


USA : les vétérinaires qui pratiquent l’euthanasie se suicident en nombre

Chaque année, près d'1.5 millions d'euthanasies ont lieu aux Etat-Unis. Est-ce que cela expliquerait les dépressions et le taux de suicide chez ceux qui les pratiquent ? Les euthanasies mentionnées ci-dessus sont celles de chiens et de chats. Le mal-être et le suicide, celui des vétérinaires.

Y aurait-il un lien entre ce geste de mort que posent les vétérinaires et leur santé mentale ?

Selon une étude parue en 2013 dans le journal de l'American Association of Suicidology and Life-Threatening Behaviour, " les vétérinaires sont 4 fois plus enclins à se suicider que la moyenne de la population. " Les auteurs de l'étude affirment que, manipulant des substances létales et provoquant la mort des animaux, cela engendre une forme de banalisation de la mort : ils n'en n'ont plus peur. Et s'ils sont un jour en situation de stress ou de dépression, ils passent à l'acte pour eux-mêmes.

Et ce qui se révèle vrai pour les vétérinaires, pourrait-il s'appliquer lorsqu'il s'agit d'un médecin qui pr...

Lire la suite 


Belgique : renforcer les soins de santé mentale des personnes âgées ?

A l'heure où l'on évoque la question de l'euthanasie pour "Dépression" et "Fatique de vivre" (Voir Dossier IEB), le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) plaide pour un renforcement des soins de santé mentale des personnes âgées. Nul besoin de créer un réseau spécifique et séparé, comme cela existe pour les enfants et adolescents. Les personnes âgées constituent en effet une catégorie de patients très hétérogène. Leurs soins ne peuvent être organisés sur la seule base de l'âge, puisque certains sont encore en bonne forme, actifs et autonomes.

Si les soins aux aînés peuvent être englobés dans les soins des adultes en général, les problèmes de santé mentale des aînés nécessitent toutefois des connaissances spécifiques, à la frontière entre la psychiatrie et la gériatrie. Il est donc indispensable pour le KCE de sensibiliser tous les soignants aux spécificités de la psycho-gériatrie et de créer une compétence spéciale en psychiatrie de la personne âgée.

Pour identifier l...

Lire la suite 


Création du Ministère de la solitude… pour faire des économies

Selon la Croix-Rouge britannique, quelque 9 millions de personnes se sentent souvent ou toujours seules au Royaume-Uni. Plus de 200.000 personnes âgées ont confié à l'organisation Age UK n'avoir parlé à personne depuis plus d'un mois.

Ce constat alarmant a mené le gouvernement britannique à créer le tout premier ministère de la solitude, dont Tracey Crouch sera la ministre. Sa nomination est considérée de par le monde comme un événement historique, qui pourrait générer une réaction dans bien d'autres pays occidentaux, notamment en Belgique où se répand chez nos aînés ce qui a été appelée « fatigue de vivre », crise existentielle fréquemment liée à un isolement profond. Au total, une personne sur 4 souffrirait de solitude en Belgique, principalement dû au manque de contact humain ou à une pression sociale.

Le plus grand mérite de cette nomination britannique est peut-être d'imposer sur la place publique une réalité que très peu veulent regarder en face, et de reconnaître officiellem...

Lire la suite 


La démence devenue une priorité de santé publique mondiale

Le monde compte aujourd'hui 50 millions de personnes atteintes de démence, dont 60 % vivent dans un pays à revenu faible ou intermédiaire Il en apparaît chaque année 10 millions de plus.

La maladie d'Alzheimer en est la forme la plus courante (60-70 % des cas). L'OMS prédit 82 millions de cas de démence en 2030 et jusqu'à 152 millions d'ici 2050.

Alors que la démence est une des causes principales de handicap et de dépendance parmi les personnes âgées, cette maladie est une réalité encore trop méconnue, suscitant pour beaucoup incompréhension, stigmatisation et isolement, donc un obstacle à sa prise en charge.

Tirant la sonnette d'alarme, l'OMS a approuvé en mai 2017 un « Plan mondial d'action de santé publique contre la démence ». Celui-ci propose à tous les responsables politiques, leurs partenaires et les chercheurs un schéma d'action visant à mieux faire connaître la maladie et à mettre en place des initiatives afin d'améliorer la manière dont elle est perçue.

Si, à l'heure a...

Lire la suite 


Fatigue de vivre de nos aînés, une responsabilité sociétale

Selon Luc Van Gorp, dirigeant de la Mutualité Chrétienne, 8 personnes optent officiellement chaque jour en Belgique pour l'euthanasie. Ce phénomène touche principalement nos aînés : en 2014 et 2015, 62,8 % des euthanasies pratiquées l'ont été pour des personnes de plus de 70 ans. Ces euthanasies ont de plus en plus lieu, en maison de repos (de 5% du nombre total des euthanasies en 2002 à 12 % en 2015 - Rapport de la CFCEE, p.88), en raison d'une « fatigue de vivre » dit Van Gorp. Il relie ce constat à la culture ambiante du « vieillissement quoi qu'il arrive », et nous met en garde contre celle-ci, car il constate que les personnes âgées en arrivent parfois à ne plus trouver, autour d'elles et en elles, de sens à leur existence.

Si le corps et la santé physique bénéficient de tant d'attention, on doit constater que l'on accorde moins d'importance au sens et à la richesse d'avoir des aînés parmi nous. Comment assurer la qualité de vie et le bien-être mental d'une personne, souvent d...

Lire la suite 


Belgique : les Wallons et les questions autour du vieillissement

Une enquête intitulée Les Wallons face au vieillissement réalisée par la société de sondage Sonecom à la demande du Parlement wallon révèle trois principales craintes liées au vieillissement : la mauvaise santé physique (53,5%), les affections mentales (30,2%) et la perte d'autonomie dans le quotidien (28,1%).

De plus, il est intéressant de constater que 43.4% des personnes sondées ne connaissent pas les dispositifs d'aide aux personnes âgées existant au niveau local, régional et fédéral (aides financières, maintien à domicile, mobilité...) ce qui permettrait pourtant de rassurer les 61.6% qui préfèreraient vivre à leur domicile avec de l'aide sur place en cas de perte d'autonomie. 

Assez paradoxalement, on note que 74% considèrent qu'il faut promouvoir le bénévolat pour l'accompagnement des personnes âgées et que c'est par la même occasion une opportunité de développer de nouvelles activités économiques et de nouveaux métiers (76%).

Cette étude montre aussi que sur les 1.023 ad...

Lire la suite 


Obtenir la Carte de Fin de vie de l'IEB

La presse belge et étrangère parle de la Carte de Fin de vie de l'Institut Européen de Bioéthique. Au vu du succès croissant de la demande, nous en sommes à la cinquième réédition depuis 2008.

Pourquoi la demander ?
Il est toujours difficile de penser à notre propre mort. N'avons-nous pas peur d'aborder ce sujet avec nos proches et parfois notre médecin ?
Cette Carte permet de réaffirmer notre confiance dans le médecin et de refuser autant l'acharnement thérapeutique que le comportement euthanasique.
Une Carte à garder sur vous. Découvrez-la (en la téléchargeant sur le site) et n'hésitez pas à la faire connaître autour de vous.
Pour obtenir des exemplaires de cette carte, merci de nous envoyer une enveloppe pré-adressée et timbrée à votre nom à l'Institut Européen de Bioéthique - 1 rue de la Pépinière -  Bruxelles

Lire la suite 


France et Belgique : nouvel élan pour les aidants proches



A l'initiative de la Fondation Roi Baudouin, l'ASBL Aidants proches fut créée en 2006 à Namur, dans le but d'accompagner et d'aider au maximum toutes les personnes qui passent beaucoup de temps, voire leur vie auprès de proches dépendants, malades, ou en situation de handicap.
Afin d'encourager la reconnaissance et l'implication essentielle de cet entourage confronté à la grande dépendance de leur proche, l'ASBL Aidants Proches a créé un nouvel outil pour mieux les aider. L'objet du projet est la création d'un site recueillant diverses informations (formulaires de recherche, vidéos, adresses...) susceptibles d'aider, et aiguiller les aidants proches afin de trouver le soutien nécessaire à leur situation.
Cet outil s'inscrit dans la continuité de la loi relative à la reconnaissance de l'aidant proche en situation de grande dépendance entrée en vigueur le 12 mai 2014.
En France, c'est l'Etat qui s'est emparé de cette problématique par le biais de ses Agences Régionales de la Santé. C...

Lire la suite 


Pays-Bas : logements étudiants au sein d’une maison de retraite

Malgré les activités organisées par des bénévoles, les personnes âgées en maison de retraite souffrent souvent de solitude. Pour lutter contre cet état de fait, une association nommée Humanitas a lancé un programme spécial.
Le principe est le suivant : 6 étudiants choisis se voient offrir une chambre « tous frais payés » au sein d'une maison de retraite. En échange, ils doivent passer un peu de leur temps libre (environ 30 heures par mois) avec leurs « colocataires » plus âgés.
Si les jeunes admettent que ce modèle leur permet de faire des économies substantielles, ils soulignent surtout que cet engagement leur permet d'apprendre aux côtés des personnes âgées à développer une attention plus grande envers les personnes fragiles.
Des liens d'amitié se créent ainsi au sein de la maison de retraite et, par ce nouveau souffle, plein de fraîcheur et d'énergie, tout le monde est gagnant.
VIDEO ICI
 

Lire la suite