Recherche biomédicale > Gamètes

Chercheurs irresponsables mais aucune interdiction

Le comité consultatif « pour l'encadrement et la surveillance de la correction du génome humain »  de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) s'est réuni pour la première fois à Genève ces 18 et 19 mars.

Pendant ces deux jours, les experts ont analysé la situation de la science et de la technologie aujourd'hui. Ils ont reconnu qu'il était « pour l'instant irresponsable de la part de quiconque de travailler à des applications cliniques de la correction du génome » sur des gamètes ou des embryons. Cependant, ils ne réclament aucune interdiction même temporaire de ces procédés rejetant ainsi le moratoire proposé cinq jours plus tôt par dix-huit éminents scientifiques et éthiciens (voir Bulletin IEB). 

Les membres du comité se sont surtout accordés sur l'importance d'avoir une « base de données ouverte et transparente sur les travaux en cours ». Ils ont donc demandé à l'OMS de créer rapidement un registre centralisant toutes les recherches. Le comité invite également « tous ceux qui ...

Lire la suite 


Royaume-Uni : création d'ovules et de sperme à partir de cellules de peau de 2 adultes de même sexe

Des chercheurs de l'université de Cambridge ont montré pour la première fois qu'il était possible d'obtenir des cellules d'ovocytes et de sperme en utilisant des cellules de peau de deux adultes de même sexe.
Une telle découverte pourrait permettre de faire un bébé à partir d'un échantillon de cellules de peau pour des couples infertiles en raison d'une maladie, mais également d'ouvrir la possibilité de la procréation pour les couples homosexuels sans recours à un don de sperme ou d'ovocyte.
Le projet a été financé par le Wellcome Trust (Londres) en association avec le centre de recherches israélien Weizmann Institute of Science.
Comparant les cellules obtenues par cette technique en laboratoire à des cellules humaines naturelles prélevées sur des foetus avortés, les chercheurs ont constaté que les cellules créées artificiellement avaient des caractéristiques identiques aux autres.
Selon le responsable de l'équipe israélienne, Jacob Hanna, la technique qui consiste à pallier l'infert...

Lire la suite 


UK : manipulation génétique : un embryon conçu des gamètes de 2 femmes et d’un homme

UK : manipulation génétique : un embryon conçu des gamètes de 2 femmes et d’un homme

Les députés britanniques s'étant prononcés en faveur de la fécondation in vitro avec remplacement mitochondrial, le Royaume-Uni est sur le point d'autoriser la conception d'un embryon à partir des gamètes de 3 personnes. Cette technologie consiste à retirer de l'ovule de la mère les mitochondries (génératrices d'énergie des cellules) « défectueuses » responsables de maladies comme la myopathie ou le diabète pour les remplacer par des mitochondries saines provenant d'un ovule d'une autre femme.
L'ovule maternel modifié est ensuite fécondé avec le sperme du père en laboratoire, pour être réimplanté dans l'utérus de la mère. Cela implique qu'un couple, même fertile, devrait recourir aux techniques de fécondation artificielle, dont le taux d'échec est non négligeable. Dans le cas d'une naissance, l'enfant ainsi conçu sera alors porteur de toutes les caractéristiques génétiques de son père et de sa mère, mais aussi d'une partie d'ADN mitochondrial de la femme donneuse. Même si les cherche...

Lire la suite 


Produire ovocytes, spermatozoïdes à partir de cellules souches embryonnaires et de cellules de peau

Des chercheurs britanniques et israéliens ont produit des cellules de sperme et des cellules précurseurs d'ovocytes humains à partir de cellules souches embryonnaires et de cellules de peau, transformées en cellules souches pluripotentes induites humaines (ipS), avec des taux de 25 à 40% d'efficacité. Ils espèrent les voir évoluer en ovules et en spermatozoïdes, et aboutir ainsi à un embryon viable par fécondation.
Pour vérifier cette hypothèse, les scientifiques envisagent d'injecter les cellules humaines qu'ils ont obtenues dans une souris. Ils verront alors si elles se développent comme prévu grâce à l'influence des hormones sexuelles naturellement présentes chez les souris. Une fois cette étape réussie, les tests pourraient être étendus aux primates, avant d'éventuels essais chez l'homme.
Il reste plusieurs difficultés a toutefois précisé Azim Surani, l'auteur principal de l'étude. Ainsi, par exemple, contrairement aux cellules de la peau des hommes, celles des femmes ne possèden...

Lire la suite 


RECHERCHE - CELLULES SOUCHES - EMBRYONS

o    CJUE : définition de l'embryon humain
o    Les cellules souches présentes dans le sang du cordon du nouveau-né sont utiles en médecine.
o    Cardio 3 : des cellules souches adultes pour régénérer le coeur fragilisé
o    Lancement d'une banque européenne de cellules souches IPS
o    Télévie en Belgique : 20.000 euros pour un projet utilisant les cellules souches     embryonnaires
o    Commission de contrôle Recherche Embryons : nomination de 10 membres suppléant
o    Première mondiale : créer de l'os à partir de cellules souches de graisse

Lire la suite 


Découverte importante en matière de fécondation

Après 10 ans de recherche, des chercheurs de Cambridge ont découvert l'élément-clé de l'ovule qui permet au spermatozoïde de le reconnaître et de venir s'ancrer à lui, toute première étape de la fécondation.
En 2005, une équipe nippone avait identifié la protéine, présente à la surface des spermatozoïdes, pour leur permettre de fusionner avec la membrane de l'ovocyte. Il l'avait appelé Izumo. Son pendant vient d'être dévoilé. Il s'agit de la protéine Juno, du nom de la déesse romaine de la fertilité. Pour parvenir à détecter la molécule située à la surface de l'ovocyte, les scientifiques britanniques ont utilisé une version synthétique d'Izumo. Ils ont ensuite testé la validité de leurs résultats en fécondant des souris femelles, modifiées de telle manière à ce que leurs ovules ne présentent pas la protéine Juno. Elles sont restées stériles tout comme les souris mâles dont le sperme n'est pas porteur d'Izumo. Par ailleurs, une fois que l'ancrage a eu lieu, Juno disparaît de la surfac...

Lire la suite 


Alcool et conception : éviter de martyriser l'enfant... si on a pu enfanter !

Dr Dominique-Jean Bouilliez, d'après les communications du Pr Petra De Sutter (UZ Gent) et du Pr Pierre Bernard (UCL), se sont exprimés lors du 16e symposium organise par le CPSM (Centre de Pathologie Sexuelle Masculine).
S'il existe beaucoup d'études mais peu de preuves cliniques chez l'homme des effets de l'alcool sur la reproduction, cela n'empêche celles qui ont été effectuées sur modèle animal d'être convaincantes. La Pr Petra De Sutter s'est attachée à expliquer les perturbations endocriniennes liées à l'alcoolisme chronique dans les deux sexes. On peut retenir ces grands titres : l'alcoolisme met la reproduction masculine en péril et conduit chez l'homme à une féminisation. L'alcoolisme chronique exerce également un effet direct sur la spermatogenèse qui conduit à l'infertilité. De plus, on sait que le taux d'estrogène est abaissé chez les filles de 12 à 18 ans lorsqu'elles ont consommé de l'alcool, même en petites quantités.
Le Pr Pierre Bernard a aussi souligné le fait qu'en...

Lire la suite