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Une mort paisible et très souvent sans douleur pour les patients en soins palliatifs

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[Français] 29 décembre 2017

Sommaire

  •   Une mort paisible et très souvent sans douleur pour les patients en soins palliatifs
  •   Coût et bénéfice de l'eugénisme en Belgique
  •   Amnesty International soutient une politique pro-avortement
  • Une mort paisible et très souvent sans douleur pour les patients en soins palliatifs

    28/12/2017 - Fin de vie

    Une étude de l’Université de Wolongong, en Australie, démontre que 85% des patients qui ont reçus des soins palliatifs sont délivrés de toute douleur et symptôme graves au moment de leur mort. Les chercheurs australiens ont étudié l’évolution de la prise en charge de la douleur en soins palliatifs sur ces dix dernières années, sur plus de 250 000 patients.

    Au sein de ce vaste échantillon, les principaux symptômes provoquant le malaise d’un patient en début de soins palliatifs étaient pour 13,3% d’entre eux une intense fatigue, pour 7,4% une forte douleur, et pour 7,1 % une perte d’appétit.

    Si la fatigue persistait pour 8 % des patients jusqu’au derniers jours, seuls 2,5 % éprouvaient encore de fortes douleurs juste avant leur décès, et moins de 3 % une perte d’appétit. D’autres symptômes, rencontrés en moindre mesure, ( tels que l’insomnie, troubles respiratoires ou de transit, nausées) sont facilement mis sous contrôle, seuls les troubles respiratoires persistant plus fréquemment jusqu’à la toute fin (ces pourcentages comprennent les patients qui demandaient à ne pas être soulagés de leurs maux).

    Les chercheurs concluent qu’une prise en charge palliative correcte en fin de vie permet réellement d’alléger toutes les douleurs provoquées par l’imminence de la mort.

    Ils regrettent et dénoncent le manque persistant d’accessibilité aux soins palliatifs, dans leur pays et ailleurs, malgré les démonstrations scientifiques de leur efficacité. Les soins palliatifs sont encore souvent perçus comme inefficaces face aux douleurs et symptômes spécifiquement liés à l’imminence de la mort. Ces soins sont pourtant explicitement reconnus par l’OMS au titre de droit de l’homme à la santé.

    Selon l’OMS, 40 millions de personnes ont besoin de soins palliatifs chaque année, et 78% d’entre elles vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. À l’échelle mondiale, environ 14% seulement des personnes ayant besoin de soins palliatifs en bénéficient actuellement. En Australie, sur 100 000 décès médicalement prévisibles, moins d’un patient sur deux bénéficie préalablement de soins palliatifs spécialisés…

    Sources : Genethique.org, Medisite, OMS

    Coût et bénéfice de l'eugénisme en Belgique

    28/12/2017 - Début de vie

    La Belgique est le premier Etat à généraliser l’accès au "DPNI” ( Dépistage Prénatal Non Invasif ). Ce test génétique a même été élu “Produit de l’année 2017” par les lecteurs du Journal « De Standaard », devançant la « Fondation contre le cancer » et le « Bitcoin ».

    Jusqu'à 26 millions d'euros seront déboursés annuellement par l'INAMI pour permettre à 100.000 femmes belges enceintes chaque année de faire le test.

    Promu par la Ministre de la Santé (voir Bulletin IEB), parce que "cela permettra  aux femmes qui le souhaitent d'avorter et ainsi de faire baisser le nombre de naissances d’enfants porteurs du syndrome de Down en Belgique d’une cinquantaine à quelques-uns seulement."

    "Ce test se remboursera de lui-même, assure le généticien Patrick Willems, directeur du réseau de laboratoires GENDIA, car sur le long terme, une affection génétique telle que le syndrome de Down coûte bien plus cher à la société."

    La réaction dans la presse en Flandre de parents, n'a pas tardé.

    Cet argument économique renvoie sans cesse des enfants aux oubliettes. « Ils n’auraient pas de place dans ce monde, parce qu’ils sont plus cher à garder qu’à éliminer », affirment Eline Zenner et Allard Claessens, eux-mêmes parents d’un enfant trisomique, et membres de « Downsyndroom Vlaanderen ». La chute libre des naissances d’enfants atteints du syndrome de Down en Flandre est la conséquence directe de l’offre de ce test prénatal non-intrusif.

    Le test, introduit en Belgique en 2013 pour 850 €, n’y coûte aujourd’hui plus que 260 €. Il doit sa démocratisation importante à la Ministre de la Santé, qui a ouvert le marché aux laboratoires privés pour faire jouer la concurrence.

    Il est totalement remboursé par la sécurité sociale depuis juillet 2017.

    En 2016, on compte 31 naissances d’enfants porteurs de trisomie 21 en Flandre, contre 45 en 2015, et 58 en 2013, soit une diminution de près de 50 % en 3 ans. Le syndrome de Down est constaté en moyenne pour une grossesse sur 800. Si aucune grossesse n’était interrompue, il y aurait à peu près 80 naissances en Flandre chaque année. "Ce que Willems propose, est un futur sans eux. Quel sera le prix à payer d’une telle affirmation ?, interrogent Zenner et Claessens, que nous coûtera-t-elle en solidarité et en liberté de choix ?"

    Ce prix à payer, certes non économique, est négligé selon eux. La promotion du test n’a laissé aucune place à la parole et aux équipes multidisciplinaires de soutien et de conseils, aux bio-éthiciens, aux parents d’enfants atteints de trisomie 21. La société n’a-t-elle rien d’autre à proposer ?

      Source : De Standaard

    Amnesty International soutient une politique pro-avortement

    27/12/2017 - Début de vie

    Les Irlandais auront à se prononcer cet été par referendum sur l’abolition du huitième amendement de sa Constitution. Cet amendement reconnaît comme équivalent le droit à la vie de la mère et celui de l’enfant à naitre, et justifie que l’avortement est encore partiellement interdit dans ce pays. Afin d'influencer l'opinion publique, « Amnesty International Irlande » (A.I.I.), a organisé une campagne pro-avortement pour l’occasion et a accepté la somme de 137.000€ de la Fondation américaine « Open Society » de Georges Soros, connu pour ses positions en faveur de l’avortement.

    Or il se fait que l’Acte Electoral de 1997 interdit à toute organisation irlandaise de recevoir des fonds étrangers de plus de 100€,  afin d’éviter toute influence étrangère sur la politique intérieure du pays. C’est pourquoi, la Commission des Normes Publiques (SIPO) demande à Amnesty International Irlande de restituer ce montant. Malgré les menaces de poursuites pénales et de peines pouvant aller jusque trois ans de prison, Colm O’Gorman, directeur d’A.I.I., a déclaré qu’« Amnesty International ne se soumettra pas aux instructions de la Commission des normes publiques », considérant cette loi « injuste ».

    Cora Sherlock, porte-parole de la PLC, association pour la défense de la vie, dénonce l’intervention financière de l’organisation américaine dans le débat irlandais sur l’avortement, qui représente selon elle un jeu d’influence très clair sur la politique démocratique irlandaise. Peut-on accepter qu’une organisation étrangère vienne s’immiscer dans l’exercice de la démocratie d’un pays, et militer pour imposer ses valeurs?

     Sources : Lifesitenews


     

     

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