Le médecin démissionnaire de la Commission euthanasie expose ses motifs

 Imprimer

Thématique : Fin de vie / Euthanasie et suicide assisté

Actualités

Publié le : 22/02/2018

Le Docteur Ludo Vanopdenbosch expose les raisons de sa démission de la Commission fédérale de contrôle de l'euthanasie dans une lettre adressée au Parlement belge. En voici le texte en français
et en néerlandais.

Pour rappel, ce médecin, spécialiste en neurologie et soins palliatifs, a démissionné suite à la décision de la CFCEE de ne pas renvoyer vers la justice le dossier d'une dame atteinte d'une maladie dégénarative, dont le médecin a provoqué intentionellement la mort sans qu'elle l'ait demandé mais à la demande de sa famille.

« Je ne souhaite plus faire partie d'une commission qui enfreint consciemment la loi et tente de le dissimuler… elle n'est ni indépendante ni objective », écrit le docteur Vanopdenbosch dans son courrier.

Il ajoute que, selon lui, son droit de parole, en tant que neurologue spécialiste, n'a pas été respecté lorsqu'il tentait d'exprimer ses inquiétudes face à la vulnérabilité de personnes neurologiquement atteintes.

Pour ce cas, certains membres de la commission ont exprimé le fait que le médecin ayant pratiqué l'acte de mort, avait incorrectement décrit et enregistré l'acte comme euthanasie.  Malgré un vote où la majorité des membres estimait devoir renvoyer le dossier au Parquet, cela ne s'est pas fait, puisque la loi euthanasie exige les 2/3 des voix.

Le Dr Vanopdenbosch soutient au contraire que le médecin n'avait aucune connaissance des soins palliatifs, et avait l'intention de tuer la patiente. Les moyens utilisés en attestent, car ils étaient disproportionnés pour soulager la douleur. Les motifs réels du non-renvoi vers la justice étaient purement politiques et s'acharnent à « défendre l'euthanasie en n'importe quelle circonstance », y compris « en cas de démence ».

La presse étrangère et notamment le Washington Post et Associated Press,  s'interroge sur les dérives de la pratique de l'euthanasie en Belgique. La presse belge reste pour sa part assez discrète.

Voir Bulletin de l'IEB

Et aussi : "Clash et démission au sein de la Commission fédérale de contrôle de l'euthanasie en Belgique"


Articles similaires

François et Anne demandent à être euthanasiés ensemble

- Euthanasie et suicide assisté

François (89 ans) et Anne (86 ans) demandent à être euthanasiés ensemble. Non, ils ne souffrent pas. Oui, ils ont différents maux dus à la vieillesse. « Ma femme et moi sommes vieux. De jour en jour notre santé se détériore et notre qualité de vie diminue. Il n'y aura plus d'amélioration possible. » Et François de s'exclamer : « Nous avons eu une belle vie, donnez-nous une belle mort. Car en fait, à notre âge, qu'est-ce que la vie peut encore nous offrir ?»
En fait, François et Anne expliquent...

Lire la suite

Euthanasie des mineurs votée en Commission

Euthanasie des mineurs votée en Commission

- Euthanasie et suicide assisté

Le projet de loi sur l'euthanasie des mineurs est approuvé en Commission de la Chambre.
Le cdH, CD&V, le VB et la Députée Marie-Christine Marghem (MR) ont  voté contre.
La prochaine étape est le vote en plénier à la Chambre, la date de celui-ci n'étant pas encore fixée.

Lire la suite

Les médecins et psychiatres traitants poussés à trancher eux-mêmes les demandes d’euthanasie

Les médecins et psychiatres traitants poussés à trancher eux-mêmes les demandes d’euthanasie

- Euthanasie et suicide assisté

Une évaluation de la pratique d'euthanasies a montré que ces dernières années, les psychiatres aux Pays-Bas étaient de plus en plus réticents par rapport à l'euthanasie pour leurs patients ; en 1995, 53% considéraient comme impensable le fait d'aider leurs patients au suicide, contre 63% en 2016.

Une commission a été chargée de réviser la directive sur l'euthanasie des patients psychiatriques.  Elle a constaté que ces patients en demande d'euthanasie et confrontés à la réticence de leur médec...

Lire la suite