Royaume-Uni : une mère porteuse forcée de remettre son enfant au couple commanditaire

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Gestation pour autrui

Actualités

Publié le : 18/05/2015

La gestation pour autrui (GPA) est réglementée depuis maintenant plus de 30 ans au Royaume-Uni. Il est notamment prévu que toute forme de GPA commerciale est interdite, mais que des dédommagements, jusqu'à hauteur de 20.000 euros, peuvent être payés par le couple commanditaire pour couvrir les frais de la grossesse. Alors que le législateur voulait par ce cadre légal éviter toute dérive, la réalité montre que la pratique n'est pas sans poser de problèmes.
Ainsi, récemment, une mère porteuse se serait rétractée après « un accord » de gestation pour autrui. Avant de tomber enceinte, celle-ci aurait promis, de façon informelle, de remettre le bébé à un couple gay dont l'un des partenaires est le père biologique de l'enfant (insémination artificielle de son sperme). Cependant, après avoir donné naissance à une fille, la maman a décidé de la garder. La Haute Cour de Justice du Royaume-Uni vient d'ordonner à celle-ci de remettre son enfant au couple d'hommes. La petite fille, âgée de 15 mois, devra donc aller vivre avec son père biologique et son compagnon.
L'affaire a relancé le débat sur la GPA outre-Manche. Certains avocats spécialisés dans les contrats de GPA demandent que de véritables contrats de travail soient mis en place, qui empêcheraient toute ambiguïté ou rétractation malencontreuse de la femme. Le leader démissionnaire des libéraux-démocrates, Nick Clegg, a, de son côté, appelé à abandonner le cadre actuel par manque de candidates de femmes porteuses. Il a ainsi suggéré que les couples de même sexe devraient pouvoir avoir recours à des mères porteuses moyennant rétribution. D'autres voix s'élèvent pour demander que des agences intermédiaires facilitant la rencontre de l'offre de femmes et la demande de ces couples, aient liberté d'action. Aux Etats-Unis, de telles agences peuvent exiger jusqu'à 150.000 dollars par bébé, comme l'a montré le récent salon organisé à Bruxelles par le consortium « Men Having Babies ». (Bulletin de l'IEB)
Tolérée en Belgique mais formellement interdite en France, la GPA est de plus en plus courante au Royaume-Uni, où de nombreux couples y ont recours.
Source : Le Figaro
 


Articles similaires

Thaïlande : interdiction de recourir à une mère porteuse pour les étrangers

Thaïlande : interdiction de recourir à une mère porteuse pour les étrangers

- Gestation pour autrui

Il est désormais interdit aux couples d'étrangers d'avoir recours au service d'une mère porteuse thaïlandaise, et ce, après une série de scandales qui avaient éclaboussé ce pays ces derniers mois.
En août, un couple australien avait déchaîné les critiques en abandonnant un petit garçon trisomique, nommé Gammy, en Thaïlande à sa mère âgée de 21 ans.
Quelques semaines plus tard, le royaume découvrait le scandale de « l'usine à bébés », lancé par un riche Japonais qui avait eu recours à des mères...

Lire la suite

Enfant né d'une mère porteuse ukrainienne pour deux hommes homosexuels

Enfant né d'une mère porteuse ukrainienne pour deux hommes homosexuels

- Gestation pour autrui

Le ministre des Affaires étrangères, Steven Vanackere, a octroyé un passeport au fils adoptif d'un couple homosexuel belge, conçu avec l'aide d'une mère porteuse en Ukraine conformément au jugement rendu par le tribunal de première instance de Bruxelles. Le couple d'homosexuels avait introduit  une demande en vue d'obtenir un passeport et un visa qui permettraient à leur fils adoptif, âgé de deux ans, de venir en Belgique.

L'enfant réside actuellement en Ukraine. « Suite au récent jugement du...

Lire la suite

Belgique : certains hôpitaux en Flandre ont  accepté la pratique des mères porteuses

Belgique : certains hôpitaux en Flandre ont accepté la pratique des mères porteuses

- Gestation pour autrui

C'est ce qui apparaît à la lecture du Dossier de l'Instituut Samenleving & Technologie (IST) « Fertiliteitsbehandelingen: de realiteit voorbij de technologie »
Présentant les différentes possibilités pour pallier un problème d'infertilité, les auteurs du dossier abordent l'« infertilité sociale » qui concerne notamment les personnes homosexuelles masculines pour lesquelles le recours à une femme porteuse permet à l'un des hommes de participer, par don de sperme, au patrimoine génétique de l'en...

Lire la suite