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Belgique : salon de promotion de la GPA commerciale à Bruxelles

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[Français] 7 mai 2015

Sommaire

  •   Belgique : salon de promotion de la GPA commerciale à Bruxelles
  •   Belgique : prélèvement d’organes après euthanasie : une nouvelle catégorie
  •   Pays-Bas: un juge ordonne de laisser partir une femme d'un établissement de soins pour l'euthanasier
  •   Islande : le code génétique de toute une nation séquencé
  • Belgique : salon de promotion de la GPA commerciale à Bruxelles

    07/05/2015 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    Ce dimanche 3 mai, un consortium américain, « Men Having Babies » (MHB) a organisé un salon de promotion de la Gestation Pour Autrui (GPA) en plein cœur de Bruxelles.
    Ce salon donnait la parole à une dizaine de spécialistes et de témoins, dont l’objectif était de présenter les différentes phases du processus de la GPA commerciale, soulignant notamment les « ficelles » qui permettent de faire des économies. La brochure remise aux participants affichait en toute transparence les coûts moyens de la « Surrogacy journey », qui selon  l’agence ou la clinique choisie, se situent entre 77.000$ et 171.000$. Le choix du sexe du bébé était également offert, de même que la possibilité d’effectuer un test génétique visant à réduire les malformations ou les risques génétiques. Derrière leur stand, une douzaine d’agences américaines et canadiennes concrétisaient les ventes, destinées principalement aux personnes homosexuelles.
    Lors de sessions parallèles, médecins et juristes ont expliqué à des candidats belges,  français et allemands la façon de contourner leur législation nationale lorsque celle-ci interdit formellement  la pratique de la GPA commerciale.
     Face à cette initiative, le monde politique n’a pas manqué de réagir. Karine Jiroflée, députée socialiste néerlandophone a déclaré : « Ce colloque est répréhensible et semblable à de la traite d’êtres humains ». Anne-Charlotte d’Ursel, députée MR à la Région bruxelloise, s’est pour sa part insurgée contre le fait qu’un bâtiment officiel, siège du gouvernement bruxellois (BIP),  « ait pu être loué par une organisation assurant la promotion de la gestation pour autrui commerciale ».
    De même, le cdH s’est exprimé avec force en rappelant son opposition  à « toute forme de marchandisation du corps ».
     
    Ce même jour, des sympathisants du collectif No Maternity Traffic ont manifesté à quelque pas du salon, réaffirmant l’exigence de défendre les droits de l'enfant face à ce qui est ni plus ni moins qu’une forme de traite des êtres humains. Une pétition émanant de l'Union Internationale pour l'abolition de la gestation pour autrui a été proposée à la signature.
     

    Belgique : prélèvement d’organes après euthanasie : une nouvelle catégorie

    07/05/2015 - Fin de vie

    Le prélèvement d’organes est réglementé et contrôlé de façon stricte dans nos pays. Depuis plus de 15 ans, la Belgique se trouve parmi les 3 pays du monde comptant le plus grand nombre de donneurs d’organes post-mortem (entre 25 et 30 par million d'habitants). Ce résultat est la conséquence de la loi belge de type « opting-out » (qui ne dit mot consent), de la motivation des équipes médicales et paramédicales, et des diverses politiques d'information de la population sur l'importance du don d'organe.
    Dans certains cas, un prélèvement après un arrêt cardiaque est envisageable. La classification de Maastricht prévoit 4 situations :
    Catégorie I : arrêt cardiaque sur le lieu de l’accident ou à domicile.
    Catégorie II : arrêt cardiaque à l’arrivée à l’hôpital et échec des manœuvres de réanimation.
    Catégorie III : arrêt thérapeutique programmé.
    Catégorie IV : arrêt cardiaque chez un sujet dont la mort cérébrale a été diagnostiquée.
    Forte de son expérience, non seulement en matière de transplantation mais aussi en matière d’euthanasie, la Belgique a récemment proposé une Catégorie V, soit le prélèvement d'organes à partir d'un donneur décédé suite à une euthanasie telle que reconnue par la loi belge. Le CHU de Liège dispose d'un programme actif de prélèvements de cette catégorie de donneur.
    Source : CHU de Liège

     

     

    Pays-Bas: un juge ordonne de laisser partir une femme d'un établissement de soins pour l'euthanasier

    07/05/2015 - Fin de vie

    Une femme de 80 ans, soignée et accompagnée dans un établissement de soins de Vlissingen aux Pays-Bas exprimait, suite à de graves problèmes de santé, son désir d’être euthanasiée depuis un an et demi.
    Alors que son médecin traitant et les psychologues de l’établissement de soin estimaient qu’elle n’était plus capable de saisir la situation et d’exprimer lucidement sa volonté, ses proches ont demandé à ce qu’elle soit euthanasiée.
    Apprenant que les proches de la patiente souhaitaient mener ce projet à bien dans de très brefs délais, et suite à un premier jugement donnant raison à la patiente, la maison de soins a aussitôt saisi le juge en référé, soulignant qu’il s’agissait d’une « situation d’urgence ». Un second juge s’est alors prononcé en faveur de la patiente, s’appuyant sur l’avis d’un psychiatre de la clinique de fin de vie (Levenseindekliniek) et d’un médecin SCEN (médecin référent pour l’euthanasie), qui ont tous deux opiné que la demandeuse était en pleine possession de ses moyens.
    Les médecins de la clinique de fin de vie, qui se chargent notamment des cas où le médecin traitant habituel refuse d’accéder à la demande d’euthanasie de son patient, ont finalement pratiqué l’euthanasie le 22 avril dernier.
    C’est la première fois qu’un tel conflit autour d’un refus d’euthanasie aboutit devant la justice et qu’un juge donne plus de poids à l’avis de la clinique de fin de vie qu’à celui du médecin traitant, qui connaît beaucoup mieux le patient, et à celui d’une institution qui affirme aujourd’hui avoir voulu protéger une personne âgée vulnérable.
    Source : nrc.nl

     

    Islande : le code génétique de toute une nation séquencé

    29/04/2015 - Recherche biomédicale

    Dans un article publié dans la revue Nature Genetics,  une équipe de chercheurs islandais affirme, sur base de ses résultats, pouvoir « prédire, avec une précision substantielle, le génome entier de la nation ». En combinant les génomes de 10.000 individus avec les arbres généalogiques de l'ensemble de l'Islande, ils affirment ainsi pouvoir déduire l'ensemble du code génétique de la nation. D’après le Dr. Kari Stefansson, dont les propos ont été rapportés par la BBC, son équipe serait par exemple en mesure, grâce à une simple manipulation, de « connaître toutes les femmes porteuses de mutations du gène BRCA2 ».

    Source : Généthique.org - BBC (James Gallagher) 26/03/2015

     

     

     

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