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Bulletin de l'IEB - 29 avril 2009

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[Français] 29 avril 2009

table of content

  •   1. Vingt cinq enfants euthanasiés en Belgique ?
  •   Les chances de grossesse diminuent avec l’âge
  •   La maternité Saint-Vincent à Roccourt : le succès d’un suivi personnalisé
  • 1. Vingt cinq enfants euthanasiés en Belgique ?

    10/04/2009 - Beginning of life

    Selon une étude de la VUB (Vrije Universiteit Brussel) récemment publiée dans l’ « Américan Journal of Critical care », l’euthanasie des enfants serait une réalité dans les unités de soins intensifs pédiatriques. Sur les 89 infirmières qui ont accepté de participer à l’étude, 76 affirment être intervenues au cours des deux dernières années dans un cas ou il y aurait eu décision d’interrompre la vie d’un petit malade. 89 % de ces soignants estiment que l’euthanasie devrait pouvoir être demandée pour des mineurs dans certains cas.
    Notons cependant qu’il y a confusion dans les termes car dans 66 % des cas mentionnés, il ne s’agissait pas d’une euthanasie    (un acte ou une omission ayant pour intention de donner la mort), mais bien de l’interruption d’un traitement jugé disproportionné dans la situation du patient (ventilation artificielle , baxters, médicaments) associée ou non à des produits visant à soulager la douleur qui peuvent parfois avoir comme conséquence secondaire de diminuer l’espérance de vie des petits patients.
    Par contre, dans 34% des cas, soit 25 enfants en deux ans, il s’agirait d’une véritable euthanasie illégale avec injection de substances létales (barbituriques, paralysants neuromusculaires).
    Cette étude de la VUB aurait-t-elle pour but de  relancer le débat pour ceux qui souhaitent étendre l’euthanasie aux mineurs et aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer? Si c'est le cas,  comment apprécier les chiffres et résultats largement diffusés?
    D'autre part, le sénateur Philippe Monfils (MR) s’offusque « C’est la porte ouverte à toutes les dérives que la loi a voulu empêcher en encadrant strictement ce choix de fin de vie. Hier, c’était les personnes âgées ; aujourd’hui, ce sont les mineurs. Et demain ? Jusqu’où ira-t-on ?". Il rappelle qu’à l’époque, le législateur a refusé d’autoriser le bénéfice de l’euthanasie aux mineurs, en raison du risque d’absence de consentement libre et volontaire. Le sénateur Monfils rappelle également que lorsque des mineurs sont en souffrance, le médecin peut administrer toute une gamme d’antidouleurs efficaces et également refuser l’acharnement thérapeutique (en ne commençant pas de nouveau traitement ou en interrompant un traitement jugé disproportionné). Il réclame également une enquête judiciaire afin de poursuivre les auteurs qui auraient enfreint la loi.

    Source IEB et Belga

    Les chances de grossesse diminuent avec l’âge

    19/04/2009 - Beginning of life

    Selon le Dr Brigitte Blond, dans un article publié par Ouest France, les chances de mener une grossesse à terme s’amenuisent avec l’âge de la femme. Ainsi, si à 25 ans les chances de grossesse par cycle sont de 25%, ce chiffre tombe à 12% à 30 ans et à 6% à 40 ans. De plus, le Dr Joëlle Belaïsch-Allart, Gynécologue-obstétricien à l'hôpital de Sèvres, rappelle également qu’ « une fois la grossesse obtenue, encore doit-elle être menée à son terme. Or à 40 ans, une fausse couche survient une fois sur deux (contre une fois sur cinq pour les femmes plus jeunes). »

    Source : Ouest France (Dr Brigitte Blond), le 19 avril 2009.

    La maternité Saint-Vincent à Roccourt : le succès d’un suivi personnalisé

    30/03/2009 - Beginning of life

    Avec 3458 accouchements en 2008, Saint-Vincent à Rocourt est la plus grande maternité de Wallonie. Jean-Marie Bertrand, sous-directeur médical au Centre Hospitalier Chrétien Saint-Joseph explique ce succès notamment par la personnalisation de la prise en charge de la maman, suivie par son gynécologue de la première visite jusqu’à l’accouchement compris. Pendant la grossesse, un groupe de travail d’accompagnement rencontrera individuellement les parents à deux reprises pour donner une réponse cohérente à toutes leurs questions et leur remettre des fardes de documentation (alcool et tabac pendant la grossesse, péridurale, césarienne,…) Le résultat de ces rencontres est fourni au gynécologue pour une plus grande connaissance de sa patiente. Ce groupe d’accompagnement collabore également à l’Initiative Hôpital Ami des Bébé de la Commission francophone visant à favoriser l’allaitement maternel. Ce groupe a aussi pour mission de se pencher sur le deuil périnatal. En plus de ce suivi personnalisé, la clinique donne également un grand sentiment de sécurité aux futurs parents grâce à la présence permanente, en plus du gynécologue, d’un pédiatre spécialisé en néonatologie ainsi que d’un anesthésiste diplômé. Depuis 25 ans, une unité de néonatologie surveille aussi les grossesses à risques.

     Source : La libre le 30 mars 2009.

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