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Pays-Bas : la pratique de la sédation en hausse constante

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[Français] 23 mars 2017

Sommaire

  •   Pays-Bas : la pratique de la sédation en hausse constante
  •   Chine : 23 millions d’avortements en 2015
  •   Politique de Mexico : débat au Parlement Européen
  • Pays-Bas : la pratique de la sédation en hausse constante

    23/03/2017 - Fin de vie

    En 2016, plus de 20% des personnes décédées à domicile aux Pays-Bas n’étaient pas conscientes au moment de leur mort. En effet, 32.500 personnes se sont vu administrer une sédation chez elles, ce qui constitue une augmentation de 14.000 personnes en 5 ans. Ces chiffres ont été communiqués par la SFK (Fondation pour les statistiques pharmaceutiques), et se basent sur la délivrance des substances par les pharmacies et principalement du Midazolam, produit recommandé pour les sédations par les directives de la Société royale de Médecine des Pays-Bas (KNMG). Les officines publiques ont délivré 61.000 fois des produits sédatifs (du Midazolam dans 58.000 cas). 

    Les directives de la KNMG rappellent que la sédation est un acte médical qui ne peut être pratiqué qu’en toute dernière phase de la vie du patient, lorsque tous les autres moyens ont été épuisés et que certains symptômes réfractaires persistent malgré les moyens mis en œuvre pour soulager la douleur. De plus, la sédation n’est indiquée que si le médecin évalue l’espérance de vie du patient à moins de 2 semaines. La sédation palliative, rappelle la KNMG, n’a pas pour but d’écourter la vie du patient. Elle se différencie ainsi totalement de l’euthanasie.

    Selon les cas étudiés par la SFK, la moyenne d’âge des personnes décédées après sédation s’élève pour 2016 à 76 ans.

     Source : Pharmaceutisch Weekblad , SFK (Stichting Farmaceutische Kengetallen)

     

    Chine : 23 millions d’avortements en 2015

    23/03/2017 - Début de vie

    Le 8 mars dernier, à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, Reggie Littlejohn, fondatrice et présidente de l’association Droits des Femmes sans Frontières, a attiré l’attention sur le nombre conséquent d’avortements pratiqués chaque année en Chine. Elle estime le nombre d’avortements en 2015 à 23 millions, pour ce pays qui compte aujourd’hui plus d’un milliard trois cent millions d’habitants. Il ne s’agit que d’une estimation, étant donné que les 13 millions d’avortements déclarés par le gouvernement ne comptent que les avortements pratiqués dans des hôpitaux enregistrés. Or, un grand nombre d’IVG sont effectuées dans des établissements non homologués.

    Bien qu’étendue à deux enfants depuis le 1er janvier 2016, la « politique de l’enfant unique » demeure une violence contre la volonté des mères et pères de famille. Même si on ne peut officiellement distinguer les avortements forcés de ceux réellement choisis, les femmes se voient exposées à un choix « imposé » à partir du troisième enfant : avorter ou bien régler des amendes dissuasives et subir des menaces telles que la perte de leur emploi. C’est de plus une double peine pour les femmes en ce sens qu’une sélection sur base du sexe s’opère dans la société chinoise, qui valorise bien plus la naissance d’un garçon que d’une fille, déplore Littlejohn dans une interview accordée à Breitbart News.

     Source : Présent, La Chine « championne » de l’avortement

     

    Politique de Mexico : débat au Parlement Européen

    23/03/2017 - Début de vie

    En présence du Commissaire européen à l’aide humanitaire, Christos Stylianides, le Parlement Européen a ouvert en Séance Plénière, ce mardi 14 mars 2017 à Strasbourg, un débat sur le rétablissement de la « règle du bâillon mondial » par Donald Trump en janvier dernier (décret signé le 23/01/2017).

    Plus connue sous le nom de « Politique de Mexico », la « règle du bâillon mondial » (Global Gag Rule) interdit le financement des ONG pro-avortement. Elle avait été instaurée pour la première fois en 1984 par Ronald Reagan dans le but de « respecter la vie humaine dans sa forme la plus vulnérable, c’est-à-dire la vie de l’enfant à naître ».

    La plupart des députés ont fait part de leurs craintes quant à une recrudescence d’avortements pratiqués dans des conditions sanitaires déplorables mettant en danger la vie des femmes dans les pays en voie de développement.

    D’autres ont affirmé la nécessité d’assurer aux femmes des soins de santé de qualité, et ce d’autant plus qu’elles « contribuent d’une manière unique à notre société en donnant la vie à des enfants ». Or, selon eux, l’avortement ne peut être considéré comme un soin de santé. Ces députés demandent donc à ce que des ressources soient mobilisées en faveur de véritables soins maternels pour les femmes plutôt qu’à l’arrêt de leur grossesse.

    Comme l’a rappelé une députée française, « à l’heure où 50 millions d’avortements sont pratiqués chaque année à travers le monde, la réduction du recours à l’avortement devrait être un véritable objectif de santé publique, conformément aux engagements internationaux pris lors de la conférence du Caire en 1994 – obligation contractée par la France et la plupart des Etats de l’Union Européenne – dont le but était de soutenir les enfants avant comme après la naissance ». Et de conclure : « Nous sommes pour le droit d’informer les femmes des autres possibilités qui s’offrent à elles ».

     Source : débat au Parlement Européen

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