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Pays-Bas : hausse de 50 % des euthanasies en 4 ans

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[Français] 28 avril 2016

Sommaire

  •   Pays-Bas : hausse de 50% des euthanasies en 4 ans
  •   Belgique : pour une meilleure reconnaissance de la douleur des parents d’enfants nés sans vie
  •   Pays-Bas : un courrier ministériel aux jeunes pour inciter au don d’organes
  • Pays-Bas : hausse de 50% des euthanasies en 4 ans

    27/04/2016 - Fin de vie

    http://www.datagraver.com/thumbs/1300x1300r/2015-10/euthanasie.pngLe Rapport annuel 2015 des Comités régionaux de surveillance de l'euthanasie vient d’être rendu public aux Pays-Bas. Il révèle entre autres que, sur les 147.010 personnes décédées en 2015, 5.516 l’ont été du fait d’une euthanasie ou d’un suicide assisté (208 cas). Ce qui représente une augmentation de 4% par rapport à 2014 (5.306) et une augmentation de près de 50% par rapport à 2011 (3.695).
    Si la plupart des personnes souffraient d’un cancer, le rapport pointe également une augmentation significative des déclarations d’euthanasies de patients atteints de démence ou de troubles psychiatriques. Parmi les 5516 déclarations de morts provoquées (euthanasie ou suicide assisté) ayant été enregistrées en 2015, 109 concernaient des patients atteints de démence. De plus, 56 patients ont été euthanasiés alors qu’ils présentaient des troubles psychiatriques. Ces chiffres sont à comparer à ceux de 2014 qui étaient respectivement de 81 et 41. Dans le cas de patients attient de démence, le médecin a généralement provoqué la mort de son patient au premier stade du processus de dégénérescence, le patient étant alors considéré comme suffisamment conscient de ce geste. Le rapport officiel souligne toutefois que « dans certains cas, les patients atteints de démence plus avancée » ont quand même été euthanasiés.
    Enfin, le rapport révèle que, dans 4 dossiers, les Comité régionaux de surveillance ont jugé que le médecin n'avait pas respecté certaines conditions légales encadrant la pratique de l'euthanasie.

    Source : Persbericht Jaarverslag van de Regionale Toetsingscommissies Euthanasie 2015

     

    Belgique : pour une meilleure reconnaissance de la douleur des parents d’enfants nés sans vie

    27/04/2016 - Début de vie

    Comme chaque année, l’anniversaire de la loi Lallemand Michielsen, dépénalisant partiellement l’avortement en Belgique est l’occasion pour ses promoteurs de relancer le débat. Ils le font cette année en fustigeant les propositions de lois relatives à la reconnaissance des enfants nés sans vie déposées à la Chambre, et qui, très humainement, visent à prendre en compte la souffrance des parents ainsi endeuillés par la perte d’un enfant.
    Le régime juridique actuel
    distingue plusieurs situations. Dans l’hypothèse où un enfant naît vivant mais non viable, ou s’il est mort-né, deux cas de figure sont envisagés par la loi.
    Si l’enfant naît à moins de 180 jours de grossesse (6 mois), il n’aura aucune existence juridique. L’accoucheur devra simplement transmettre à l’administration une déclaration d’accouchement. A partir de 180 jours de grossesse, dans les mêmes circonstances, le droit demande une déclaration d’enfant sans vie dans laquelle seront inscrits le jour, le lieu et l’heure de l’accouchement, ainsi que l’identité des parents et celle du déclarant. S’ils le souhaitent, les parents peuvent également donner un prénom à leur enfant, qui sans avoir la personnalité juridique, bénéficiera tout de même d’une reconnaissance par la société. La déclaration d’enfant sans vie, ouvre un droit aux parents à une prime de naissance, à d’éventuelles allocations familiales, à un congé de maternité et de paternité. Elle impose en outre de procéder à l’inhumation ou la crémation de l’enfant.

    Les propositions de loi du CD&V, de l’Open Vld, du sp.a et du cdH soumises à la Commission de justice de la Chambre visent à abaisser l’âge seuil de l’enfant à 140 jours de grossesse, soit 4 mois et demi. La question se pose également de donner un nom de famille à l’enfant si les parents le demandent.

    Bien que l’objectif des propositions de loi soit « d’adapter la législation sur les enfants nés sans vie aux progrès de la néonatalité », certaines associations dont le Centre d’Action Laïque (CAL), et une dizaine de médecins et professeurs d’universités signataires d’une carte blanche remettent en cause ces dispositions au motif qu’elles humaniseraient l’embryon et remettraient ainsi en cause le droit à l’avortement. « Tout avortement au-delà du seuil toléré, pour raison médicale par exemple, pourra être considéré comme un homicide » craignent-ils.

    Et de poursuivre « Si on abaisse le seuil à partir duquel l’embryon est reconnu enfant, cela rendra encore plus traumatisante pour certaines femmes l’avortement. (…) On ne donne pas un nom de famille et un acte de naissance à quelque chose qui n’est pas un enfant. Si vous avortez à 12 semaines, c’est en sachant que le lendemain votre embryon serait un enfant. Psychologiquement, c’est atroce », s’exclame Sylvie Lausberg, directrice du CAL.

    En réponse à cela, Claire Rommelaere, juriste, assistante à la faculté de Droit et membre du Centre de bioéthique de l’Université de Namur, affirme que « dès douze semaines, un profil humain miniature est visible à l’échographie. Il n’est dès lors guère étonnant que la perte du fœtus soit ressentie comme la perte d’un enfant et non comme celle d’un simple espoir d’enfant. » L’acte de déclaration d’enfant sans vie est alors une forme de reconnaissance sociale de l’existence de cet enfant pour les parents.

    Source : La Libre

     

    Pays-Bas : un courrier ministériel aux jeunes pour inciter au don d’organes

    27/04/2016 - Bioéthique, droit et politique

    La Ministre néerlandaise de la Santé, Edith Schippers, a décidé d’envoyer une lettre personnelle à tous les jeunes de 18 ans afin de les inviter à s’enregistrer auprès de leur administration communale comme donneurs d’organes. Cette campagne est appuyée par des clip-vidéos télévisés qui encouragent les jeunes à parler avec leur proches et parents de cette problématique.

    Actuellement, aux Pays-Bas, 40% des habitants se sont déclarés donneurs d’organes. Sur un total estimé de 2.9 millions de donneurs potentiels, 730.000 se sont opposés à tout prélèvement. La Ministre de la santé voudrait réformer le système en faveur d'un régime juridique de consentement présumé. Tout citoyen qui n'aurait pas explicité officiellement son refus de don d'organes serait automatiquement considéré comme donneur potentiel. Ce système est actuellement en vigueur en Belgique et en France.

    La philosophie et la dynamique du don d’organes sont ici questionnées. Donner ses organes suite à une démarche consciente et personnelle est sans nul doute porteur de sens. La question se pose quand cette démarche est imposée par l'Etat faute d'avoir pris le temps de manifester sa position en la matière. Le risque serait que l'Etat se considère en quelque sorte propriétaire des corps comme réserves d'organes, quand il est censé garantir à tous ses citoyens la préservation de leur intégrité physique. 

    Loi sur le don d'organes aux Pays-Bas : ICI

    Source: Medischcontact.nl

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