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Faut-il réduire les traitements médicaux pour les personnes âgées ?

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[Français] 28 mars 2019

Sommaire

  •   Faut-il réduire les traitements médicaux pour les personnes âgées ?
  •   Chercheurs irresponsables mais aucune interdiction
  •   1.000 grossesses par « adoption » d’embryons
  •   Abortus : nieuwe Dossier !
  • Faut-il réduire les traitements médicaux pour les personnes âgées ?

    26/03/2019 - Fin de vie

    La députée néerlandaise Corinne Ellemeet (GroenLinks) a provoqué de vives réactions suite à sa proposition concernant les soins aux personnes âgées. La députée écologiste demande à ce que les médecins gériatres en hôpitaux soient davantage impliqués dans le processus décisionnel pour prodiguer ou pas un traitement lourd à un patient âgé de plus de 70 ans.

    « La question centrale est celle-ci : que sommes-nous en train de faire au patient ? Hospitalisation, anesthésie, douleur et un déluge de drogues. Plusieurs recherches ont montré qu’il est courant d’entrainer des patients âgés dans un processus de traitements excessifs. » a déclaré l’élue, en charge de la Santé publique à la Chambre basse.

    La députée affirme qu’il n’y a aucun calcul économique de sa part, bien qu’elle rappelle que 70% des patients au Pays-Bas sont âgés de plus de 70 ans. Elle soutient que sa seule préoccupation est celle d’offrir les meilleures conditions de soin aux personnes âgées.

    La présidente de l’Association néerlandaise de gériatrie clinique, Hanna Willem, a soutenu ces propos, affirmant que l’examen des patients doit se faire au cas par cas, et « qu’il vaut parfois mieux s'abstenir d’une démarche thérapeutique et ainsi contribuer à la qualité de vie du patient. »  

    La question autour des traitements disproportionnés a le mérite d'être clairement posée, soulignant aussi que la prise de décision nécessite de se faire conjointement entre le patient et le médecin, sans que celui-ci soit le seul à décider de ce qui est bon ou non pour tel ou tel patient.

     Sources : Eenvandaag.nl

    Chercheurs irresponsables mais aucune interdiction

    26/03/2019 - Recherche biomédicale

    Le comité consultatif « pour l’encadrement et la surveillance de la correction du génome humain »  de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) s’est réuni pour la première fois à Genève ces 18 et 19 mars.

    Pendant ces deux jours, les experts ont analysé la situation de la science et de la technologie aujourd’hui. Ils ont reconnu qu’il était « pour l’instant irresponsable de la part de quiconque de travailler à des applications cliniques de la correction du génome » sur des gamètes ou des embryons. Cependant, ils ne réclament aucune interdiction même temporaire de ces procédés rejetant ainsi le moratoire proposé cinq jours plus tôt par dix-huit éminents scientifiques et éthiciens (voir Bulletin IEB). 

    Les membres du comité se sont surtout accordés sur l’importance d’avoir une « base de données ouverte et transparente sur les travaux en cours ». Ils ont donc demandé à l’OMS de créer rapidement un registre centralisant toutes les recherches. Le comité invite également « tous ceux qui travaillent sur cette technologie» à la discussion.

    L’OMS espère qu’à l’avenir, elle saura fournir aux divers acteurs de l’édition du génome humain  les « outils essentiels » pour obtenir un « maximum de bénéfices » de cette technique avec le  «minimum de risques pour la santé humaine ».

    Source : iatranshumanisme.com, who.int

    1.000 grossesses par « adoption » d’embryons

    26/03/2019 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    « Adopter » un embryon surnuméraire issu de la PMA, voilà ce que propose l’Institut Marquès en Espagne. Clinique spécialisée dans la PMA (procréation médicalement assistée), elle la propose aux couples hétérosexuels, homosexuels, et même aux femmes célibataires, utilisant les embryons « en trop », dits « surnuméraires » que d’autres couples ne veulent plus.

    Ces embryons « surnuméraires », sont issus de la congélation et sont dans l'attente de leur destination finale décidée par les parents biologiques : ils seront détruits, cédés à la recherche, ou cédés à un autre candidat.
    Pour les parents qui ne peuvent ou ne veulent pas se prononcer, la loi espagnole leur permet de déléguer leur pouvoir décisionnel à la clinique de procréation qui choisira pour eux. Cela signifie que les parents ne sauront jamais si l’un de leurs embryons a été implanté pour donner naissance à un enfant, leur enfant.

     L’Institut précise que le traitement hormonal et la réimplantation de l’embryon « sont très simples et indolores ». Il affiche un taux de réussite de 57%, et précise que les embryons réimplantés auront été préalablement analysés afin d’éviter qu’ils ne soient porteurs de pathologies psychologiques, physiques ou héréditaires. On aura donc procédé à un tri et à une sélection embryonnaire.

    Bien que l’Institut Marquès note une augmentation de la réimplantation d’embryons, ce processus reste assez peu utilisé. « Ces embryons sont issus du projet d’autres couples, il est donc très difficile, d’un point de vue psychique, de s’engager dans une autre histoire. » déclare Virginie Rio, cofondatrice du collectif Bamp !, l’association de patients de l’assistance médicale à la procréation.

    En Belgique, la loi de 2007 relative à la PMA exige des parents « donneurs » de décider de la "destination" de leurs embryons surnuméraires. Ceux-ci sont conservés dans les congélateurs pour une durée maximale de 5 ans. Passé ce délai, des rappels réguliers sont envoyés aux parents. Le cadre légal ne précise pas les modalités à suivre en cas de non réponse des parents. On ne dispose d’ailleurs d’aucune donnée chiffrée quant au nombre d’embryons surnuméraires congelés et stationnés dans les congélateurs en Belgique.

    Voir les Dossiers : La Procréation Médicalement Assitée en Belgique

    et aussi  La recherche sur les embryons humains en Belgique

    Sources : Institut Marques, Brusselsvif.be

     

    Abortus : nieuwe Dossier !

    25/03/2019 - Début de vie

    Ce dossier est déjà paru en français . Disponible ICI

    Dossier in het Nederlands HIER

    Abortus provocatus is vrijwillig het leven ontnemen van een menselijk embryo of foetus. Het is algemeen gekend als ‘vrijwillige zwangerschapsafbreking’ of ‘abortus’. In België is de wet op vrijwillige zwangerschapsafbreking, die tot doel heeft abortus gedeeltelijk te depenaliseren, op 15 april 1990 in werking getreden. Deze wet was het resultaat van lange en tumultueuze debatten in het federale parlement, dat sinds de jaren zeventig dit onderwerp had opgenomen. De laatste jaren zijn er stemmen opgegaan om de toepassing van de wet te versoepelen, om zo bij de praktijk aan te sluiten die meer en meer de neiging had van de tekst af te wijken.  Het Parlement heeft uiteindelijk de wet van 15 oktober 2018 goedgekeurd, die deze van 1990 op verschillende fundamentele punten wijzigt.

    Dit dossier vat eerst samen wat de wet op abortus vereist. Vervolgens onderzoekt het de concrete feiten van de realiteit van abortus en de evolutie van de praktijk ervan in België.

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