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Des médecins canadiens demandent d’autoriser l’euthanasie "par" prélèvement des organes

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[Français] 26 septembre 2018

Sommaire

  •   Des médecins canadiens demandent d’autoriser l’euthanasie "par" prélèvement des organes
  •   Elargir l’accès aux soins palliatifs selon le Conseil de l'Europe
  •   Cellules souches : appel aux donneurs d’origine non-européenne
  • Des médecins canadiens demandent d’autoriser l’euthanasie "par" prélèvement des organes

    26/09/2018 - Fin de vie

    Des médecins canadiens demandent que la loi et les protocoles médicaux soient modifiés afin de permettre l’euthanasie avec don d’organes. Depuis 2016, la loi fédérale du Canada dépénalise l’euthanasie et le suicide assisté. Deux médecins de la Western University (Ontario) et Robert Truog, bioéthicien à la Harvard Medical School, plaident pour l’autorisation du prélèvement d’organes avec euthanasie et décrivent les conditions nécessaires pour assurer une transplantation aussi efficace que possible.

    Le protocole en vigueur concernant le don d’organes impose d’attendre quelques minutes entre l’arrêt de la circulation sanguine (arrêt cardiaque) et le prélèvement. Or, il s’avère que la qualité des organes diminue au fur et mesure du temps écoulé entre le prélèvement et la transplantation. Les auteurs de l’opinion argumentent que si les organes étaient prélevés sur une personne vivante demandant l’euthanasie et transplantés directement, ils seraient le plus frais possible.

    Il faudrait par conséquent, selon les protagonistes, supprimer la règle selon laquelle un patient doit être mort avant de donner ses organes, et modifier la loi qui prévoit l’euthanasie par administration d’une « substance », pour permettre l'euthanasie par dons d'organes. Cela impliquerait aussi que l’euthanasie soit effectuée dans un bloc opératoire.

    Aux Pays-Bas, la loi autorise le prélèvement d’organes après euthanasie. (voir Flash expert) Une quarantaine cas similaires ont aussi eu lieu en Belgique et soulèvent d’importantes questions éthiques par rapport au couplage de l’euthanasie et du don d’organes. Des voix s’élèvent maintenant en Belgique pour extraire les organes du patient à euthanasier avant sa mort, sous anesthésie générale, garantissant ainsi la qualité des organes. (voir Bulletin de l’IEB)

    Source : BioEdge

    Elargir l’accès aux soins palliatifs selon le Conseil de l'Europe

    26/09/2018 - Fin de vie

    La Commission des questions sociales, de la santé et de développement durable du Conseil de l’Europe a adopté le 18 septembre une résolution sur l’offre des soins palliatifs en Europe. Le texte réitère une demande faite en 2009 aux Etats membres d’élargir l’accès aux soins palliatifs.

    La Commission reconnaît que les soins palliatifs sont fondamentaux pour la dignité humaine et constituent une composante du droit humain à la santé. Elle appelle par conséquent les Etats membres à reconnaître les soins palliatifs en tant que droit humain, et à leur allouer les ressources nécessaires.

    La Commission se dit préoccupée par un « accès insuffisant à un soulagement adéquat de la douleur » pour des centaines de milliers d’Européens. Elle appelle les Etats à intégrer les soins palliatifs à tous les services et contextes du système de santé, et à dispenser aux professionnels de santé une formation adéquate sur les soins palliatifs (cycle de formation initial sur les soins palliatifs dans les études de médecine et de soins infirmiers, et formation professionnelle continue dans ce domaine). Les soins palliatifs devraient aussi être reconnus en tant que spécialité médicale.

    Le rapporteur de la Commission Rónán Mullen (Irlande, PPE/DC) explique que la reconnaissance académique des soins palliatifs permettrait de lever un obstacle majeur à leur développement, à savoir « la tendance de la médecine à privilégier la guérison des patients et le prolongement de la vie aux dépens des soins et d’une attention à la qualité de vie à l’approche de la mort ».

    Source : Conseil de l'Europe

    Cellules souches : appel aux donneurs d’origine non-européenne

    26/09/2018 - Recherche biomédicale

    Parmi les 81.300 donneurs inscrits au registre belge de donneurs de cellules souches, seulement 1,5% est d’origine nord-africaine, centrafricaine ou turque, un taux trop faible par rapport aux besoins des receveurs. Parmi les patients de ces origines, une personne sur trois ne trouve donc pas de donneur.

    Les cellules souches en question ont la caractéristique d’être indifférenciées et divisibles indéfiniment. C’est à partir de ces cellules « mères » que toutes les autres cellules sanguines (globules rouges, globules blancs et plaquettes) se développent. Elles sont indispensables pour le traitement de maladies du sang telles que la leucémie.

    La Croix-Rouge précise que « les hommes âgés de 18 à 40 ans sont les donneurs de cellules souches les plus adéquats ». La ministre de la Santé a également encouragé la campagne : « Le don de cellules souches est un geste de solidarité : vous pouvez sauver la vie de quelqu’un. »

    Il est possible de s'enregistrer comme candidat donneur sur le site http://www.31millionsdechances.org/devenir-donneur-de-cellules-souches/

    Source : Journal du médecin

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