FR NL EN

# C’ESTPASLAMORT : une campagne publicitaire pour les soins palliatifs

ImprimerRecommander
[Français] 24 avril 2019

Sommaire

  •   # C’ESTPASLAMORT : une campagne publicitaire pour les soins palliatifs
  •   Des cliniciens appellent à mettre fin aux « expériences transgenres » sur les enfants
  •   Application mobile : suivez le développement du bébé in utero!
  •   Bilan 2018 du suicide assisté dans l’Oregon (USA)
  • # C’ESTPASLAMORT : une campagne publicitaire pour les soins palliatifs

    17/04/2019 - Fin de vie

    Une campagne publicitaire relayée par l’hashtag « #C’ESTPASLA MORT » et sous-titrée « 10 euros pour redonner le sourire à quelqu’un qui souffre » est diffusée partout en France depuis le 10 avril dernier.

    Cette campagne d’appel aux dons pour les soins palliatifs est une initiative de l’incubateur de projets « Fonds pour les soins palliatifs ». Il s’agit de la première campagne d’affichage nationale d’un tel genre. « En invitant au don, le Fonds pour les soins palliatifs rappelle la contribution essentielle que chacun peut avoir dans l’amélioration de la qualité de vie et du bien-être des personnes gravement malades ainsi que de leurs proches. » a indiqué le Fonds dans un communiqué de presse.

    Le Fonds pour les soins palliatifs existe depuis 2011 et soutient différents projets pour promouvoir et développer les soins palliatifs. Il développe des partenariats entre d’une part des grandes entreprises mécènes et d’autre part des acteurs engagés en soins palliatifs (médecins, hôpitaux…) qui ont besoin de moyens pour mettre en place leurs projets. La collecte de dons se fait également auprès des particuliers. 76 projets ont pu être ainsi développés depuis 2011.

    Source :  Fondssoinspalliatifs.fr

    Des cliniciens appellent à mettre fin aux « expériences transgenres » sur les enfants

    12/04/2019 - Statut du corps humain - Posthumanisme

    La clinique Tavistock and Portman NHS Trust (Londres) et son « Service de Développement de l’identité de genre » (GIDS) font l’objet d’une forte critique de la part de scientifiques, dont 5 cliniciens qui l’ont quittée en raison de désaccords par rapport aux traitements subis par des enfants présentés comme transgenres.

    Le programme d’expérimentation fut lancé en 2010 : on injecta chez 50 enfants de 10 à 16 ans, supposés présenter une « dysphorie de genre », des substances pour bloquer leur puberté (i.e. des agonistes de l'hormone de libération des gonadotrophines, qui agissent sur la glande pituitaire de façon à empêcher la production d’œstrogène ou de testostérone). Ce blocage a pour but de faciliter, dans un second temps, l’attribution de l’autre sexe, par voie hormonale ou chirurgicale.

    Selon ces cliniciens alors chargés de décider à quels enfants administrer des bloqueurs hormonaux, des enfants éprouvant des difficultés au niveau de leur sexualité sont erronément diagnostiqués comme transgenres par le centre Tavistock.

    Le Dr Michael Biggs, professeur de sociologie à Oxford, a mis en évidence l’absence de preuves quant aux résultats positifs et aux effets à long-terme de ces « expérimentations ». Notamment, leur réversibilité fait débat, au niveau physique et psychologique, en terme d’influence sur les hormones sexuelles, le cerveau et le développement de l’identité de l’enfant. Ces doutes sont appuyés par le pédiatre Russel Viner : « Si vous supprimez votre puberté pendant trois ans, les os ne se renforcent pas au moment où ils devraient, et on ne sait absolument pas ce que cela peut provoquer sur le développement du cerveau. »

    Une annexe de rapport au Bureau des Directeurs de Tavistock, révèle que parmi les enfants traités avant 2010, seulement un cas reçut une issue positive, trois cas aboutirent à une augmentation de problèmes émotionnels et comportementaux, et dans certains cas, les parents constatèrent une diminution du bien-être physique de l’enfant, jusqu’à favoriser des envies suicidaires où l’enfant essayait délibérément de se blesser ou de se tuer. Aucune information n’existe quant à ces personnes une fois passés leurs 18 ans…

    Trois ans après les premiers essais, le centre Tavistock avait prescrit des bloqueurs de puberté pour un total de 800 adolescents, parmi lesquels 230 enfants en dessous de 14 ans. En 2018, ils arrivaient à 300 prescriptions par an, alors que la page web du programme GIDS indique que « les preuves scientifiques de l’efficacité du traitement offert sont encore limitées ». Peut-on encore parler d’expérimentations avec une telle augmentation d’enfants traités ?

    L’injection de bloqueurs de puberté chez des enfants et adolescents troublés au niveau de leur sexualité est de plus en plus répandue dans les pays comme la Belgique, la France, les Etats-Unis, ou l’Italie, où l’Agence du médicament a décrété le médicament entièrement remboursable par le Service de santé national, le 25 février dernier. Pour le Centre d’études Livatino, Alberto Gambino livre une analyse approfondie sur le sujet, soulignant que maintenir l’enfant dans sa condition physique pré-pubertaire peut également cristalliser sa propre confusion, et induire un décalage entre développement physique et cognitif. Il pose aussi la question du consentement libre et volontaire d’un pré-adolescent atteint de dysphorie de genre.

     Sources : The Times (8/4/2019), Transgendertrend.com (5/3/2019), Centro Studi Livatino (5/11/2018).

    Application mobile : suivez le développement du bébé in utero!

    12/04/2019 - Début de vie

    Nommée « See Baby Pregnancy Guide », cette application permet de visualiser des images, des modélisations 3D et des animations représentant l’embryon puis le fœtus in utero. Elle propose aussi des vidéos pour suivre ses mouvements dans le ventre, et fournit des informations de qualité sur la grossesse.

    Cette application est un des résultats du « Virtual Human Embryo Project » initié il y a onze ans sous la direction du Dr. Raymond F. Gasser, un embryologiste américain de renom. Le but de ce projet est « d’améliorer la compréhension de l’embryologie humaine et d’encourager l’étude du développement de l’embryon humain en fournissant aux étudiants et aux chercheurs des ressources fiables sur la morphologie de l’embryon humain. »

    Pour ce faire, des milliers d’images d’une très grande qualité montrant les différents stades d’évolution de l’embryon puis du fœtus ont été numérisées, étiquetées et combinées. Elles ont été obtenues par embryoscopie et fœtoscopie, grâce à une caméra placée directement contre le sac amniotique pour voir le bébé bouger. A partir de ces images, ont pu être élaborés des animations, des films et des reconstructions 3D, ainsi qu’un atlas illustré de 14 250 pages sur l’évolution de l’embryon.

    L’application est hébergée par EHD (Endowment for Human Development), une organisation américaine à but non lucratif, « vouée à l'amélioration de l'enseignement des sciences de la santé et de la santé publique. »

    Voir ICI la vidéo qui présente l’application.

    Sources : Ehd.org ; Embryology.ch ; virtualhumanembryo.lsuhsc.edu ; spuc.org.uk

    Bilan 2018 du suicide assisté dans l’Oregon (USA)

    24/04/2019 - Fin de vie

    Le rapport 2018 de l’Oregon Health Authority au sujet de l’application du Death with Dignity Act (loi autorisant le suicide assisté) est paru récemment.

    Le préambule du rapport informe immédiatement que « deux médecins ont été signalés auprès du Conseil médical de l’Oregon pour non-respect des exigences du Death With Dignity Act », sans préciser cependant ce qui leur est reproché.

    Le rapport stipule que 249 personnes ont reçu des ordonnances pour se procurer des doses létales (contre 218 en 2017) et 168 sont décédées par suicide-assisté (contre 143 en 2017). Depuis 1997, année de légalisation du suicide assisté dans l’Oregon, le nombre de décès par suicide assisté a très fortement augmenté (46 en 2006, 85 en 2012). Sur les décès enregistrés en 2018, 79,2% des individus étaient âgés d’au moins 65 ans, 62,5% étaient atteints d’un cancer, et 47,3% avaient au moins un niveau de Bachelor (quatre ans d’études supérieures). Les trois motivations du suicide les plus souvent signalés étaient la perte d'autonomie (91,7%), la diminution de la capacité de participer à des activités qui rendaient la vie agréable (90,5%) et la perte de dignité (66,7%).

    Il est à noter de plus que « l’évaluation psychiatrique n’est intervenue que dans 5 cas tant en 2017 qu’en 2016. Une seule consultation psychiatrique est permise, ce qui rend la réalité du diagnostic médical difficile. Des cas de pression de l’entourage, des raisons économiques ont été rapportées, tout comme des complications médicales lors de l’ingestion du produit létal. » (La revue du praticien, Tome 69, Numéro 1, janvier 2019).


    Sources : oregon.gov, La revue du praticien
     

Faire un don à l'IEB