L'Université de la Vie - La vie à quel prix ?

Aussi dans 6 villes en Belgique : à Bruxelles + Liège + Mons + Namur + Louvain-la-Neuve et Gand !
4 lundis soirs consécutifs à partir du 14 janvier 2019

FR NL EN

Cancer chez l'enfant : évolution de la survie

ImprimerRecommander
[Français] 10 septembre 2014

Sommaire

  •   EUROCARE : évolution de la survie dans les cancers de l’enfant
  •   L’objection de conscience sous le feu des pro-avortement en Pologne
  • EUROCARE : évolution de la survie dans les cancers de l’enfant

    10/09/2014 - Fin de vie

    La survie des enfants atteints de cancer s'est encore accrue en Europe pour atteindre 79 %, cinq ans après le diagnostic, tous cancers confondus. L'étude a porté sur l'analyse des données de survie chez 59.579 enfants âgés de 0 à 14 ans, données recueillies à partir de 74 registres de cancer de population dans 29 pays.
    Pour l’ensemble des cancers, la survie à 5 ans est passée de 76,1% en 1999-2001 à 79,1% en 2005-2007. Pour la période 2005-2007, la survie à 5 ans pour tous les cancers à l'exclusion des tumeurs du SNC était la plus élevée en Autriche, en Norvège et en Suisse (> 84%).
    Dans d'autres pays d'Europe du Nord, les taux de survie étaient> 80% pour le Danemark, la Finlande, la Suède et 75% en Islande. Tous les pays d'Europe orientale à l'exception de la Pologne (80%) avaient des taux de survie nettement inférieurs.
    Gatta G et al. Childhood cancer survival in Europe 1999—2007: results of EUROCARE-5—a population-basedstudy. The Lancet Oncology 2014 ; 15 : 35-47.

     

    L’objection de conscience sous le feu des pro-avortement en Pologne

    09/09/2014 - Début de vie

    Un médecin polonais, professeur et obstétricien de renom, a invoqué sa clause de conscience en refusant de pratiquer un avortement sur une femme enceinte par fécondation in vitro d’un enfant malformé. Le Pr Bogdan Chazan de l’hôpital de la Sainte-Famille à Varsovie, a proposé de prendre le meilleur soin possible de la mère et de l’enfant jusqu’après l’accouchement, et de procurer des soins palliatifs au bébé dont la malformation laissait en effet prévoir qu’il ne survivrait guère. La santé de la mère n’était pas menacée par cette grossesse.
    La loi polonaise dépénalise l’avortement jusqu’au terme en cas de malformation grave du fœtus mais n’en fait pas un « droit » de la mère. Et elle prévoit le bénéfice de la clause de conscience pour le médecin qui ne peut en aucun cas se voir contraint de pratiquer un avortement ou d’y participer. En revanche, la loi polonaise l’oblige à diriger la femme vers un praticien disposé à réaliser l’avortement.
    S’appuyant sur le non-respect par le Dr Chazan de cette dernière disposition, les autorités publiques ont infligé à l’hôpital qu’il dirige une amende de 70 000 zloty et le Maire de Varsovie, Mme Gronkiewicz-Walz, a décidé de le démettre de ses fonctions. Nombreux sont les médecins qui soulignent que l’obligation faite au médecin objecteur de renvoyer la femme vers un collègue qui pratique l’avortement, ruine l’objet même de la clause de conscience en le faisant participer à l’avortement contre sa volonté.
    Une bataille juridique fait rage désormais autour de cette disposition légale obligeant l’objecteur de conscience à participer indirectement à la réalisation d’un avortement en indiquant à la femme un autre moyen de l’obtenir. L’hôpital fait désormais l’objet d’inspections à répétition. Cet hôpital est pourtant le meilleur de Varsovie ; depuis l’arrivée du Pr Chazan, les accouchements y ont triplé ; la mortalité périnatale y est deux fois inférieure à la moyenne nationale.
    L’une des parlementaires les plus virulentes dans la dénonciation des droits à l’objection de conscience,  est Wanda Nowicka, proche du groupe pro-avortement IPAS. Une pétition en faveur du Pr Chazan a déjà recueilli 60 000 signatures et une manifestation de soutien a eu lieu aux abords de l’hôpital de la Sainte-Famille.
    Un entretien avec le Dr Chazan est repris par le site consacré aux témoignages de soignants et à l'objection de conscience ICI

Faire un don à l'IEB