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Belgique : gratuité du test sanguin prénatal non invasif

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[Français] 1 juin 2017

Sommaire

  •   Belgique : gratuité du test sanguin prénatal non invasif
  •   Aide Médicale à Mourir : le Manitoba protège l’objection de conscience des soignants
  •   Luxembourg : 18 euthanasies et suicides assistés sur 2015-2016
  • Belgique : gratuité du test sanguin prénatal non invasif

    01/06/2017 - Diagnostics prénatal et préimplantatoire

    A partir du 1er juillet 2017, toute femme enceinte pourra effectuer un dépistage de la trisomie 21 sur son enfant à l’aide du TPNI (test prénatal non invasif) pour 8,68 € maximum. D’ores et déjà disponible moyennant 290 €, ce test sera totalement remboursé pour celles qui bénéficient de l’intervention majorée.

    Cette technique de dépistage de la trisomie 21 consiste à analyser l’ADN du fœtus passant du placenta dans le sang de sa mère. On sait que l’amniocentèse, technique la plus couramment pratiquée jusqu’alors pour diagnostiquer la trisomie 21, provoquait une fausse couche dans 0,5% à 1% des cas.

    C’est précisément pour éviter ces 50 fausses couches annuelles dues à l’amniocentèse, que la Ministre belge de la Santé, Maggie de Block, justifie le screening de 100.000 grossesses et l’engagement de 15 millions d’euros qui permettront à toute femme enceinte qui le souhaite d’effectuer un TPNI.  Ce test serait fiable à 99,8%.

    Lorsque l’on sait qu’en Belgique, 95,5% des fœtus détectés comme porteurs de trisomie 21 sont avortés, ce seront sans doute bien plus que 50 grossesses qui seront menacées. Les réactions de parents ayant un enfant trisomique ne se sont pas fait attendre : la trisomie 21 est une particularité génétique peu connue et souvent dramatisée. Soutenus par des structures adéquates, les parents des enfants trisomiques témoignent combien ce « petit chromosome en plus » chez leur enfant peut aussi être un facteur de bonheur  et d'ouverture à la différence dans une famille.

    La mise en place généralisée du TPNI pourrait être louable si elle contribuait à mieux préparer les parents à l’accueil d’un enfant porteur de trisomie 21, avec en parallèle un effort d’information sur la maladie. Or, on relève ici davantage une volonté d’éradication des malades, qui pose question sur la pression qui pourra être exercée sur la femme enceinte pour réaliser ce TNPI et, en cas de résultat positif, sur la liberté de décision des parents quant à la suite de la grossesse. 

    Source : La Libre / Le Journal du Médecin

     

    Aide Médicale à Mourir : le Manitoba protège l’objection de conscience des soignants

    01/06/2017 - Clause de conscience

    Le gouvernement du Manitoba a déposé un projet de loi provincial visant à protéger l’objection de conscience du personnel médical et la liberté des établissements de santé en matière de fin de vie.

    Au Canada, l’Aide Médicale à Mourir est décriminalisée par une loi fédérale depuis juin 2016. Cette loi n’oblige personne à fournir cette prestation « attendu que chacun jouit de la liberté de conscience et de religion ». Cependant, elle reconnaît comme compétence des provinces la réglementation des professions de la santé ; c’est pourquoi, afin d’assurer une double protection à l’objection de conscience, la province du Manitoba empêchera aux organismes de réglementation de profession de mettre en place des règles ou des normes obligeant à fournir l’aide médicale à mourir ou à participer à sa prestation.
    Le texte ne fait pas l’unanimité, Dying With Dignity Canada soupçonne le Gouvernement Pallister de vouloir limiter, voire de supprimer, l’accès à l’assistance médicale à mourir dans le Manitoba, tandis que d’autres affirment que l’objection de conscience est une entrave à l’accès aux soins du patient. C’est notamment le cas d’Arthur Schafer, directeur fondateur du Centre for Professional and Applied Ethics, qui estime que l’objection de conscience ou les valeurs religieuses d’un médecin ne devraient en aucun cas prendre l’ascendant sur l’autonomie du patient.

    De son côté, le syndicat des infirmiers du Manitoba s’est dit rassuré par cette mesure sécurisant l’emploi du personnel ne souhaitant pas concourir à l’aide médicale à mourir en écartant toute mesure disciplinaire à cet égard.
    Au moins trois institutions médicales de Winnipeg se sont déjà opposées à fournir l’aide médicale à mourir.

    Dossier : La liberté des institutions de soins eu égard à la pratique de l’euthanasie

    Source : Winnipeg Sun

    Luxembourg : 18 euthanasies et suicides assistés sur 2015-2016

    01/06/2017 - Fin de vie

    Depuis l’entrée en vigueur de la loi sur l’euthanasie et l’assistance au suicide en 2009, 52 personnes ont choisi de mourir de cette manière au Luxembourg. D’après le récent rapport de la Commission de contrôle et d’évaluation, 18 euthanasies et suicides assistés ont été pratiqués sur la période 2015-2016.

    Le président de ladite Commission, le Dr Carlo Bock a affirmé à l’occasion de la remise de ce rapport que : « l’euthanasie est complémentaire aux soins palliatifs ».

    Or, la philosophie des soins palliatifs n’inclut aucunement la pratique de l’euthanasie. Comme le dit la définition de l’OMS, les soins palliatifs « procurent le soulagement de la douleur et des autres symptômes gênants, soutiennent la vie et considèrent la mort comme un processus normaln’entendent ni accélérer ni repousser la mort ».

    Source : Luxemburger Wort

    Fin de vie : s’entendre sur les mots – fiche didactique de l’IEB

     

    Dossier IEB : Le modèle belge des "soins palliatifs intégraux" dénature-t-il la pratique des soins palliatifs ?

     

    Luxembourg : 15 cas d’euthanasie en 2013-2014

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