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Belgique : 684 organes auraient pu être disponibles après euthanasie en 2015

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[Français] 27 avril 2017

Sommaire

  •   Belgique : 684 organes auraient pu être disponibles après euthanasie en 2015
  •   Belgique : enquête sur la contraception
  •   Belgique : les Wallons et les questions autour du vieillissement
  • Belgique : 684 organes auraient pu être disponibles après euthanasie en 2015

    27/04/2017 - Fin de vie

    Sur base des données relatives aux personnes euthanasiées en Belgique en 2015, dont l’utilisation anonymisée a été autorisée par la Commission fédérale de Contrôle et d’Évaluation de l’Euthanasie, le Dr Jan Bollen, du Centre Médical de l’Université de Maastricht, est arrivé à la conclusion qu’au moins 10% des personnes euthanasiées auraient pu donner au moins un organe.

    Expliquant sa méthode de calcul dans une Lettre publiée dans le JAMA (Journal of American Medical Association, Avril 2017), le Dr Bollen affirme que, sur les 2023 personnes euthanasiées en Belgique en 2015, 204 étaient donneuses potentielles et que, sur 1.288 demandes d’organes en attente, 684 auraient pu être couvertes par le don d’une personne euthanasiée.

    Le détail par organe figure dans le tableau ci-dessous.

     

    Exclusion à cause de l'âge

    Exclusion à cause d'une maladie incompatible avec le don

    Nombre de dons potentiels

    Don de rein

    0

    4

    400

    Don de poumons

    0

    25

    179

    Don de foie

    125

    4

    75

    Don de pancréas

    174

    0

    30

       

    Total d'organes pouvant être donnés

    684

    Source : Jama April 11,2017. Volume 317, Number 14

     

     

    Actuellement, en Belgique, près de 1.500 personnes sont en attente d’une transplantation d’organe, et des voix commencent à s’élever pour encourager le don d’organes après euthanasie. De même, le Pr Jean-Louis Vincent, intensiviste à l'hôpital universitaire Érasme à Bruxelles, affirme dans Le Journal du Médecin du 21 avril 2017 qu’il conviendrait d’encourager les DCD, c’est-à-dire les « Donation after Circulatory Death ». Dans ces cas de figure, les donneurs ne sont alors pas en état de mort cérébrale mais en « quasi mort cérébrale » ou « mort circulatoire. (…) Parfois, tout espoir de récupération d’une vie relationnelle est perdu mais le cerveau œdématié ne conduira pas à la mort cérébrale (…) ».

    Dans le même article, le Pr Vincent mentionne que le prélèvement d’une personne à « mort non cérébrale » est une « option qui est maintenant d’application dans une dizaine de pays dont la Belgique pour les malades qui arrivent irrémédiablement en fin de vie mais dont certains organes au moins sont suffisamment sains pour être transplantés ».

    Le Prof Vincent considère qu’il serait « hypocrite d’attendre les bras croisés que le cœur soit complètement arrêté, (NDLR. pour prélever les organes), alors que c’est bien l’évolution escomptée (…) Le résultat est évident : non seulement la qualité des organes prélevés est meilleure, mais  «  le nombre de donneurs – près de 300 cas de mort cérébrale par an en Belgique – peut être plus que triplé. »

    Source : JAMA, Journal du Médecin

    Belgique : enquête sur la contraception

    27/04/2017 - Début de vie

    Une enquête sur la contraception a récemment été réalisée en Belgique par Solidaris, sur des individus âgés de 14 à 55 ans. Certains résultats interpellent. Tout d’abord, tandis que la popularité de l’implant, du patch et du stérilet augmente, on observe une remise en cause de certains moyens contraceptifs tels que la pilule ou le préservatif masculin. Alors que 96% des femmes (9% de plus qu’en 2010) disent prendre la pilule, on perçoit aujourd’hui une baisse de la satisfaction par rapport à ce moyen contraceptif. Les femmes disent subir des « effets secondaires » et parlent d’effets « nocifs pour la santé ». Les effets secondaires de la contraception effraient désormais 61,1% des personnes y ayant recours, ce qui représente une augmentation de 24% par rapport à 2010. 

    D’autre part, le rapport montre que 65% des grossesses non-planifiées sont survenues alors que la femme prenait la pilule. En parallèle, on observe une recrudescence du recours à l’interruption volontaire de grossesse (IVG).
    Faut-il voir un lien entre le manque d’efficacité de la contraception et le recours à l’IVG ? Le rapport de 2012 de la Commission nationale d'évaluation de la loi du 3 avril 1990 relative à l'interruption de grossesse allait déjà dans ce sens. Il révélait ainsi que 30,80% des femmes recourant à une IVG prenaient la pilule dans le mois précédent leur grossesse et que, par ailleurs, il y avait dans 14,89% des cas utilisation du préservatif. Cependant, un article du journal Moustique*, en donne une autre interprétation : cette augmentation des IVG serait plutôt liée à la peur que suscitent les risques de la contraception sur la santé. Isabelle Govaerts, une gynécologue, s’en inquiète : « L’IVG n’est pas un moyen de contraception et c’est un acte traumatisant ». Il y a donc, selon elle, un effort à fournir de la part du personnel médical pour « contrecarrer cet emballement » de la population.

    L’étude montre aussi qu’actuellement, 89,4% des jeunes de 17 à 20 ans sont sous contraception.

    Source(s) : Solidaris

    * G. De Bock, Dossier « Les Belges et la contraception : La pilule en question » dans Moustique du 19 avril 2017.

     

    Belgique : les Wallons et les questions autour du vieillissement

    27/04/2017 - Fin de vie

    Une enquête intitulée Les Wallons face au vieillissement réalisée par la société de sondage Sonecom à la demande du Parlement wallon révèle trois principales craintes liées au vieillissement : la mauvaise santé physique (53,5%), les affections mentales (30,2%) et la perte d’autonomie dans le quotidien (28,1%).

    De plus, il est intéressant de constater que 43.4% des personnes sondées ne connaissent pas les dispositifs d’aide aux personnes âgées existant au niveau local, régional et fédéral (aides financières, maintien à domicile, mobilité…) ce qui permettrait pourtant de rassurer les 61.6% qui préfèreraient vivre à leur domicile avec de l’aide sur place en cas de perte d’autonomie. 

    Assez paradoxalement, on note que 74% considèrent qu’il faut promouvoir le bénévolat pour l’accompagnement des personnes âgées et que c’est par la même occasion une opportunité de développer de nouvelles activités économiques et de nouveaux métiers (76%).

    Cette étude montre aussi que sur les 1.023 adultes interrogés seulement 1,4% déclaraient avoir peur de la mort.
    Enfin, signe de la banalisation croissante de l'euthanasie, 83,1% des personnes sondées se sont déclarées favorables à l’euthanasie pour ceux qui la demandent …

     

    Source : sondage Parlement Wallon

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