"Les raisons de ma démission de la commission Euthanasie..."

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Les raisons de ma démission de la commission Euthanasie

Les raisons de ma démission de la commission Euthanasie

Complétant notre Bulletin du 22 février 2018 , voici la traduction de la lettre du Dr Vanopdenbosch

Cher Président de la Chambre des Représentants,
Cher Président de la Commission de la Santé Publique de la Chambre,

Par la présente, je tiens à donner ma démission de la fonction de membre suppléant de la Commission Fédérale de contrôle et d'évaluation de l'Euthanasie (CFCEE). C'est à juste titre que la Chambre des Représentants se pose la question de l'indépendance et du rôle de cette commission. Dans les faits, la CFCEE n'est en effet ni indépendante, ni objective.

 

 

 

Lorsque des déclarations d'euthanasie sont détectées non conformes à la loi, la CFCEE ne les renvoie pas au Parquet pour examen, comme le prescrit pourtant la loi, mais elle prend elle-même le rôle de juge.

L'exemple le plus frappant s'est déroulé lors de la réunion du mardi 5 septembre 2017: nous y avons traité le cas d'une personne atteinte de démence à un stade avancé et souffrant de la maladie de Parkinso...

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Canada : une médecin réagit contre la limitation de liberté de conscience

Canada - Canada : une médecin réagit contre la limitation de liberté de conscience

Les médecins canadiens ont récemment vu leur liberté de conscience sérieusement limitée. Une décision de la Cour Supérieure de Justice d'Ontario a confirmé le 31 janvier 2018 la validité de deux directives du Collège des Médecins d'Ontario (CPSO) qui imposent aux médecins faisant objection de conscience de référer eux-mêmes leurs patients demandeurs d'aide au suicide vers un autre médecin ou entité médicale « disponible et accessible ». (Bulletin de l'IEB)

Pour rappel, la Cour a estimé que même si ces directives violent effectivement la liberté de conscience des médecins, cette violation se justifie par le droit des patients d'accéder à tous les soins qu'ils demandent. Catherine Ferrier, médecin présidente du Collectif des médecins contre l'euthanasie, met en garde contre les dangers et difficultés qui ressortent de ces exigences validées par la Cour.

Dans certaines régions éloignées, dans lesquelles vivent 20 % des canadiens, il n'y a aucune garantie que d'autres médecins ou entit...

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Danemark : l’anonymat des donneurs de sperme est facultatif

Danemark : l’anonymat des donneurs de sperme est facultatif

Le Danemark, pour répondre dans la mesure du possible au droit reconnu à chacun de connaître ses origines, propose aux donneurs de sperme  de plus de 25 ans de faire leur don de manière non-anonyme.

Si le donneur y consent, il accepte que l'enfant né de son don puisse, à ses 18 ans, accéder à son identité et entrer en contact avec lui s'il le souhaite. Le Danemark permet cette possibilité de contacts, parce qu'elle pourrait aider les enfants nés de dons de gamètes à sortir de l'inconnu s'ils le désirent, à obtenir des réponses à leurs questions, à être apaisé pour se construire dans leur vie d'adulte.

Depuis dix ans déjà, ce pays offre la possibilité aux futurs parents de choisir des donneurs « sur catalogue », avec à leurs dispositions des informations précises : des photos d'enfant, leur voix, une lettre de motivation, leur profil génétique et même leur arbre généalogique. Seule leur identité reste secrète. Celle-ci peut aujourd'hui être levée à la majorité de l'enfant. 

Chaque ...

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La création d’ « embroïdes » provoque un flou éthique nouveau

La création d’ « embroïdes » provoque un flou éthique nouveau

En septembre 2017, des chercheurs de l'Université de Michigan ont déclaré avoir découvert une nouvelle manière de créer des embryons. L'équipe tentait de créer des « organoïdes », organes miniatures, à partir de cellules souches humaines. Elle s'est rendue compte que ces agrégats de cellules s'organisaient de telle manière à présenter progressivement de plus en plus les caractéristiques d'un embryon.

Il manquait à ces entités dites « embroïdes » plusieurs types de cellules-souches-clefs. Ceci les empêchait de dépasser un certain stade de développement et de devenir un organisme embryonnaire « entier ».

L'équipe, en raison des ressemblances, a néanmoins pris la décision de les détruire sans continuer ses recherches. D'une part parce que l'Amendement Dickey-Wicker de 1995 interdit à l'Etat américain de financer la création ou la destruction d'embryons à des fins de recherche scientifique ; d'autre part parce qu'il est interdit de faire vivre des embryons utilisés aux fins de recherch...

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