Faut-il nourrir les malades atteints de démence ?

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Oregon : Alzheimer et les directives anticipées

Il y a huit ans, Nora Harris, alors âgée de 56 ans, apprend qu'elle est atteinte de la maladie d'Alzheimer. Résidant dans l'Etat d'Oregon aux USA, où le suicide assisté est permis à certaines conditions, elle rédige à ce stade précoce de la maladie, des directives anticipées. Madame Harris y exprime le souhait que ne soit prise aucune mesure qui prolongerait sa vie à partir du moment où elle serait dans l'incapacité de comprendre ce qu'elle vit et d'être présente à elle-même.
Quelques années plus tard, elle ne peut plus se nourrir seule et dépend de l'aide de quelqu'un pour la nourrir. Son mari, considérant dès lors qu'elle dépend d'une forme d'alimentation artificielle, s'adresse alors à la justice pour obtenir de pouvoir cesser l'alimentation de son épouse, arguant que si elle avait été en mesure de s'exprimer, elle n'en aurait pas voulu.
En juillet 2016, le juge a rejeté cette demande. Pour lui, les directives anticipées de Nora ne permettent en effet pas d'être interprétées comme...

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Ontario : La liberté d’expression est-elle encore réelle quand l’objection de conscience est limitée

L'Aide Médicale à Mourir (AMM) est décriminalisée au Canada depuis juin 2016 par une loi fédérale, la Bill C-14. Celle-ci prévoit toutefois qu'aucun médecin n'est dans l'obligation de pratiquer une euthanasie, et ce au nom de la liberté de conscience et de religion prévue dans l'article 2 de la Charte canadienne des droits et libertés.

Le 10 mai dernier, en Ontario, une loi provinciale (Bill 84) a obtenu la sanction royale nécessaire à son entrée en vigueur. Ce texte oblige tout médecin ou infirmier, au cas où il ferait appel à l'objection de conscience, à référer son patient à un confrère qui, lui, accèdera à la demande d'aide médicale à mourir. De nombreux professionnels de la santé ont immédiatement dénoncé le fait que référer un patient à un collègue, revient en quelque sorte à participer indirectement à l'euthanasie - constituant de ce fait une atteinte au principe même de la liberté de conscience.

Les conséquences de cette loi provinciale sont bien réelles comme l'a récemment...

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Chili : avortement dépénalisé dans trois 3 cas, quelle place à l’objection de conscience ?

Le Chili est sur le point de finaliser un projet de dépénalisation de l'avortement jusqu'à la 12ème semaine de grossesse (14ème semaine pour les moins de 14 ans). Le Sénat a déjà approuvé les trois conditions sous lesquelles la pratique sera dépénalisée : lorsque la poursuite de la grossesse met en danger la vie de la mère, lorsque le foetus est non-viable ou lorsque la grossesse survient à la suite d'un viol. Avant l'adoption officielle du texte, le Parlement débat cette semaine sur un programme d'accompagnement des femmes qui auront choisi de garder leur enfant ainsi que sur l'objection de conscience laissée aux soignants.

Cette question de l'objection de conscience divise tant du point de vue individuel qu'institutionnel. Tel que présenté initialement, le projet de dépénalisation prévoit une clause de conscience mais uniquement pour le médecin chirurgien à qui il serait demandé de pratiquer l'IVG. C'est-à-dire que le reste de l'équipe médicale, anesthésistes, sages-femmes, infirm...

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