Fatigue de vivre de nos aînés, une responsabilité sociétale

Fatigue de vivre de nos aînés, une responsabilité sociétale

Selon Luc Van Gorp, dirigeant de la Mutualité Chrétienne, 8 personnes optent officiellement chaque jour en Belgique pour l'euthanasie. Ce phénomène touche principalement nos aînés : en 2014 et 2015, 62,8 % des euthanasies pratiquées l'ont été pour des personnes de plus de 70 ans. Ces euthanasies ont de plus en plus lieu, en maison de repos (de 5% du nombre total des euthanasies en 2002 à 12 % en 2015 - Rapport de la CFCEE, p.88), en raison d'une « fatigue de vivre » dit Van Gorp. Il relie ce constat à la culture ambiante du « vieillissement quoi qu'il arrive », et nous met en garde contre celle-ci, car il constate que les personnes âgées en arrivent parfois à ne plus trouver, autour d'elles et en elles, de sens à leur existence.

Si le corps et la santé physique bénéficient de tant d'attention, on doit constater que l'on accorde moins d'importance au sens et à la richesse d'avoir des aînés parmi nous. Comment assurer la qualité de vie et le bien-être mental d'une personne, souvent d...

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Suisse : les médecins dépassés par la fin de vie ?

En Suisse, la majorité des habitants meurent en milieu hospitalier, où les soins se focalisent sur les troubles physiques, alors que les besoins spécifiques à la fin de vie, psycho-sociaux et spirituels, sont délaissés. Les soins palliatifs, encore peu établis dans ce pays, ne font d'ailleurs pas partie de la formation des médecins.

Terminer sa vie chez soi n'est pas toujours chose facile en Suisse. S'il existe des formes d'aide, elles sont peu connues et peu accessibles. Les coûts des soins prodigués à domicile ne sont pas couverts par l'assurance-maladie, et aucun aménagement professionnel ne soutient les aidants proches menant de front leur travail et les soins à prodiguer. Voilà pourquoi les personnes en fin de vie, même non souffrantes sont bien souvent transférées vers un hôpital ou établissement médico-social.

Ce constat qui ressort du rapport du Fonds National Suisse de la Recherche Scientifique (FNSNF) et du Programme National de Recherche (PNR 67) qui ont, pendant 5 ans,...

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La démence devenue une priorité de santé publique mondiale

Le monde compte aujourd'hui 50 millions de personnes atteintes de démence, dont 60 % vivent dans un pays à revenu faible ou intermédiaire Il en apparaît chaque année 10 millions de plus.

La maladie d'Alzheimer en est la forme la plus courante (60-70 % des cas). L'OMS prédit 82 millions de cas de démence en 2030 et jusqu'à 152 millions d'ici 2050.

Alors que la démence est une des causes principales de handicap et de dépendance parmi les personnes âgées, cette maladie est une réalité encore trop méconnue, suscitant pour beaucoup incompréhension, stigmatisation et isolement, donc un obstacle à sa prise en charge.

Tirant la sonnette d'alarme, l'OMS a approuvé en mai 2017 un « Plan mondial d'action de santé publique contre la démence ». Celui-ci propose à tous les responsables politiques, leurs partenaires et les chercheurs un schéma d'action visant à mieux faire connaître la maladie et à mettre en place des initiatives afin d'améliorer la manière dont elle est perçue.

Si, à l'heure a...

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