Financer la congélation d’ovocytes de ses employées ?

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Thématique : Statut du corps humain / Don de gamètes

Actualités

Publié le : 28/10/2014

Facebook et Apple pourraient bientôt financer une partie des frais nécessaires à la congélation d'ovules de leurs employées. Ces entreprises ont en effet besoin de jeunes femmes compétentes pour assurer une certaine parité, et espèrent ainsi permettre à leurs employées de ne plus devoir choisir entre leur carrière et une grossesse.
Un porte-parole de la direction de Facebook énumère les avantages qu'offre l'entreprise en matière de couverture de santé : traitements contre l'infertilité, couverture des frais de mères porteuses pour les couples homosexuels, ou de banque de sperme. L'annonce de l'intervention dans les frais de congélation des ovocytes des employées a relancé le débat sur la place de la femme dans l'entreprise (si les femmes sont 47% des effectifs dans le monde du travail, elles ne représentent que 16,6% des dirigeantes).
Si, en Belgique, la pratique est déjà d'actualité (voir ci-dessus), elle n'est en revanche pas autorisée en France.

Le Docteur Samir Hamamah, du CHU de Montpellier, salue l'initiative de Facebook et Apple. Selon lui, cette technique permettrait aux femmes de réguler leur fertilité, d'être mises sur un pied d'égalité avec les hommes qui sont fertiles à tout âge et peuvent en outre congeler leur sperme. Il souligne cependant qu'il faudrait s'assurer du fait que l'entreprise ne réclame aucune contrepartie, comme l'engament à retarder une grossesse.

En 2007, un rapport du parlement européen, sur la conciliation de la vie familiale et de la période d'étude pour les jeunes femmes, avait été adopté à une très large majorité et a plutôt encouragé les états membres à promouvoir des politiques favorables à la conciliation de la vie d'apprentissage et de la vie familiale, et à fournir aux jeunes concernées les ressources correspondants à leurs besoins.
Lire aussi AVIS n°57 du Comité Consultatif de Bioéthique de Belgique


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