Banque d’ovules congelés : la Belgique en tête ?

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Thématique : Statut du corps humain / Don de gamètes

Actualités - Belgique Belgique

Publié le : 29/11/2011

Créée il y a à peine deux ans, la banque d'ovules congelés du Centre de médecine reproductive de l'UZ Brussel est pleinement opérationnelle, alors que la technique n'en est qu'à ses balbutiements dans les pays voisins comme la France, les Pays-Bas ou l'Allemagne.

A Bruxelles, en deux ans, les dons d'ovocytes ont déjà permis de « traiter » environ 150 patientes. Le Dr Dominic Stoop explique comment la congélation d'ovocytes permet par exemple que d'un seul et même don, plusieurs ovocytes prélevés de la femme donneuse puissent être répartis vers plusieurs femmes receveuses.  Le temps d'attente est ainsi passé de 1 à 2 ans au début, à 3 à 6 mois aujourd'hui. La donneuse est de la sorte plus libre de faire le don quand elle le souhaite, et ne dépend pas des exigences et du cycle de la receveuse.
Un autre intérêt de cette banque d'ovocytes congelés est le « social freezing », c'est-à-dire la congélation pour des raisons sociales. «  Il s'agit de femmes entre 30 et 40 ans qui sont célibataires et qui souhaitent concevoir un enfant, mais en étant en couple. Elles font donc congeler leurs ovules qu'elles pourront décongeler plus tard lorsqu'elles auront trouvé l'homme idéal. En quelques sortes, elles achètent ainsi du temps. » explique le Dr Stoop.
A noter que bon nombre de femmes viennent des Pays-Bas, car jusqu'en avril de cette année, la technique n'y était pas autorisée. Mais des Françaises et des Britanniques sont également venues tenter l'expérience à l'UZ Brussel, qui a réalisé à ce jour 140 congélation à cette fin.
Ces progrès ont un coût et la technique n'est pas remboursée. «  Elle coûte aujourd'hui 2000 euros pour la congélation,  à quoi il faut ajouter plus de 1000 euros pour les médicaments. Donc cela fait un total de plus de 3000 euros pour un cycle (une tentative), en sachant qu'il faut généralement au moins deux cycles », détaille le Dr Dominic Stoop.

Source : Le Journal du gynécologue, 2199, 18/11/2011.  


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