Avis n° 52 : tissus et cellules humains utilisés dans le cadre de la médecine reproductive.

 Imprimer

Thématique : Statut du corps humain / Don de gamètes

Actualités

Publié le : 26/11/2012

Avis n° 52 du Comité consultatif de Bioéthique concernant les aspects éthiques de certaines dispositions des réglementations européenne et belge en matière de tissus et cellules humains utilisés dans le cadre de la médecine reproductive.

La transposition dans la législation belge de la réglementation européenne en matière de tissus et cellules humains, a pour conséquence de compliquer le fonctionnement des centres de procréation médicalement assistée sans compensation au niveau d'une augmentation de la sécurité ou de l'efficience, estiment les membres du comité consultatif.
Primo, l'entrée en vigueur de la loi relative au matériel corporel humain (2008) et de ses arrêtés d'exécution a conduit à une interprétation différente dans le chef des inspecteurs néerlandophones et francophones, même si la traduction littérale de ces réglementations est correcte.
Secundo, les tests pratiqués de manière répétée sur le même donneur impliquent un surcoût important pour la communauté, peu justifiable. Il en est ainsi pour les contrôles répétés dans le cadre d'un don entre partenaires d'une relation stable/un mariage ou dans le cas d'un don de sperme qui devra de toute façon être conservé pendant 6 mois avant d'être utilisé après un nouveau test sérologique.
Tertio, les prises de sang répétées sont susceptibles de dissuader des donneurs potentiels. Or, dans tous les pays, on observe un déficit en donneurs de gamètes. Des prélèvements supplémentaires jugés non indispensables engendrent un effet dissuasif sur les dons, toujours selon les membres du comité.
La nouvelle réglementation impose une traçabilité rigoureuse non seulement du solvant utilisé, mais aussi du lot dont il faisait partie ainsi que de l'unité de production. Cette mesure de conservation des tissus et cellules s'avère importante au niveau méthodologique et positive lorsqu'elle s'applique pour l'avenir. Dès lors qu'elle impose la traçabilité avec effet rétroactif, elle pourrait mener, si la procédure d'enregistrement était strictement appliquée, à ce que des milliers d'embryons conservés ne puissent plus être pris en considération pour un projet parental, avec pour conséquence soit leur destruction soit leur attribution à la recherche scientifique. Une mesure de transition est dès lors recommandée.

Advies in het Nederlands


Articles similaires

Belgique :  réparation du cortex cérébral par cellules embryonnaires

Belgique : réparation du cortex cérébral par cellules embryonnaires

- Recherche sur les embryons

Des chercheurs de l'ULB (Université libre de Bruxelles), Pierre Vanderhaeghen, Kimmo Michelsen et Sandra Acosta, ont procédé à la transplantation de neurones générés à partir de cellules embryonnaires sur des souris dont le cortex cérébral était endommagé. La première étape de la recherche, déjà clôturée précédemment avec succès, consistait en la production à partir de cellules embryonnaires, de cellules nerveuses (ou neurones) identiques à celles qui composent le cortex cérébral.
Une fois ces...

Lire la suite

L’Académie de médecine (France) s’oppose à une nouvelle loi sur l’euthanasie.

L’Académie de médecine (France) s’oppose à une nouvelle loi sur l’euthanasie.

- Euthanasie et suicide assisté

L'Académie réitère son opposition à l'euthanasie active ou à l'aide médicale au suicide : «Il n'est pas dans la mission du médecin de provoquer délibérément la mort. Aucun médecin ne saurait consentir à donner la mort. Aucun médecin ne saurait se voir imposer par la loi de transgresser cet interdit fondateur.»
Elle admet toutefois qu'il «devient nécessaire de faire progresser dans notre société la notion et l'expression des directives anticipées», un élément de la loi Leonetti qui permet à un ...

Lire la suite

Cellules souches de cordon ombilical : une solution pour l’insuffisance cardiaque ?

Cellules souches de cordon ombilical : une solution pour l’insuffisance cardiaque ?

- Génétique

Pour la première fois, une équipe de chercheurs au Chili ont testé des cellules souches adultes issues de cordons ombilicaux pour traiter l'insuffisance cardiaque sur des patients âgés de 18 à 75 ans (Voir Dossier « Les cellules souches du cordon ombilical »)
Parmi les 30 patients sur lesquels les test ont été réalisés, la moitié a reçu des injections intraveineuses de cellules souches venant de cordons ombilicaux et l'autre moitié un placebo.
Les premiers résultats se sont montrés encouragean...

Lire la suite