Belgique : utiliser Facebook pour trouver un donneur d'organes ?

 Imprimer

Thématique : Statut du corps humain / Don d'organes, de tissus et de sang

Actualités - Belgique

Publié le : 23/04/2015

Découragé face au nombre de personnes en attente d'un don d'organe (1248 patients), un père de famille de Flandre âgé de 39 ans, Marien, et dont la vie dépend d'un don de rein, a pris les choses en mains il y a 4 mois. Doué en communication, Marien a fait un appel, via les réseaux sociaux, afin de se trouver un donneur compatible, âgé entre 18 et 45 ans, parmi ses « amis » Facebook.
Moins d'un mois après, 8 personnes se sont manifestées et se sont dit prêtes à lui donner l'un de leurs reins. Toutefois, les médecins du Centre universitaire de Leuven chargés des transplantations, ont refusé de procéder au prélèvement et à la transplantation arguant que cela posait non seulement des questions éthiques et de « justice sociale » par rapport aux autres personnes en attente, mais surtout qu'il y avait un cadre légal strict relatif au don d'organes en Belgique. Celui-ci exige en effet que l'anonymat du donneur soit préservé, sauf s'il s'agit de proches ou de membres de la famille. Steven Verschueren, médecin interniste et impliqué dans l'évaluation donneur-receveur à Leuven, s'est exprimé dans le Standaard et rappelle que l'organisation Eurotransplant est seule responsable d'un registre centralisé. Afin d'y voir plus clair, un Avis du comité consultatif de bioéthique de Belgique a été demandé ainsi que des clarifications à la Société belge de transplantation.
Le père de famille estime que ce sont là des diversions administratives, et que les textes de loi doivent évoluer en tenant compte des moyens de communication actuels. Il se réfère au cas de Kea, un postier aux Pays-Bas qui, en janvier 2015, avait posté un message sur Facebook, relayé 2700 fois, ce qui avait permis à Kea de recevoir un rein grâce au don d'un « ami » Facebook.

 Source : The Atlantic


Articles similaires

La Belgique renforce la pénalisation du trafic d’organes humains

La Belgique renforce la pénalisation du trafic d’organes humains

- Don d'organes, de tissus et de sang

Des peines allant jusqu'à 10 ans de prison et 75.000 euros d'amende s'appliqueront désormais aux personnes organisant, pratiquant ou bénéficiant du trafic d'organes humains. En sanctionnant plus sévèrement le prélèvement d'organes à des fins commerciales, le législateur donne un signal fort pour d'une part sauvegarder la solidarité interpersonnelle qui découle de la gratuité du don d'organes, et d'autre part protéger « les groupes les plus vulnérables de la société » parfois amenés à vendre le...

Lire la suite

Vers une meilleure traçabilité et analyse des risques lors des dons d'organes?

Vers une meilleure traçabilité et analyse des risques lors des dons d'organes?

- Don d'organes, de tissus et de sang

Un communiqué de presse du 18 novembre 2011 nous apprend que le Conseil des ministres a approuvé un avant-projet de loi réglementant le prélèvement et la transplantation d'organes. Transposant une directive européenne en la matière, cet avant-projet impose une évaluation et une sélection des donneurs ainsi qu'une meilleure analyse des risques. Cet avant projet vise également à assurer une meilleure traçabilité des organes et prévoit une centralisation des incidents et réactions graves tant pou...

Lire la suite

La déclaration de don d’organes facilitée et élargie en Belgique

La déclaration de don d’organes facilitée et élargie en Belgique

- Don d'organes, de tissus et de sang

Depuis le 1er juillet 2020, toute personne disposée à faire don de ses organes après sa mort peut introduire une déclaration via le portail de santé en ligne masante.belgique.be ou auprès de son médecin traitant. Cette déclaration peut être positive ou négative, c'est à dire qu'elle peut aussi bien exprimer un accord explicite qu'un opposition au don d'organe. Jusqu'alors, seule une déclaration introduite à l'administration communale était possible - option qui est toutefois maintenue.

Rapp...

Lire la suite