Belgique : deuxième meilleur score en matière de dons d'organes

Auteur / Source : Publié le : 27/03/2015 Thématique : Statut du corps humain / Don d'organes, de tissus et de sang Actualités Temps de lecture : 2 min.

 Imprimer

Avec 25,2 donneurs d'organes par million d'habitants, la Belgique a obtenu en 2014 le deuxième meilleur « score » en matière de don d'organes parmi les huit pays affiliés à Eurotransplant, organisme de services pour les centres de transplantation, les laboratoires et les hôpitaux transplanteurs. Seule la Croatie a réalisé en 2014 un score supérieur avec 33,9 donneurs.
Le bon résultat obtenu par la Belgique s'explique en grande partie par sa législation. En Belgique, on est en effet automatiquement considéré comme donneur, à moins de s'y opposer formellement. Chacun peut faire connaître sa volonté au cours de sa vie, via ses proches, via un document écrit ou par le biais d'un enregistrement auprès de sa commune. Cet enregistrement est transmis à une banque de données centrale auprès du ministère de la Santé publique. Cette banque de données est consultée à chaque fois qu'un prélèvement d'organes ou de tissus est envisagé.
Même si la famille n'a plus légalement le droit de s'opposer à un prélèvement d'organe, les proches sont  toujours consultés pour tenter de connaître l'opinion du donneur potentiel qui n'a pas enregistré sa volonté expresse ou son opposition au sein du Registre national. Leur souhait est aussi respecté afin d'éviter un événement conflictuel à une situation souvent déjà difficile.
Source : Belga


Articles similaires

Elections et sensibilisation au don d'organes

Elections et sensibilisation au don d'organes

- Don d'organes, de tissus et de sang

Quelque 90.000 affiches et dépliants ont été distribués à plus de 200 communes dans tout le pays et un certain nombre de ces communes ont ouvert un guichet où les électeurs ont pu se faire enregistrer comme donneurs d'organes potentiels.
Pour rappel, 193.516 personnes sont déjà inscrites au Registre National comme donneurs potentiels. Mais chaque semaine, deux personnes meurent parce qu'elles n'ont pas reçu à temps un nouvel organe. En Belgique, 1.150 patients sont toujours sur liste d'attente...

Lire la suite

Belgique : donneurs d’organes et réseaux sociaux

Belgique : donneurs d’organes et réseaux sociaux

- Don d'organes, de tissus et de sang

Quand un patient doit recevoir une greffe de rein ou de foie, il disposait, jusqu'ici, de deux possibilités : soit il trouve dans son entourage familial ou amical une personne prête à lui faire, de son vivant, don d'un rein ou d'une partie du foie ; soit il s'inscrit sur une liste en attendant que décède une personne sur laquelle on pourra prélever les organes recherchés (rappel : en Belgique, toute personne est réputée consentir, sauf démarche en sens contraire, à un tel don post mortem).

Ma...

Lire la suite

La Belgique renforce la pénalisation du trafic d’organes humains

La Belgique renforce la pénalisation du trafic d’organes humains

- Don d'organes, de tissus et de sang

Des peines allant jusqu'à 10 ans de prison et 75.000 euros d'amende s'appliqueront désormais aux personnes organisant, pratiquant ou bénéficiant du trafic d'organes humains. En sanctionnant plus sévèrement le prélèvement d'organes à des fins commerciales, le législateur donne un signal fort pour d'une part sauvegarder la solidarité interpersonnelle qui découle de la gratuité du don d'organes, et d'autre part protéger « les groupes les plus vulnérables de la société » parfois amenés à vendre le...

Lire la suite