France : vote de la proposition de loi autorisant la recherche sur l’embryon humain

Publié le : Thématique : Recherche biomédicale / Recherche sur les embryons Actualités Temps de lecture : 1 min.

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Les députés français ont voté, ce mardi 16 juillet 2013, par 314 voix pour et 223 voix contre, la libéralisation de la recherche sur l'embryon humain. L'embryon surnuméraire dépourvu de projet parental devient par principe disponible à l'industrie pharmaceutique. Ce texte modifie considérablement les conditions de la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires, en supprimant l'interdiction de principe pour y substituer un cadre beaucoup plus large et flou. Ce vote a eu lieu sans que les Français aient été préalablement consultés par des états généraux, comme le prévoit pourtant la loi bioéthique du 7 juillet 2011.
Pour le docteur Xavier Mirabel, « Autoriser la recherche sur l'embryon est grave éthiquement car c'est chosifier l'être humain à son premier stade. De plus il n'y a aucune raison scientifique à traiter l'embryon humain comme un cobaye de laboratoire. Le prix Nobel de médecine vient d'être décerné au japonais Shinya Yamanaka et au britannique John Gurdon pour leurs découvertes sur la reprogrammation nucléaire, qui est une technique éthique. En autorisant explicitement la recherche sur l'embryon conduisant à sa destruction, la proposition de loi bouleverse un principe bioéthique majeur qui confère à l'embryon humain une protection symbolique. Je rappelle que la recherche sur l'embryon n'a donné aucun résultat probant à ce jour, et que les autres pays se tournent vers les cellules souches reprogrammées (iPS). »

Rappelons qu'en Belgique, la loi permet non seulement la recherche scientifique sur les embryons humains surnuméraires, mais aussi la création d'embryons humains destinés à la seule recherche de laboratoire.
 


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