Télévie en Belgique : 20.000 euros pour un projet utilisant les cellules souches embryonnaires

 Imprimer

Thématique : Recherche biomédicale / Génétique

Actualités - Belgique

Publié le : 17/01/2014

L'asbl ABMM organise depuis plus de 10 ans le Télévie et mobilise de nombreux volontaires chaque année pour la collecte de dons. C'est en moyenne 250.000 euros qui sont ainsi collectés chaque année, et notamment par son « centre téléphonique de promesse ».
Plusieurs projets de recherche trouvent ainsi un appui financier. Cette année, un projet intitulé « Human pluripotent stem cells as disease models for myotonic dystrophy type 1  » du Dr Karen Sermon de la VUB a été sélectionné et a bénéficié d'un soutien financier s'élevant à 20.000 euros.
Le projet financé étudie la myotonie dystrophique du type 1 (DM1) qui est une maladie neuromusculaire autosomale dominante. Pour ce faire, les chercheurs ont recours à des cellules souches de deux provenances. La première est celle dérivée d'embryons, qui après un diagnostic préimplantatoire (DPI) ont été identifiés comme portant la maladie DM1 et serviront donc à la recherche. La deuxième provenance est celle de la reprogrammation des cellules en partant d'une biopsie cutanée d'une personne atteinte de la maladie DM1 (les Induced Pluripotent Stem Cells, ou iPSC). L'objectif de ces recherches étant de développer un modèle in vitro de DM1 qui aidera à comprendre la maladie, et à tester de nouveaux traitements.
Du fait de la destruction des embryons mais aussi de la sélection de ceux-ci lors du DPI, se pose la question éthique. Les donateurs au Télévie en sont peut-être conscients.

Fiches didactiques : Fiche Cellules ipS (Induced Pluripotent Stem Cells) - Fiche DPI (Diagnostique préimplantatoire)
 


Articles similaires

Cardio 3 : des cellules souches adultes pour régénérer le coeur fragilisé

Cardio 3 : des cellules souches adultes pour régénérer le coeur fragilisé

- Génétique

L'autorité américaine de santé, la Food and Drug Administration (FDA) vient de donner son feu vert à la société biopharmaceutique belge Cardio3 BioSciences pour un essai clinique de phase III sur le test du traitement C-Cure sur 240 patients. Ce traitement, qui utilise des cellules souches adultes, "représente les travaux les plus avancés dans le domaine des thérapies cellulaires pour les maladies cardiaques". Il pourrait être mis sur le marché à l'horizon 2016 et permettrait de ne pas recouri...

Lire la suite

Le Comité consultatif de bioéthique de Belgique a célébré ses 15 ans d’activité.

Le Comité consultatif de bioéthique de Belgique a célébré ses 15 ans d’activité.

- Génétique

De l'embryon à l'euthanasie et à la transplantation d'organes, le Comité de bioéthique de Belgique a publié 50 avis en 15 ans, souvent à la demande de parlementaires ou de ministres. Au-delà de la préparation d'une loi, le Comité rappelle a posteriori aux parlementaires que leurs lois ne sont pas toujours conformes à l'éthique.

C'est ce qui a été rappelé lors d'une conférence organisée à l'occasion de cet anniversaire. Un orateur a également souligné le fait qu'il avait fallu 5 ans pour mettr...

Lire la suite

Prévoir les risques de maladies avant la conception : la Belgique ouvre la voie aux tests préconceptionnels

Prévoir les risques de maladies avant la conception : la Belgique ouvre la voie aux tests préconceptionnels

- Génétique

A compter d'octobre 2019, un nouveau dépistage génétique sera proposé aux couples désireux d'avoir un enfant, dans les huit centres de génétique de Belgique. Ce test vise à détecter des maladies génétiques récessives suivant un panel de 1200 maladies, que les futurs parents pourraient potentiellement transmettre à leurs enfants.

Les maladies autosomiques récessives ne se manifestent que lorsque les deux parents de l'enfant lui ont transmis le gène défectueux. « Lorsque les deux futurs parent...

Lire la suite