Belgique : une nouvelle campagne pour encourager les soins palliatifs

 Imprimer

Thématique : Fin de vie / Soins palliatifs

Actualités - Belgique

Publié le : 05/03/2020

Les trois fédérations belges de soins palliatifs, en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre, ont lancé, ce mardi 3 mars, une campagne nationale pour diffuser une image plus positive des soins palliatifs. Intitulée « Bien plus que des soins », cette campagne veut montrer que les soins palliatifs ne sont pas synonymes de mort mais bien plus de qualité de vie. Ceux-ci ont pour vocation d'améliorer la qualité de vie des patients et de leurs proches en leur offrant un accompagnement pour un “bien-être tant physique que psychologique, social et spirituel”.

Chaque année, en Belgique, plusieurs dizaines de milliers de personnes et leur entourage pourraient bénéficier de ces soins, selon le Palliative Care Indicators Tool (voy. Actualité IEB 20/4/2016). Cet outil identifie les patients qui en auraient besoin sur base des critères de fragilité, d'incurabilité et de sévérité de la maladie. Ainsi, les soins palliatifs ne sont pas réservés uniquement aux patients au pronostic vital de moins de 3 mois ou aux personnes atteintes d'un cancer. Au contraire, toute personne atteinte d'une maladie grave et évolutive sans guérison possible peut en bénéficier.

Cette campagne se décline donc en français et néerlandais, à travers des affiches dans les lieux publics et institutions de soins de toute la Belgique, et des messages sur les réseaux sociaux. Dès le mois prochain, seront également diffusés des spots sur les radios francophones. Le site www.bienplusquedessoins.be explique non seulement en quoi consistent les soins palliatifs, mais aussi quelles sont les personnes qui en bénéficient. On y trouve par exemple les témoignages de Fatima Chaoui, une aidante proche, et Régine Hardy, psychologue.

Toute la campagne met ainsi en avant, avec beaucoup de douceur, des situations personnelles très simples et très touchantes. "Martine aime passer du temps avec sa petite-fille", "Simon apprécie la présence de son chien" et "Nadia se détend dans un bon bain chaud" : ces petites choses anodines du quotidien sont rendues possibles précisément grâce aux soins palliatifs. Ceux-ci soulignent l'humanité des personnes qui sont bien vivantes, au-delà de leur maladie.

 

Source : www.bienplusquedessoins.be


Articles similaires

Ellke Sleurs s’inquiète de l’absence de rapport concernant les soins palliatifs

Ellke Sleurs s’inquiète de l’absence de rapport concernant les soins palliatifs

- Soins palliatifs

Le 5 juin 2013, Elke Sleurs (N-VA) a  de nouveau questionné (question n°5-9215) Laurette Onkelinx sur l'absence de rapport de la Cellule d'évaluation des soins palliatifs. Instituée par le législateur en 2002, cette Cellule doit rendre tous les  deux ans un rapport qui évalue les besoins en matière de soins palliatifs et la qualité des réponses qui y sont apportées. Un rapport a été rendu en 2005 et en 2008, mais plus depuis cette date.
En réponse à des questions précédentes, la Ministre Onkel...

Lire la suite

Les soins palliatifs ont besoin de moyens financiers : Mémorandum 2014

Les soins palliatifs ont besoin de moyens financiers : Mémorandum 2014

- Soins palliatifs

Par leur Memorandum en 12 points, la Fédération Wallonne des Soins Palliatifs (FWSP) demande aux autorités de promouvoir des soins palliatifs de qualité accessibles à tous.
D'après la FWSP, « beaucoup de patients ne bénéficient de soins palliatifs que dans les dernières semaines, les derniers jours, voire les dernières heures de leur vie. »
La Fédération souligne qu'il est nécessaire d'adapter les offres de soutien aux besoins du patient et de ses proches, quel que soit le lieu de vie du patie...

Lire la suite

Domus, 25 ans de soins palliatifs

Domus, 25 ans de soins palliatifs

- Soins palliatifs

L'ASBL Domus assiste les patients en fin de vie depuis 25 ans en Brabant wallon. 
Tout est parti en 1987 d'un groupe de bénévoles qui avait constaté que selon les enquêtes, 70 % des personnes voulaient mourir à domicile, mais à peine 30 % pouvaient voir ce voeu exaucé, car l'on avait encore l'habitude d'hospitaliser les malades en phase terminale. Qui plus est, il y avait un réel problème de communication lorsqu'il fallait aborder la question de la mort.
Un travail qui consista également à org...

Lire la suite