La démence devenue une priorité de santé publique mondiale

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Thématique : Fin de vie / Santé mentale

Actualités

Publié le : 13/12/2017

Le monde compte aujourd'hui 50 millions de personnes atteintes de démence, dont 60 % vivent dans un pays à revenu faible ou intermédiaire Il en apparaît chaque année 10 millions de plus.

La maladie d'Alzheimer en est la forme la plus courante (60-70 % des cas). L'OMS prédit 82 millions de cas de démence en 2030 et jusqu'à 152 millions d'ici 2050.

Alors que la démence est une des causes principales de handicap et de dépendance parmi les personnes âgées, cette maladie est une réalité encore trop méconnue, suscitant pour beaucoup incompréhension, stigmatisation et isolement, donc un obstacle à sa prise en charge.

Tirant la sonnette d'alarme, l'OMS a approuvé en mai 2017 un « Plan mondial d'action de santé publique contre la démence ». Celui-ci propose à tous les responsables politiques, leurs partenaires et les chercheurs un schéma d'action visant à mieux faire connaître la maladie et à mettre en place des initiatives afin d'améliorer la manière dont elle est perçue.

Si, à l'heure actuelle, il n'existe aucun traitement qui permette de la guérir ou même d'en modifier l'évolution, un diagnostic rapide permettraient d'améliorer grandement la prise en charge des personnes atteintes.

L'OMS définit la démence comme un syndrome, chronique ou évolutif, dans lequel on observe une dégradation de la mémoire, du raisonnement, du comportement et de l'aptitude à réaliser les activités quotidiennes. Elle ne touche pas à la conscience de la personne.

À noter que, bien que l'âge soit le facteur de risque le plus connu, la démence ne représente pas une composante normale et inéluctable de la vieillesse. 9% des cas touchent par ailleurs des personnes qui ont moins de 65 ans. D'autres facteurs, liés au mode de vie, tels que la sédentarité, l'obésité, une mauvaise alimentation, la tabagisme et l'alcool, le diabète sucré et l'hypertension, sont causes d'apparition de troubles cognitifs. Egalement le faible niveau d'instruction, l'absence d'activité cognitive, l'isolement et la dépression.

Source : OMS,

Le Quotidien


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