Vers l’euthanasie au Québec

 Imprimer

Thématique : Fin de vie / Euthanasie et suicide assisté

Actualités - Canada

Publié le : 09/06/2014

Le Québec a adopté le 5 juin 2014, à 94 voix contre 22, une loi concernant les soins en fin de vie englobant les soins palliatifs et une « aide médicale à mourir ». Cette loi, qui ne concerne que la province du Québec et qui ne sera pas appliquée avant 18 mois, devrait être contestée par le gouvernement fédéral dans la mesure où l'euthanasie et le suicide assisté y sont interdits par le code pénal canadien.
Plusieurs ministres libéraux se sont opposés à cette loi dont Christine Saint Pierre, ministre des Relations internationales. « Ma conscience me dit que ce projet de loi-là, il va à l'encontre de la morale, il va à l'encontre de la vie, c'est de l'euthanasie et je pense qu'on a enrobé le terme euthanasie comme quand on était des petits enfants et qu'on nous mettait une pilule enrobée dans le sirop », a-t-elle confié avant la période des questions à l'Assemblée nationale, le jour du vote.
Plusieurs associations de citoyens, dont Vivre dans la Dignité ou encore le Rassemblement Québécois contre l'euthanasie, se sont mobilisées depuis de nombreux mois. Elles ont dénoncé cette loi comme une transgression à l'interdit de tuer, principe qui constitue l'un des fondements essentiels de la médecine. Elles sont déterminées à poursuivre leur opposition, y compris devant les tribunaux, contre l'injustice d'une loi qui ne protège plus les personnes vulnérables.
Source : Alliance Vita


Articles similaires

Belgique : euthanasie toujours plus loin

Belgique : euthanasie toujours plus loin

- Euthanasie et suicide assisté

A peine un an après la promulgation de la loi dépénalisant l'euthanasie des mineurs, s'exprime maintenant la volonté d'aller plus loin. Conférences, symposiums et articles de presse traduisent la volonté de certains médecins d'étendre le champ d'application de l'euthanasie aux personnes démentes (lien vers VUB-Gent) mais aussi aux nouveau-nés prématurés et/ou porteurs d'un handicap, et pour lesquels l'équipe médicale jugerait que la « qualité de vie » pose question. (Symposium International d'...

Lire la suite

La Cour d'Assises se penche sur l'euthanasie pour souffrance psychique

La Cour d'Assises se penche sur l'euthanasie pour souffrance psychique

- Euthanasie et suicide assisté

Les trois médecins ayant pratiqué ou approuvé l'euthanasie de Tine Nys l'ont-ils fait de manière illégale et sont-ils coupables d'empoisonnement ? Telle est la question à laquelle répondront les douze jurés de la Cour d'assises de Gand, à l'issue du procès qui s'est ouvert ce 14 janvier. Cette affaire constitue le premier procès d'assises relatif à l'application de la loi sur l'euthanasie.

Rétroactes
L'affaire remonte au printemps 2010, lorsque Tine Nys, jeune femme de 38 ans, exprime la dema...

Lire la suite

Flandre : les professionnels de la santé impliqués dans des IMG largement favorables à l’euthanasie néonatale

Flandre : les professionnels de la santé impliqués dans des IMG largement favorables à l’euthanasie néonatale

- Euthanasie et suicide assisté

9 professionnels sur 10 impliqués dans des avortements pour raison médicale en centre pour soins intensifs néonataux en Flandre estiment que pour les nouveaux-nés « présentant un état de santé grave, dans certains cas, il est acceptable de mettre activement fin à leurs jours ». 88% de ces professionnels pensent que la loi devrait être modifiée de façon à permettre un tel geste.

 

Une première étude réalisée par le groupe de recherche End of Life Research Group rattaché à la Vrije Universi...

Lire la suite