Québec : l’euthanasie risque de faire imploser les soins palliatifs

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Thématique : Fin de vie / Euthanasie et suicide assisté

Actualités

Publié le : 15/12/2016

Suite aux pressions croissantes exercées pour « faire pénétrer l'aide à mourir » dans les milieux de soins depuis que l'aide médicale à mourir (euthanasie) a été dépénalisée au Québec le 5 juin 2014, des réactions se font entendre.

Lors du Congrès mondial sur les soins palliatifs à Montréal en octobre dernier, plusieurs intervenants ont fait part de leur inquiétude concernant l'avenir des soins palliatifs au Québec. Selon eux, l'arrivée de l'euthanasie expose le milieu des soins palliatifs au Québec à un risque de « fracture et d'implosion ».

Il apparaît de plus en plus que la vaste majorité des médecins s'oppose à toute participation à l'euthanasie. Or, la demande étant plus importante que prévue, plusieurs hôpitaux se trouvent incapables de répondre aux demandes d'euthanasie. Début novembre, les médecins d'un hôpital de Montréal ont reçu une lettre de la Direction des services professionnels, dans laquelle on leur faisait part du « besoin de médecins supplémentaires pour l'aide médicale à mourir ».

C'est pour dénoncer cette pression sur les soignants que plus de 35 médecins généralistes et spécialistes, dont le Dr Nicholas Newman, ont fait paraître une tribune dans la presse, rappelant que « l'euthanasie ne sera jamais un geste banal, bien que beaucoup d'efforts soient déployés pour en faire une « procédure » socialement acceptable. (…) Ce geste faussement qualifié de « soin » réside dans la gravité de son impact sur le médecin qui le pratique. En conclusion, nous, les médecins soussignés, tenons à réaffirmer que nous ne participerons pas à ce drame social qui ne fait qu'ajouter de la souffrance à la souffrance. Nous sommes toujours d'avis que la réponse passe par des soins de qualité, par un plus large accès à des soins palliatifs et par un accompagnement humain, respectueux de la personne. »

Source : La Presse.ca

Dossier de l'IEB : Le modèle belge des "soins palliatifs intégraux" dénature-t-il la pratique des soins palliatifs ?


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