Provoquer la mort d’enfants gravement malades ?

Publié le : Thématique : Fin de vie / Euthanasie et suicide assisté Actualités Temps de lecture : 1 min.

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Du Rapport d'enquête intitulé « Décisions médicales autour de la fin de vie chez les enfants (1-12 ans) », se dégage une volonté chez certains aux Pays-Bas d'autoriser les médecins à provoquer intentionnellement la mort d'enfants gravement malades.

L'enquête dont il est fait rapport pour le compte du Ministère de la santé a été réalisée sur base de cas d'enfants décédés en 2015. Y ont répondu 38 médecins, 64 parents (de 44 enfants au total), et 1 seul enfant.

L'Institut Européen de Bioéthique a relevé les points saillants du Rapport dans cette NOTE, dont voici quelques extraits : 

Sur les 44 enfants malades qui ont été suivis, pas un seul n'a demandé à mourir.  

Dans presque la moitié des cas, il y a eu une prise de décision médicale autour de la fin de vie de l'enfant. On entend par là une décision d'interrompre un traitement ou de ne pas le commencer, ou celle d'augmenter les antidouleurs/sédatifs, sachant que cela accélèrera la mort. Dans 59% des cas, cette décision n'a pas fait l'objet d'une discussion avec l'enfant. Près de la moitié de ces décisions (±10) avaient expressément pour but le décès de l'enfant. 

« Plusieurs parents » (mais le rapport omet de préciser leur nombre) auraient voulu avoir la possibilité de décider de qu'on provoque activement la mort de leur enfant, par souci d'une « fin de vie digne », d'une « qualité de vie », ou pour lui éviter des souffrances insupportables.


Par contre, 84% des médecins interrogés sont d'accord avec le fait que provoquer la mort d'enfants n'ayant pas la capacité de discernement et qui souffrent fort en raison d'une maladie incurable, devrait être possible moyennant certaines conditions et si les parents le demandent.


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