Pays-Bas : euthanasies en hausse / analyse du rapport annuel

 Imprimer

Thématique : Fin de vie / Euthanasie et suicide assisté

Actualités

Publié le : 28/10/2015

Le Rapport annuel 2014 des 5 Commissions régionales qui contrôlent la pratique de l'euthanasie aux Pays-Bas, récemment publié, fait état d'une hausse de 10% des cas rapportés par rapport à 2013, année pour laquelle une hausse des cas de 15% avait déjà été rapportée.
Il ressort de la lecture du rapport, que la grande majorité des personnes euthanasiées l'ont été à leur domicile (4309 personnes). 171 autres ont fini leurs jours à l'hôpital et 826 dans d'autres structures (maisons de repos, maisons de soins...) ou chez un membre de leur famille.
4 cas ont été jugés non conformes à la législation par les Commissions régionales.
Les 5302 autres cas déclarés ont donc été considérés comme valides et légaux. Parmi les 5306 cas déclarés du 1er janvier au 31 décembre 2014, la grande majorité (5064 cas) concerne des euthanasies tandis que 242 dossiers concernent des suicides médicalement assistés.
La plupart des médecins qui répondent aux demandes d'euthanasie et provoquent la mort de leurs patients sont des médecins généralistes (4678 cas), dont certains sont en lien avec la Clinique de fin de vie (227 des cas).
Parmi les pathologies ayant justifié l'euthanasie, on dénombre 3338 cas de cancers, 317 pathologies neurologiques, 257 pathologies multiples liées à l'âge, 247 pathologies cardiaques et respiratoires, 184 pathologies pulmonaires et 291 autres affections.

A noter que 81 personnes atteintes de démence et 41 de souffrances psychiatriques ont été euthanasiées.

Les autorités néerlandaises se posent aussi la question du prélèvement d'organes après l'euthanasie, étudiant les modalités à mettre en place pour que les deux opérations puissent se succéder au mieux. L'objectif est double : à la fois préserver l'indépendance des deux actes mais bénéficier de la dimension prévisible de la démarche pour garantir et préserver la qualité des organes prélevés et transplantés. 
Enfin, dans un effort d'information et de bonne application de la loi, les Commissions régionales ont publié un « Code of Practice ».
Rapport: : ICI


Articles similaires

15 ans d’euthanasie aux Pays-Bas, et une pratique en hausse constante

15 ans d’euthanasie aux Pays-Bas, et une pratique en hausse constante

- Euthanasie et suicide assisté

6.585 déclarations officielles d'euthanasies aux Pays-Bas pour l'année 2017, ce qui représente 4,4 % des décès sur l'année écoulée.

Avec près de 500 personnes euthanasiées en plus qu'en 2016, la pratique est en hausse constante.  Le Dr Jacob Kohnstamm, président des Commission régionales d'évaluation de l'euthanasie (« RTE »), parle « d'accoutumance ».

À l'en croire, la pratique d'euthanasie demeure « remarquablement consciencieuse », les médecins respectant pour la majorité scrupuleusement...

Lire la suite

Hausse vertigineuse de 75% pour l’euthanasie au Québec

Hausse vertigineuse de 75% pour l’euthanasie au Québec

- Euthanasie et suicide assisté

Au Québec, 845 personnes ont eu recours à l'euthanasie de juillet 2017 à mars 2018, soit une moyenne de 93 par mois, de 75% plus élevée que la moyenne mensuelle de l'année précédente (53). Au total, 1664 Québécois ont été euthanasiés depuis l'entrée en vigueur de la loi en décembre 2015. C'est ce qui ressort du récent rapport de la « Commission sur les soins de fin de vie ».

La Commission a été incapable de se prononcer sur 5% de l'ensemble des cas, faute d'informations. Pour 5 autres pourcen...

Lire la suite

Meurtres ou euthanasies illégales : un infirmier arrêté en Flandre

Meurtres ou euthanasies illégales : un infirmier arrêté en Flandre

- Euthanasie et suicide assisté

Un infirmier de Wevelgem, près de Courtrai, est incarcéré depuis la semaine dernière. D'abord arrêté pour "euthanasies actives illégales", il vient de voir son chef d'inculpation changé en "meurtres".  A ce stade de l'enquête, il est question d'au moins dix cas, mais il est possible qu'il y en ait beaucoup plus. D'après le parquet de Courtrai, les faits auraient eu lieu entre le début des années 1980 et 2011. Durant cette période, l'homme a travaillé comme infirmier à l'hôpital du Sacré-Coeur ...

Lire la suite