Mourir à domicile coûte moins cher à la collectivité mais plus cher au patient en fin de vie.

 Imprimer

Thématique : Fin de vie / Euthanasie et suicide assisté

Actualités

Publié le : 29/06/2013

Plusieurs éléments intéresants dans, l'étude de Gommaar Truyens « De Complexiteit van het thuis sterven »
Et tout d'abord ce paradoxe : la majorité des patients veulent mourir à la maison (70%), or, la majorité meurent à l'hôpital ou en Maison de Repos et de Soins (MRS) (51% en hôpital, 23% en MRS). De plus, même si le prendre soin à domicile revient beaucoup moins cher à la société, cela coûte plus cher au patient.
L'étude montre également que le lieu de la mort suite à une maladie ou en fin de vie est lié au niveau d'éducation et surtout au manque de support familial; ces éléments feront que la personne mourra à l'hôpital et non chez elle, comme elle l'aurait souhaité.
Gommaar Truyens identifie donc 5 raisons et explique pourquoi il est plus difficile de mourir à domicile : la charge de l'accompagnement et du prendre soin pour les proches, le manque de moyens financiers, le coût pour certains patients du soin à domicile explose dans certains cas, des situations d'angoisses difficilement gérables à domicile, le coût de la garde de nuit à domicile. D'autre part, l'étude confirme une nouvelle fois que la population en Flandre connaît très peu la portée et le contenu des soins palliatifs, ce qui explique que les personnes en fin de vie ou malades font relativement peu appel aux services des soins palliatifs.
Il y est rappelé qu'au plus tôt le patient en fin de vie fait appel aux soins palliatifs, au mieux la douleur peut être gérée. La qualité de vie du malade s'en trouve donc améliorée. Gommaar Truyens souligne aussi le fait que les équipes de soins palliatifs à domicile sont « depuis de nombreuses années confrontées à des difficultés financières croissantes »
 


Articles similaires

Malaise par rapport à certains médecins français qui euthanasient leurs patients en Belgique

Malaise par rapport à certains médecins français qui euthanasient leurs patients en Belgique

- Euthanasie et suicide assisté

Dans un avis par lettre du 28 octobre, le Comité consultatif de Bioéthique de Belgique s'est montré divisé sur la question de savoir si un médecin établi à l'étranger mais autorisé à exercer sur le sol belge, peut venir en Belgique avec son patient qui demande l'euthanasie, « et le faire admettre dans un centre de court séjour belge ou dans une maison de repos et de soins belge afin de l'y euthanasier ».

Le cas soumis au Comité était celui d'un médecin français qui se rendait régulièrement a...

Lire la suite

450 médecins aux Pays-Bas s’opposent à l’euthanasie de patients atteints de démence

450 médecins aux Pays-Bas s’opposent à l’euthanasie de patients atteints de démence

- Euthanasie et suicide assisté

Aux Pays-Bas, près de 450 médecins ont signé une pétition demandant d'interdire l'euthanasie de patients déments. Même dans le cas où ces derniers ont rédigé une déclaration anticipée d'euthanasie, il se peut qu'ils ne puissent plus, au moment de l'injection létale, exprimer clairement leur souhait qu'on provoque leur mort, ou qu'ils ne réalisent pas la portée irrémédiable de l'acte du médecin.

Parmi les initiateurs de cette pétition, le Dr Boudewijn Chabot, spécialiste en gériatrie, qui, ave...

Lire la suite

France : la justice condamne ceux qui "aident" à mourir

France : la justice condamne ceux qui "aident" à mourir

- Euthanasie et suicide assisté

Le samedi 24 octobre 2015, la Cour d'assises d'Angers a condamné en appel le Docteur Nicolas Bonnemaison à 2 ans de prison avec sursis. Le médecin était jugé pour avoir empoisonné sept patients en fin de vie.

Le Docteur Bonnemaison, médecin urgentiste à l'hôpital de Bayonne, avait déjà été radié de l'ordre des médecins  le 14 avril 2014 par le Conseil national de l'ordre des médecins, décision qui a été confirmée par le Conseil d'Etat en raison des manquements déontologiques que constitue l'e...

Lire la suite