France : Vincent Lambert sauvé de la mort

 Imprimer

Thématique : Fin de vie / Euthanasie et suicide assisté

Actualités

Publié le : 23/01/2014

Un tribunal français s'est prononcé contre l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation artificielles d'un homme en état pauci-relationnel depuis 5 ans à la suite d'un accident de la route. Les médecins avaient décidé avec la femme du patient de mettre fin à sa vie, en le privant des soins de base tels que l'hydratation et l'alimentation. Ses parents avaient toutefois saisi la justice pour s'y opposer. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne "a enjoint les médecins de maintenir l'alimentation et l'hydratation" de Vincent Lambert, 38 ans, a indiqué l'avocat des parents, Me Jean Paillot.
Pour le docteur Xavier Mirabel, président d'Alliance VITA : "Le tribunal a reconnu qu'alimenter une personne constitue par principe un soin de base, et qu'à ce titre cet acte médical est toujours proportionné. Le fait que l'alimentation soit apportée de façon artificielle ne change pas la nature profonde de l'acte. Dans le cas de Vincent Lambert, on était confronté à une interprétation abusive de la loi Leonetti par le corps médical : pour l'équipe en cause, nourrir et hydrater un patient dans un état comateux était devenu une obstination déraisonnable. Le tribunal, avec grande sagesse, a écarté cette vision euthanasique de l'arrêt des soins indispensables à la vie."
 


Articles similaires

Mobilisation dans 60 villes de France : « Soulager mais pas tuer »

Mobilisation dans 60 villes de France : « Soulager mais pas tuer »

- Euthanasie et suicide assisté

Ce vendredi 28 novembre, le Collectif « Soulager mais pas tuer » a lancé une première campagne de mobilisation dans 60 villes françaises « contre l'euthanasie, sous toutes ses formes, et contre le suicide médicalement assisté ». Parrainé par Philippe Pozzo di Borgo, tétraplégique dont le témoignage a inspiré le film « Intouchables », ce collectif rassemble plusieurs associations dont Soigner dans la dignité, Convergence soignants soignés, Alliance Vita, l'Institut Européen de Bioéthique, 100% ...

Lire la suite

"Je veux l'euthanasie" : pour Kelly, 23 ans et en souffrance psychique, c'est l'alternative au suicide

"Je veux l'euthanasie" : pour Kelly, 23 ans et en souffrance psychique, c'est l'alternative au suicide

- Euthanasie et suicide assisté

Cette jeune-femme belge, de Leuven, est en bonne santé physique mais n'arrive plus à supporter la souffrance psychique qui l'envahit. Diagnostiquée comme trouble de la personnalité limite ("borderline"), sa maladie agit comme "un couteau planté dans sa poitrine": "j'ai l'impression d'éclater en morceaux". Elle est décidée à en finir.

Au moment où se prépare le procès de trois médecins de Flandre pour le cas de Tine Nys, voilà que le Dailymail a identifié ce cas douloureux de Kelly et lui donn...

Lire la suite

La Cour d'Assises se penche sur l'euthanasie pour souffrance psychique

La Cour d'Assises se penche sur l'euthanasie pour souffrance psychique

- Euthanasie et suicide assisté

Les trois médecins ayant pratiqué ou approuvé l'euthanasie de Tine Nys l'ont-ils fait de manière illégale et sont-ils coupables d'empoisonnement ? Telle est la question à laquelle répondront les douze jurés de la Cour d'assises de Gand, à l'issue du procès qui s'est ouvert ce 14 janvier. Cette affaire constitue le premier procès d'assises relatif à l'application de la loi sur l'euthanasie.

Rétroactes
L'affaire remonte au printemps 2010, lorsque Tine Nys, jeune femme de 38 ans, exprime la dema...

Lire la suite