Euthanasie : en 10 ans, 382 personnes ont retiré leur déclaration anticipée

 Imprimer

Thématique : Fin de vie / Euthanasie et suicide assisté

Actualités

Publié le : 06/09/2018

Ils avaient déposé auprès de leur administration communale, une demande pour être euthanasiés s'ils sombraient dans un état d'inconscience irréversible ou de coma. Mais, ils sont 382 citoyens (98 en 2016 et 2017) à avoir changé d'avis, et à avoir retiré et détruit ce document. C'est l'information publiée par la presse néerlandophone et confirmée par le SPF Santé publique.

L'article 4 de la loi du 28 mai 2002 relative à l'euthanasie permet à toute personne adulte de rédiger de manière anticipée
une déclaration, pour l'éventualité où elle se trouverait dans un état ne lui permettant plus de manifester clairement sa volonté, par exemple lors d'un coma irréversible. Il s'agit d'une demande d'arrêt actif de vie, et non d'un simple arrêt de traitement. L'Arrêté royal de 2007 en fixe les modalités.

En 10 ans, 170.942 déclarations anticipées ont été déposées, 128.291 sont toujours actives et 42.651 autres arrivées à échéance, puisque la validité de ce document est de 5 ans. Parmi ces déclarations arrivées à échéance, 29.842 enregistrements n'ont pas été confirmés, le reste émanait de personnes entre-temps décédées de mort naturelle.

D'après Gert Huysmans, président de la fédération flamande des soins palliatifs, les personnes « rédigent leur déclaration alors qu'ils sont en bonne santé et sous-estiment alors l'instinct de survie qui les animera quand ils seront malades. »

A noter que pour la période 2016-2017, il y a eu 58 personnes qui ont quand même été euthanasiées par un médecin sur base d'une déclaration anticipée. Ces personnes se trouvaient dans un état d'inconscience avancé ou de coma jugé « irréversible ».

Pour approfondir voir Fiche didactique IEB

Manifester ses volontés en fin de vie : Voir Carte de fin de vie éditée par l'IEB qui n'est pas à confondre avec la déclaration anticipée.

Demander la Carte de fin de vie par voie postale

Télécharger la Carte de fin de vie


Articles similaires

Les « raccourcis » de l’euthanasie aux Pays-Bas

Les « raccourcis » de l’euthanasie aux Pays-Bas

- Euthanasie et suicide assisté

Le Président de l'association des médecins aux Pays-Bas (KNMG), René Héman s'adresse au Ministre Hugo de Jonge à propos d'un projet de note éthique relative à la fin de vie.
Tout d'abord, lorsqu'on parle du phénomène de « vie accomplie » tel que l'expriment les personnes âgées, il convient de ne pas se limiter à la seule question de la légalité de l'euthanasie dans ce cadre-là, estime René Héman. Il est plus important d'entendre l'appel à l'aide et au bien-être de ce groupe de personnes. Que v...

Lire la suite

Des soignants réagissent face au « prosélytisme » d'associations pro-euthanasie

Des soignants réagissent face au « prosélytisme » d'associations pro-euthanasie

- Euthanasie et suicide assisté

Dans une lettre ouverte écrite à l'initiative de Martine et Bernard Couderc (respectivement gériatre co-fondatrice d'une association de soins palliatifs, et cancérologue), quarante-sept médecins, soignants et aidants-proches dénoncent le « prosélytisme » des associations en faveur de l'euthanasie en France.

C'est l'organisation d'une conférence par le Président départemental de l'ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité) qui a suscité la réaction du collectif.  Le médecin inv...

Lire la suite

EUTHANASIE : Pays-Bas

- Euthanasie et suicide assisté

450 médecins aux Pays-Bas s'opposent à l'euthanasie de patients atteints de démence

accroissement de 10% des cas d'euthanasie en 2016

la clinique de fin de vie en pleine croissance

érosion de la loi euthanasie et dangers pour les personnes atteintes de démence

nouvelle euthanasie en duo

4.7 milliards d'euros par an pour soigner les malades atteints de troubles psychiatriques

pas de « droit » à l'euthanasie, rappellent les médecins

le contrôle de l'euthanasie remis en cause par des cherc...

Lire la suite