Canada – Bilan un an après l’entrée en vigueur de l’aide médicale à mourir.

Publié le : Thématique : Fin de vie / Euthanasie et suicide assisté Actualités Temps de lecture : 1 min.

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Questionnée par le Huffington Post, Mélanie Vachon, professeur de psychologie et membre du Centre de recherche et d'intervention sur le suicide et l'euthanasie de l'Université du Québec à Montréal affirme que les chiffres de l'euthanasie montrent l'échec de la loi.
Le dernier rapport sur l'aide médicale à mourir au Canada paru en octobre 2017 le confirme : il fait état qu'en un an, (juin 2016 - juin 2017), 2149 décès sont attribuables à "l'aide médicale à mourir" dont 803 les 6 premiers mois et 1179 les 6 mois suivants soit une augmentation de 46%.

La volonté initiale de la loi était d'être une "mesure exceptionnelle". Le prouvent les dispositions prisent au moment de sa dépénalisation en juin 2016. Or, les balises mises en place par la loi sont maintenant déjà remises en cause et plus particulièrement le critère de la prévisibilité de la mort. La loi au Canada n'autorise en effet  l'euthanasie que lorsque le moment de la mort du patient est "raisonnablement" prévisible, ce qui en d'autres termes, signifie que la personne doit être en fin de vie.

 

A peine un an après le vote de la loi, surgit déjà la question d'ouvrir le cadre de la loi euthanasie à des personnes mentalement inaptes et atteintes de démence.

D'autres voix comme celle d'Yves Robert, secrétaire du Collège des Médecins au Canada, souligne qu'il n'y a pas "d'urgence à mourir". Et d'ajouter : « La mort n'est jamais un choix comme un autre que l'on pourrait exiger 'à la carte'. »

Source : Huffington Post


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