Belgique : euthanasie toujours plus loin

 Imprimer

Thématique : Fin de vie / Euthanasie et suicide assisté

Actualités

Publié le : 19/03/2015

A peine un an après la promulgation de la loi dépénalisant l'euthanasie des mineurs, s'exprime maintenant la volonté d'aller plus loin. Conférences, symposiums et articles de presse traduisent la volonté de certains médecins d'étendre le champ d'application de l'euthanasie aux personnes démentes (lien vers VUB-Gent) mais aussi aux nouveau-nés prématurés et/ou porteurs d'un handicap, et pour lesquels l'équipe médicale jugerait que la « qualité de vie » pose question. (Symposium International d'éthique clinique chez le nouveau-né et l'enfant)
Parallèlement à cela, le docteur Wim Distelmans souhaite voir encadrer la pratique de la sédation terminale, qui est selon lui, utilisée à des fins euthanasiques. « Le nombre de morts provoquées (intentionnellement) par sédation, est sept fois plus élevé que le nombre d'euthanasies », estime le docteur Distelmans. Il suggère dès lors, "par souci de transparence", que les sédations terminales bénéficient d'un cadre légal équivalent à celui de l'euthanasie : demande expresse du patient, déclaration écrite, commission d'évaluation…
Le docteur Distelmans ne mentionne pas la différence fondamentale entre une sédation qui donne intentionnellement la mort, et la sédation contrôlée, qui vise à placer pour un temps déterminé le patient dont les symptômes sont réfractaires à tout analgésique dans un état de conscience minimale. L'intention de la sédation qualifie la portée de l'acte. Une notion subtile et essentielle à comprendre pour apprécier la portée de la sédation en phase terminale mais non pas terminale, cette dernière pouvant à juste titre être considérée comme une euthanasie masquée.
 


Articles similaires

La Cour d'Assises se penche sur l'euthanasie pour souffrance psychique

La Cour d'Assises se penche sur l'euthanasie pour souffrance psychique

- Euthanasie et suicide assisté

Les trois médecins ayant pratiqué ou approuvé l'euthanasie de Tine Nys l'ont-ils fait de manière illégale et sont-ils coupables d'empoisonnement ? Telle est la question à laquelle répondront les douze jurés de la Cour d'assises de Gand, à l'issue du procès qui s'est ouvert ce 14 janvier. Cette affaire constitue le premier procès d'assises relatif à l'application de la loi sur l'euthanasie.

Rétroactes
L'affaire remonte au printemps 2010, lorsque Tine Nys, jeune femme de 38 ans, exprime la dema...

Lire la suite

Peu de Belges organisent leur euthanasie

Peu de Belges organisent leur euthanasie

- Euthanasie et suicide assisté

p { margin-bottom: 0.21cm; }

Fin 2010, le nombre de déclarations anticipées d'euthanasie enregistrées auprès du SPF Santé publique s'élève à 24.046. Un article paru dans Le Soir mentionne que trois quarts de ces déclarations proviendraient de Flandre. D'après le quotidien, cette procédure resterait mal connue et contraignante. Un formulaire type permet aux citoyens d'exprimer leur souhait d'avoir recours à l'euthanasie dans certaines circonstances et lorsqu'ils ne seraient plus aptes à s'expr...

Lire la suite

L’euthanasie est désormais possible dans un Etat Australien

L’euthanasie est désormais possible dans un Etat Australien

- Euthanasie et suicide assisté

Dans les prochains jours, l'État de Victoria pourrait connaître ses premières euthanasies légales. Situé au sud-est de l'île principale d'Australie, l'entité avait en effet adopté une loi controversée sur le sujet en novembre 2017 (Voir News : Etat de Victoria : Un pas vers la dépénalisation de l'euthanasie). Dix-huit mois plus tard, la loi est entrée en vigueur, mercredi 19 juin.

Les six Etats composant l'Australie disposent en effet de leurs propres parlements, et de la compétence législat...

Lire la suite