Suède : remise en cause de l’objection de conscience

Publié le : Thématique : Droits et libertés / Clauses de conscience Actualités Temps de lecture : 1 min.

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Le jeudi 12 novembre 2015, le tribunal suédois de Jönköping a rendu une décision dans laquelle il rejette la demande d'une sage-femme d'avoir accès à un emploi dans le respect de son objection de conscience relative à l'avortement.
Depuis 2013, Ellinor Grimmark cherche activement un emploi comme sage-femme. Dans trois hôpitaux différents, la direction a refusé de l'engager au motif qu'elle souhaitait, au besoin, pouvoir recourir à son droit d'invoquer l'objection de conscience en matière d'avortement. Face aux refus répétés, la jeune-femme a alors saisi le tribunal invoquant le motif de la discrimination par rapport à ses convictions personnelles.
A noter que l'objection de conscience des professionnels est protégée par la loi suédoise et le droit international, notamment l'article 9 de la Convention européenne des droits de l'Homme relative à la liberté de pensée, de conscience et de religion.
Mais la justice et le gouvernement suédois en ont jugé autrement, assimilant l'avortement à un soin qui ne peut être refusé. Ils considèrent donc que l'avortement s'impose à toute sage-femme qui souhaite travailler, bien que la vocation de cette profession soit comme Ellinor Grimmark le rappelle, de donner la vie et non d'y mettre un terme. « En tant que sage-femme, je veux exercer ma profession pour défendre la vie et sauver des vies à tout prix. »
Source de l'arrêt : ICI

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