Les étudiants en médecine et infirmerie pourront faire objection de conscience

 Imprimer

Thématique : Droits et libertés / Clauses de conscience

Actualités - Royaume-Uni

Publié le : 28/12/2017

La Faculty of sexual and reproductive healthcare (FSRH), organe médical responsable au Royaume-Uni de la formation des professionnels dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive, donne désormais la possibilité à ses stagiaires en médecine ou en infirmerie d'invoquer la clause de conscience. C'est ce qu'annoncent les nouvelles directives qui viennent d'être publiées.
Médecins, infirmiers et maintenant étudiants et stagiaires médecins ou infirmiers en stage, pourront à présent refuser de pratiquer un avortement ou de fournir de la contraception d'urgence (potentiellement abortive) sur base de convictions personnelles, sans que cela ne mette en péril leurs chances d'obtenir leur diplôme.

La direction de la FSRH justifie cela par une volonté d'accueillir des opinions diverses au sein du monde médical.

Les besoins des patients ne seront pas négligés pour autant, la directive de 2017 déclare en effet que « tout clinicien souhaitant ne pas prescrire la contraception d'urgence en raison de ses convictions personnelles devra le signifier à son service ou à son employeur, afin que d'autres arrangements puissent être pris pour les patients ». Si un médecin souhaite refuser certaines pratiques, il doit s'abstenir d'émettre le moindre jugement à l'égard du patient et garantir par une autre voie que « les besoins (de celui-ci) soient satisfaits. »

Toutefois, si un stagiaire acceptait de mettre de côté ses convictions personnelles pour répondre aux besoins du patient, et remplissait ainsi l'intégralité de ses « obligations », cela serait aussi mentionné sur son diplôme.

Sources : Dailymail

En Belgique ? Demandez la Brochure de l'IEB : "Clauses de conscience au profit des professionnels de la santé"


Articles similaires

A présent en ligne ! Brochure "Clauses de conscience"

A présent en ligne ! Brochure "Clauses de conscience"

- Clauses de conscience

Notre  Brochure : "La clause de conscience au profit des professionnels de la santé en Belgique" est aujourd'hui téléchargeable en ligne Format PDF      ICI

Un médecin peut-il refuser de pratiquer une euthanasie ?
Une infirmière peut-elle refuser de participer à un avortement ?
Un pharmacien peut-il refuser de délivrer certains produits ?
La légitimité de ces attitudes est-elle consacrée en droit voire reconnue par la loi belge ?

De façon synthétique, sous la forme de questions-réponses, ce...

Lire la suite

Clause de conscience adoptée pour la recherche sur l'embryon (France)

Clause de conscience adoptée pour la recherche sur l'embryon (France)

- Clauses de conscience

En France, la commission parlementaire spéciale sur la bioéthique a adopté une « clause de conscience » pour les soignants et les chercheurs amenés à « travailler » sur les embryons humains et les cellules souches embryonnaires humaines. De plus, la commission maintient le principe d'interdiction de recherche sur les cellules souches avec toutefois un ensemble de dérogations. 
« Aucun chercheur, aucun ingénieur, technicien ou auxiliaire de recherche quel qu'il soit, aucun médecin ou auxiliaire...

Lire la suite

Objection de conscience et avortement : La CEDH déboute deux sages-femmes de leur demande

Objection de conscience et avortement : La CEDH déboute deux sages-femmes de leur demande

- Clauses de conscience

Par une double décision publiée le 12 mars dernier, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) refuse d'accorder le bénéfice de la liberté de conscience à deux sages-femmes refusant de pratiquer des avortements.

Ces deux affaires sont intitulées Grimmark et Steen contre la Suède, du nom des deux sages-femmes suédoises s'étant vues dans l'impossibilité de pratiquer leur profession. Dès l'entame de leur formation, celles-ci ont en effet fait face au refus systématique des hôpitaux de les e...

Lire la suite