Clause de conscience : les directives de l'OMS sur l'avortement

 Imprimer

Thématique : Droits et libertés / Clauses de conscience

Actualités

Publié le : 21/09/2012

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié, le 6 juillet, ses nouvelles « directives techniques et stratégiques à l'intention des systèmes de santé » à propos de l'avortement médicalisé. Ce rapport décrit les différentes méthodes d'avortement légal aujourd'hui pratiquées dans le monde.
Les recommandations actualisées de l'OMS reflètent les changements survenus dans les méthodes abortives et les soins apportés en cas d'avortement, ainsi que dans la façon de dispenser les services.
Selon l'estimation de l'OMS, 22 % des grossesses sont « interrompues » chaque année, soit sur 210 millions de grossesses, 46 millions d'avortements, dont la moitié sont illégaux. A noter que le texte de l'OMS ne mentionne pas la question de l'embryon, du foetus, de l'enfant à naître dans le cadre d'un avortement, mais des « produits de la conception ».
De plus, l'OMS évoque l'objection de conscience du médecin en termes restrictifs : « Les agents de santé ont le droit d'objecter en conscience à la pratique de l'avortement, mais ils ont l'obligation de suivre les codes d'éthique professionnelle, qui exigent qu'ils orientent les patientes vers des collègues qualifiés qui ne sont pas, par principe, opposés à une interruption de grossesse autorisée par la loi. Si aucun opérateur ne peut le remplacer, l'agent de santé doit pratiquer l'avortement pour sauver la vie de la femme ou pour éviter de nuire durablement à sa santé, en accord avec les lois nationales. »

La loi belge dépénalisant l'avortement prévoit la clause de conscience pour certains professionnels de la santé.
Vous pouvez obtenir la Brochure de l'IEB     ICI


Articles similaires

Italie : un hôpital menace la liberté des médecins qui refusent de pratiquer l’avortement

Italie : un hôpital menace la liberté des médecins qui refusent de pratiquer l’avortement

- Clauses de conscience

https://www.ieb-eib.org/img/images/2019-06/img-1559555851-887.jpgUn hôpital peut-il discriminer à l'embauche des gynécologues sur la base de leur refus de pratiquer des avortements ? C'est la question qui fait débat aujourd'hui en Italie.
En effet, l'hôpital San Camillo de Rome a publié une offre d'emploi pour deux médecins qui s'engageraient à ne pas faire valoir la clause de conscience relative à l'avortement, exigence pour voir leurs candidatures acceptées. Deux médecins ont ainsi été recru...

Lire la suite

Norvège : objection de conscience refusée à un médecin

Norvège : objection de conscience refusée à un médecin

- Clauses de conscience

C'est en décembre 2015 que le Dr Katarzyna Jachimowicz, médecin généraliste en hôpital, a été démise de ses responsabilités après avoir refusé de poser un stérilet à une femme, dispositif qui, affirme-t-elle, peut se révéler abortif, puisqu'il empêche la nidation de l'embryon déjà conçu dans l'utérus.
Cette objection de conscience lui a été refusée par l'hôpital  Et pourtant, lorsque le Dr Jachimowicz a été engagée par la Clinique Familiale de Sauherad en 2010, un accord verbal avait été concl...

Lire la suite

Italie : le Conseil de l’Europe met la pression sur les médecins qui refusent l'avortement

Italie : le Conseil de l’Europe met la pression sur les médecins qui refusent l'avortement

- Clauses de conscience

Saisi par la Confédération générale italienne du travail (CGIL), le plus gros syndicat italien en termes de membres, le Conseil de l'Europe a déclaré que « les médecins italiens non objecteurs de conscience (NDLR: ceux qui acceptent de faire des avortements) sont victimes sur leur lieu de travail ».
Partant du principe que l'avortement serait devenu un droit, le Conseil rebondit sur les plaintes du syndicat qui dénonce l'impossibilité d'appliquer la loi sur l'avortement, du fait, dit-il, d'un ...

Lire la suite