Tourisme procréatif et choix du sexe de l'enfant

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Thématique : Début de vie / Procréation médicalement assistée

Actualités - Belgique

Publié le : 01/02/2011

Les quotidiens Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg ont révélé une affaire de tourisme procréatif permettant à des couples néerlandais de se rendre en Belgique afin de pouvoir choisir le sexe de leur enfant. Le système a été mis au point par un homme d'affaires néerlandais, Bert van Delen, et un gynécologue de Borgerhout, Frank Sterckx.
Les couples s'inscrivaient sur le site de Bert van Delen qui les mettait en relation avec le gynécologue. Celui-ci procédait à des inséminations après avoir passé le sperme du demandeur dans une centrifugeuse spéciale qui permet de séparer les spermatozoïdes porteurs d'un chromosome X, plus lourds, de ceux porteurs d'un chromosome Y. L'insémination se faisait avec le sperme souhaité par le couple. 
Cette technique de sélection du sexe de l'enfant fonctionnerait à 80%. Chaque insémination coûte 1.200 euros et il en faudrait en moyenne trois pour que l'ovule soit fécondé. S'ajoute le peu de chance (19%) de voir la grossesse se développer.

Dans le cadre de la loi du 6 juillet 2007 relative à la procréation médicalement assistée (articles 52 et 67), il est formellement interdit de recourir aux techniques de PMA dans le seul but de choisir le sexe de l'enfant, sauf lorsqu'il s'avère qu'une maladie est directement liée au sexe de cet enfant (exemple maladie de Duchêne, transmissible par la mère à l'embryon mâle).
La loi relative à la procréation médicalement assistée renvoie à cet égard à l'article 5, 5° de la loi du 11 mai 2003 sur la recherche sur les embryons qui interdit toute recherche ou tout traitement axés sur la sélection du sexe.
Les deux hommes assurent qu'ils n'ont rien fait d'illégal. "Je fais juste l'insémination. Ce qui se passe avant avec le sperme est de la responsabilité du patient", s'est défendu Frank Sterckx.  
De son côté, l'association belge des obstétriciens, s'est déclarée indignée d'une telle pratique. "Nous allons examiner les mesures à prendre", a indiqué son président, Johan Van Wiemeersch.


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