Effets secondaires des traitements de l’infertilité

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Procréation médicalement assistée

Actualités

Publié le : 13/11/2012

Le milieu scientifique en Belgique est demandeur d'une plus grande transparence dans les traitements de l'infertilité, pour pouvoir mieux évaluer l'efficacité réelle des traitements et les effets secondaires psychiques. En effet, seul un cycle FIV/ICSI sur cinq aboutit à une grossesse. En outre, l'Instituut voor Samenleving en Technologie (IST) a démontré qu'il faut en moyenne deux ans de traitement de l'infertilité pour aboutir à une naissance.

Par ailleurs, étant donné la forte pression psychologique induite par un traitement de l'infertilité et vu les conséquences physiologiques de la cure hormonale, il est déconseillé de suivre plus de trois cycles de fécondation par an. Des études révèlent que plus de la moitié des femmes qui suivent un traitement de l'infertilité présentent une dépression modérée.

Ce constat a donné lieu à un avis du Conseil national des établissements hospitaliers visant à prévoir la réalisation d'une évaluation systématique des critères de traitement en médecine de la reproduction par centre en vue d'améliorer la définition des indications et d'utiliser les moyens de manière responsable et efficace.

 Il convient en effet de lutter de manière structurée contre le « shopping » dans les différents centres de fertilité. Il n'est pas rare aujourd'hui que des patients parviennent à obtenir le remboursement de plus de six cycles de fécondation.

Source: Argumentaire de la Proposition de loi


Articles similaires

Belgique : l’oncofreezing pour pallier les risques d’infertilité

Belgique : l’oncofreezing pour pallier les risques d’infertilité

- Procréation médicalement assistée

Entre la mi-avril 2017 et la mi-janvier 2018, 303 patients atteints d'un cancer ont fait congeler leur matériel génétique destiné à la reproduction (ovules et sperme). Parmi eux, 209 hommes et 94 femmes. 30 personnes avaient moins de 16 ans.

Cette technique de l' « oncofreezing »  est principalement appliquée chez les jeunes patients devant subir un traitement lourd qui pourrait affecter leur fertilité, tel que la chimiothérapie, explique le cabinet de la ministre de la Santé. "Grâce à cette ...

Lire la suite

Traitements contre la stérilité, une bombe à retardement

Traitements contre la stérilité, une bombe à retardement

- Procréation médicalement assistée

D'après une nouvelle étude de chercheurs français, les enfants nés de femmes ayant pris, afin de tomber enceinte, un médicament prescrit en cas de stérilité risquent deux fois plus que les autres de développer une leucémie.

En effet, les scientifiques du Centre de recherche de l'Inserm en épidémiologie et santé des populations, basé à Villejuif, ont étudié près de 2 500 enfants, dont 764 souffraient de leucémie aiguë, et se sont penchés sur les antécédents obstétricaux des mères. Ils ont déco...

Lire la suite

Lien entre l'accroissement pondéral et l'infertilité

Lien entre l'accroissement pondéral et l'infertilité

- Procréation médicalement assistée

 

Dans un article paru dans le Journal du Médecin (13 avril 2012), et intitulé « Homme, femme, épigénétique et fertilité », le Dr Jean-Michel Debry, de l'Institut de Pathologie et de Génétique (IPG) à Loverval,  souligne le rôle de l'épigénétique (domaine qui étudie comment l'environnement et l'histoire individuelle influent sur l'expression des gènes, et plus précisément l'ensemble des modifications transmissibles d'une génération à l'autre. Ndlr) et de facteurs exogènes dans la sphère repro...

Lire la suite