Australie : la FIV pour choisir le sexe de l’enfant ?

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Procréation médicalement assistée

Actualités

Publié le : 09/09/2015

En Australie, le Conseil national sur la santé et la recherche médicale (NHMRC) consulte les citoyens australiens sur un projet de recommandations éthiques relatif à la procréation médicalement assistée. Il s'agit entre autres d'élargir le recours à la Fécondation in vitro (FIV) et au Diagnostic Pré-implantatoire (DPI), techniques médicales initialement réservées à des couples stériles, pour les autoriser aux couples fertiles, dans le seul but de leur permettre de sélectionner un embryon pour choisir le sexe de l'enfant.
Pour rappel, la FIV est une opération lourde et qui n'est pas sans risques, tant pour la femme que pour l'enfant : stimulation ovarienne, ponction et fécondation de plusieurs ovocytes, analyse de l'embryon et test DPI, réimplantation dans l'utérus de l'embryon non seulement sain mais dans ce cas-ci, d'un embryon du sexe choisi.
Jusqu'à ce jour, les lois de différents pays autorisaient de recourir au DPI et à la sélection du sexe de l'enfant uniquement lorsqu'il y avait « un risque de transmission d'une maladie génétique grave ».
Outre les risques présentés par la FIV et le DPI, la sélection d'un enfant en fonction de son sexe ne manque pas de soulever de graves questions éthiques. Qu'adviendra-t-il par exemple de l'embryon conçu, mais dont le sexe ne conviendrait pas aux parents ? Pour répondre au « simple » désir des parents de choisir le sexe de leur enfant, l'Australie serait-elle prête à autoriser le recours à la FIV, et par conséquent au DPI, à ces couples.

Source : Le Monde
Lien vers la consultation nationale : ICI


 


Articles similaires

« Touche pas à mon père » Alliance Vita se mobilise pour les enfants

« Touche pas à mon père » Alliance Vita se mobilise pour les enfants

- Procréation médicalement assistée

Le jeudi 15 novembre 2018 dans 70 villes de France, Alliance VITA a lancé sa campagne nationale d'alerte et de mobilisation « Touche pas à mon père ! PMA, jamais sans papa ». Cette action fait grand bruit en France alors que le gouvernement va déposer un projet de loi de révision de la loi bioéthique début 2019, qui pourrait inclure la procréation médicalement assistée (PMA) pour des femmes célibataires ou vivant en couple, c'est-à-dire la PMA sans père.

Aujourd'hui en France, la PMA est rése...

Lire la suite

Deux enfants conçus après le décès de leur père

Deux enfants conçus après le décès de leur père

- Procréation médicalement assistée

La loi du 6 juillet 2007 relative à la procréation médicalement assistée autorise la conception d'un enfant après le décès du père. La loi impose qu'il soit fait expressément mention de ce projet dans la convention passée entre les auteurs du projet parental et le centre de fécondation.
En outre, l'insémination ou l'implantation ne peuvent être effectuées au plus tôt six mois après la mort du papa et au plus tard deux ans après son décès.
Selon la vice-Première PS, Laurette Onkelinx, 5 fertili...

Lire la suite

Tourisme procréatif et choix du sexe de l'enfant

Tourisme procréatif et choix du sexe de l'enfant

- Procréation médicalement assistée

Les quotidiens Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg ont révélé une affaire de tourisme procréatif permettant à des couples néerlandais de se rendre en Belgique afin de pouvoir choisir le sexe de leur enfant. Le système a été mis au point par un homme d'affaires néerlandais, Bert van Delen, et un gynécologue de Borgerhout, Frank Sterckx.
Les couples s'inscrivaient sur le site de Bert van Delen qui les mettait en relation avec le gynécologue. Celui-ci procédait à des inséminations après...

Lire la suite