Test de paternité durant la grossesse en Belgique

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Thématique : Début de vie / Grossesse

Actualités

Publié le : 22/11/2011

Une prise de sang chez la maman suffit. En effet, « La procédure du test consiste à analyser l'ADN foetal libre circulant  isolé du plasma du sang de la mère avec les échantillons d'ADN de la mère et du père présumé. Comme ces marqueurs changent d'une personne à l'autre, l'analyse d'un tel nombre de marqueurs permet d'obtenir une empreinte génétique individuelle. A l'aide d'un logiciel de bioinformatique, nous comparons ces empreintes pour confirmer ou infirmer la paternité. » indique le communiqué de presse diffusé tous azimuts en Belgique. Ce test peut être commandé via Internet pour un montant de 1200 €. Les résultats arrivent par la poste ou par mail.
Présente dans 25 pays, Easy DNA est spécialisée dans la prestation de services dans le domaine des tests ADN dans le secteur privé aussi bien que dans le secteur public.

le fait de baser la publicité du test sur l'absence de risque médical de celui-ci par rapport à d'autres tests qui existent déjà (amniocentèse ou le CVS (échantillonnage des villosités choriales) pose une question éthique.

De plus, comme le souligne Gilles Genicot, professeur de droit médical, avocat et membre du Comité consultatif de bioéthique, « dire que cette nouvelle technique est sécurisante n'est pas pour autant socialement souhaitable. » Un autre praticien souligne que la stratégie consistant à commercialiser un test alors que les études scientifiques ne sont pas encore parues est aussi éthiquement discutable.

La question éthique de cette démarche doit aussi et surtout envisager l'éventualité d'un avortement. La femme, lors de l'entretien "préparatoire", n'a pas à justifier la cause de sa « détresse » ; on ne demande pas à la femme enceinte quelles sont ses motivations. Or l'identité du père peut en être une. Lui, par contre, n'a pas la possibilité de s'opposer à l'avortement.

En Belgique, Le Comité consultatif de bioéthique a rendu le 13 novembre 2006 un avis fouillé (avis no 37) portant sur l'usage des tests ADN en matière de détermination de la filiation. Cet avis peut être consulté ici et ici.

On lira avec intérêt les derniers avis du Conseil national de l'Ordre des médecins à ce sujet.

Il est également important de rappeler que dans notre pays, à l'instar de la France, ces tests ne peuvent être réalisés légalement qu'avec l'autorisation d'un magistrat instructeur dans le cadre d'une procédure judiciaire.


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