Des grossesses à terme mais plus tardives

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Thématique : Début de vie / Grossesse

Actualités

Publié le : 15/03/2012

En 2010, 54.880 enfants ont vu le jour du côté francophone.
Les femmes francophones en Belgique mettent au monde leurs enfants de plus en plus tard. Une sur deux (52 %) a plus de 30 ans. En 1994, c'était une sur trois (35 %). Les causes sont multiples : entrée tardive dans la vie professionnelle, choix de vie, problèmes de fertilité.
La majorité de ces mères (90 %) mènent leur grossesse à terme (entre la 38e et la 42e semaine). Elles accouchent « naturellement » (70 %) ; recourent à des produits analgésiants pour atténuer ou supprimer la douleur (80 %), et optent pour l'allaitement dès la naissance (82 %).
Un taux de natalité plutôt stable dans trois provinces (Namur, Luxembourg et Brabant wallon) et en légère augmentation dans le Hainaut et la Province de Liège. A Bruxelles, on note une forte poussée démographique. « Un tiers des naissances considérées se rapporte à des résidents bruxellois ».
Le nombre de grossesses multiples reste stable (1,5 %). Un chiffre qui selon l'ONE, «reflète le recours consensuel et maîtrisé aux diverses techniques de procréation médicalement assistée».Ces futures mères sont pour la plupart de nationalité belge (70 %). L'ONE a toutefois relevé 140 nationalités différentes ; moins d'une mère suivie (par l'ONE)sur deux (45 %) est en Belgique depuis 5 ans, et une sur dix (13 %), depuis moins d'un an.
Elles sont globalement plus jeunes, davantage isolées (7,3 %), sans emploi (70 %), moins scolarisées (13 % des patientes n'ont pas de diplôme secondaire inférieur). Près d'une sur dix (8,7 %) n'a pas de couverture en soins de santé. Et une sur trois assure un suivi tardif de sa grossesse (35 % de ces patients n'ont pas consulté avant la 12e semaine). Autant d'indicateurs qui confirment de fortes inégalités sociales face à la maternité.

On constate en effet que de plus en plus de familles cumulent les difficultés, notamment à Bruxelles : absence d'emploi, problèmes de logement, assuétudes, dépression, stress… Une économie de survie qui n'est pas sans effets sur la santé des mères et des futurs enfants.

Source : Le Soir - Banque de données médico-sociales 2010 (BDMS)  et  septième rapport publié par l'Office de la naissance et de l'enfance (ONE).


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