Royaume-Uni : première autorisation pour une greffe d’utérus

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Thématique : Début de vie / Gestation pour autrui

Actualités

Publié le : 07/10/2015

Le mercredi 30 septembre 2015, un groupe de chercheurs britanniques de l'organisation « Womb Transplant UK » a annoncé avoir obtenu l'autorisation de réaliser un premier essai de greffe d'utérus au Royaume-Uni. La greffe d'utérus a déjà été expérimentée en Suède, où le premier bébé issu de cette technique est né en octobre 2014. La France lui a emboîté le pas, et maintenant le Royaume-Uni.
Les greffes d'utérus permettent de répondre aux stérilités féminines liées à l'absence d'utérus. En moyenne, une femme sur 5 000 présente un défaut d'utérus. La greffe d'utérus consiste à prendre l'utérus chez une femme vivante ou en état de mort cérébrale pour le greffer chez la femme stérile. Cette dernière est alors soumise à de lourds traitements pour éviter le rejet de la greffe. A l'issue de la grossesse, l'accouchement s'effectue par césarienne afin de ne pas exiger un travail trop important de l'utérus. Par la suite, si 6 mois après l'accouchement la femme ne veut pas d'autres enfants, elle subira une ablation de son utérus afin de ne pas supporter inutilement les multiples traitements antirejet de la greffe.
« Womb Transplant UK » indique avoir reçu une centaine de candidatures pour son expérimentation. Seules dix femmes seront retenues. Les conditions d'accès à cette lourde opération sont strictes. Il faut avoir entre 25 et 38 ans, être engagé dans une relation de couple stable et être en bonne santé. Avant de réaliser ces travaux de recherche, l'organisation devra récolter 500 000 livres. Si l'expérimentation britannique réussit, le premier bébé pourrait voir le jour fin 2017.

Cette méthode est une alternative à la Gestation Pour Autrui. La femme n'a plus besoin de recourir à une autre femme pour porter son enfant, mais elle peut le faire elle-même. Le lien mère-enfant est donc préservé tout au long de la grossesse, sans être rompu à la naissance.
Source : Belga


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